Par Réjean Mélançon
Rédigé le samedi 14 juillet 2007
Dans ma chronique du 13 juin dernier intitulée: « Je suis l’un d’eux », je disais que si on veut se défaire d’une mauvaise habitude qui nous détruit à petit feu, qu’il fallait aussi savoir changer ses fréquentations.
Le problème pour moi, n’est pas de changer mes habitudes, ce serait plutôt le fait de savoir changer mes fréquentations. Pour l’heure, je n’ai conservé qu’un simple lien téléphonique avec mon ancienne résidence sur la rue Lajeunesse, afin d’avoir des nouvelles de ceux que j’appelais mes garçons, les fils que je n’aurai jamais. Certains me manquent, mais un, plus que les autres.
Il s’agit là encore d’un de ces amours impossibles qui ont jalonnés ma vie; il est mon sixième et dernier amour dit platonique. Un chapitre entier de mon livre devra impérativement lui être consacré, car il y aurait beaucoup à dire sur les liens qui nous unissaient, et nous unissent peut-être encore.
J’étais avec lui, lorsque j’avais décidé d’écrire le tout premier texte de la première version des Chroniques de la porte bleue; certains d’entre vous s’en souviendront peut-être. C’est lui qui m’en avait donné l’idée.
Il lutte de toutes ses forces pour pouvoir se sortir de l’enfer de la boisson et de la drogue. Mais il a encore un très long chemin à parcourir. Il est sobre, tant pour la boisson que pour les drogues fortes, telles la cocaïne et le crack depuis un an et demi maintenant. Cependant il consomme encore énormément de marijuana, cela lui permet de tenir le coup comme il dit. Et moi, j’ai un faible pour cette drogue, surtout si je suis en sa compagnie.
J’espère de tout mon coeur que je pourrai le revoir un de ces jours.
En passant, j’ai trouvé un titre provisoire pour mon livre. Il s’intitulera « Ma vie à l’imparfait ».










