Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 21 novembre 2007
Cet anneau d’or et d’argent porté à ton doigt
Par cet homme à qui tu dis « OUI » par amour,
Fut prélude à lien et serment pour toujours.
Vous fîtes ce qu’il faut, et comme il se doit.
Votre amour, vit l’éclosion de cinq bourgeons.
L’arbre a vu ses branches se ramifier.
Ce premier bourgeon, Dieu a voulu le cloner,
Rameaux jumeaux, l’un mort, l’autre, sans rejeton.
Cet anneau d’or et d’argent sur ta main, n’est plus.
Il se trouve désormais à mon petit doigt,
Bavard volubile me parlant de plein droit,
De petits secrets qui ne sont pas encore lus.
Ton anneau me sert de lien avec ton âme,
Capteur magique défiant l’éternité.
L’auriculaire rétablissant l’unité,
Instruit mon âme, c’est elle qui s’exclame.
Le signal est mon horloge, et le code,
Est la vision d’une des heures précises,
Qui me rappellent que la pensée soumise
À mon MOI, vise notable période.
C’est belle façon de veiller sur moi, maman
Et je l’apprécie, nul besoin de le dire,
Car là où tu es, mes pensées, tu peux lire,
Aussi distinctement que dans un beau roman.
Ton anneau d’or et d’argent porté à mon doigt,
Je ne sais pas qui héritera de ce don.
Mon rameau a quelques feuilles, mais nul bourgeon.
Nulle lignée pour partager mon doux émoi.










