Par Réjean Mélançon
Rédigé le jeudi 10 janvier 2008
Isatis,
Hors de ta maison de neige et de glace,
Tu suis à la trace un géant
Qui bientôt ne sera plus.
De ton nom, je me couvre
Pour garder de toi souvenance.
Isatis,
Quand l’ours blanc ne sera plus que légende,
Que l’homme, ce vautour, se sera repu de vos misères
Et que toi tu peineras dans tes derniers instants,
Souviens-toi de tes ancêtres,
Comme il faisait bon vivre loin de ce démon.
Isatis,
Ton géant n’a plus que la peau et les os,
Comme il fait pitié à voir sans sa banquise.
Dom Biquetto, le serpent, n’aura de cesse de les mordre,
Ces mécréants, pour leur apprendre les bonnes manières.
Et moi, dans mon coeur, je serai Isatis, le Renard Blanc.










