Par Réjean Mélançon
Rédigé le vendredi 22 février 2008
Je ressens trop souvent mon impuissance face au désarroi de ceux que j’aime. Je ne peux actuellement, dans l’isolement que j’ai créé autour de moi, que rester là, assis comme un quasi zombie, à penser à tous leurs tourments.
Pourquoi me diriez-vous, si ce n’est pas mon problème et que de toute façon je n’y peux rien ?
Hé bien, c’est comme ça, tout simplement, c’est comme ça que je suis. J’accorde habituellement à l’autre, plus d’importance qu’à ma propre personne, et c’est en grande partie pour cette raison, que je m’isole, afin de me protéger, du moins, c’est-ce que je croyais. Mais le destin a le don de nous remettre rapidement sur les rails qui avaient été préalablement forgées pour nous, avant notre venue au monde.
Dans mon isolement j’ai redécouvert l’internet et les blogs que je peux y faire. Au fil des mois et des jours, je m’y suis fait d’excellents amis, bien plus que virtuels, ils sont véritables, dans le plus pur sens du terme. Et vous savez quoi ? Oui, je suis sûr que vous vous en doutez déjà, pour eux aussi, je me fais du mauvais sang ! Le destin m’a rattrapé de nouveau.
Ma destinée, mon karma… !!! En regardant de plus prêt dans les méandres de mon esprit, je m’aperçois que je suis un être foncièrement égoïste tout compte fait. Cette pulsion irrésistible que j’ai envers les autres dans la détresse ne peut que m’être insufflé par mon âme à travers ma porte bleue; aurait-elle pour but de me faire comprendre de nouvelles leçons sur le sens de la vie ? J’en suis certain maintenant.
Je suis une partie d’un tout, et pour que j’aille bien, il est impératif que ce tout soit harmonieux.
Si les problèmes des autres n’étaient pas mes problèmes et que de toute façon je n’y pouvais rien, selon vous, alors, que devrais-je conclure de mon séjour au Carrefour Lajeunesse, lorsque tous ces hommes endurcis par leur vie de misères, génératrice de méfaits, de toxicomanie et d’alcoolisme, faisaient presque la queue à ma porte pour venir simplement se confier à moi ? Que devrais-je conclure de tous ces courriels, voir même de ces commentaires reçus sur mon blog (Quebecblog) de la part de lecteurs assidus, pour me confier leurs états d’âme ?
La compassion et l’empathie auraient donc plus de pouvoir que je ne l’aurais jamais cru dans mon passé égoïste où je ne faisais que pleurer sur ma petite personne, qui était alors le centre de l’Univers.
Le destin fait bien les choses quoiqu’en pense les plus malheureux. Cela peut sembler cruel à dire, mais dans tout ce qui peut nous arriver, même dans la souffrance la plus grande, il est possible d’y trouver de la lumière sur un aspect fondamental de soi-même. C’est à L’ÊTRE qu’incombe la tâche d’amorcer en lui-même, une réelle introspection. S’il n’y avait que cela que j’avais appris au cours de ma vie, j’estimerais néanmoins qu’elle avait value d’être vécue.










