Fièvre
Pas malade vraiment
Mais pas très bien
Se trouver dans cette sphère
Où vous propulse la fièvre
On se sent différent
Mais on ne comprend pas bien
Errer tout au long du jour
Dans cet espace entre deux mondes
Ou tout devient brouillard
Ou tout se trouble dans le regard
Tenter de sortir encore et toujours
De cet endroit qui nous retient immonde
Et, la migraine, pour nous affaiblir encore
Vient battre à nos tempes, abrutissante
Ne laissant aucun repos au corps
Le réveillant s’il s’endort
Alors le corps au ralentit fait effort
Pour échapper au vacarme persistant
Malgré le voile de brume
Qui l’environne, l’emprisonne
Dans cet état cotonneux
Parfois douloureux
Au milieu de volutes qui l’enfume
Il se perd, il frissonne
Lou
Le 05-12-08




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