bonjour, ici je déposerai un peu de mes états d'âmes, mes écrits, mes photos,des poèmes , ou textes de chansons que j'aime c'est un lieu que j'aimerai empli de tendresse et de douceurje vous demanderai de bien vouloir respecter les textes ou photos bienvenue
ce n'est plus le jour, pas encore la nuit, il fait doux, il fait calme, quelque oiseau de nuit prend son envol; au loin près de l'eau le chant des batraciens; sur le chemin, baigné par la clarté de la pleine lune, un couple enlacé flâne dans la douceur de la soirée. Majestueuse, la lune, veille en ce début de soirée, ce moment incertain, entre chien et loup, ce moment ou s'éveille la nuit, ce moment ou s’éteint le jour. L’air est doux, l'air est calme, l'oiseau de nuit a pris son envol; la bas au bord de l'eau chantent les batraciens; il est l'heure, entre chien et loup, c'est son heure, elle va sortir de son repère sous la lueur de la lune, elle sort de sa tanière elle a fort à faire, elle part en chasse. C’est l'heure, son heure, celle ou l'homme à peur, elle part en chasse avant qu'il ne la terrasse. Entre chien et loup, elle, la louve cherche sa proie, prie que ce ne soit toi... car elle chasse la louve..
un regard perdu vers l'infini... un regard absent, l'oubli... un regard insoumis, incompris..... mais un regard qui vit un regard qui rit ou qui sourit parfois un regard qui fui.....
un regard implacable un regard insondable irremplaçable et immuable le regard du diable irrecevable couleur du sable est ce une fable?
Quel est ce regard? à qui est ce regard? est-ce un fard? Est-ce le hasard? il n'est pas trop tard pour découvrir ce regard pour reconnaître ce regard pour aimer ce regard
If you can keep your head when all about you Are losing theirs and blaming it on you, If you can trust yourself when all men doubt you. But make allowance for their doubting too; If you can wait and not be tired by waiting. Or being lied about, don't deal in lies, Or being hated, don't give way to hating, And yet don't look too good, nor talk too wise:
If you can dream -and not make dreams your master If you can think -and not make thoughts your aim If you can meet Triumph and Disaster And treat those two impostors just the same; If you can bear to hear the truth you've spoken Twisted by knaves to make a trap for fools. Or watch the things you gave your life to broken, And stoop and build'em up with worn-out tools:
If you can make one heap of all your winnings And risk it on one turn of pitch-and-toss, And lose, and start again at your beginnings And never breathe a word about your loss; If you can force your heart and nerve and sinew To serve your turn long after they are gone, And so hold on when there is nothing in you Except the Will which says to them: "Hold on!"
If you can talk with crowds and keep your virtue, Or walk with Kings -nor lose the common touch, If neither foes nor loving friends can hurt you, If all men count with you, but none too much; If you can fill the unforgiving minute, With sixty seconds' worth of distance run. Yours is the Earth and everything that's in it, And -which is more- you'll be a Man, my son!
tiré de "Tu seras un homme mon fils" suivi de "Lettres à son fils" de Rudyard Kipling, éditions mille et une nuits, ISBN 2-84205-332-X
Rudyard Kipling (1910)
Si : Tu seras un homme, mon fils
Traduction d'André Maurois (1918)
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour, Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre, Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage, Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d'un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tous jamais tes esclaves soumis, Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire Tu seras un homme, mon fils.
tiré de Si : Tu seras un homme, mon fils de Guillaume Reynard, éditions Flammarion, ISBN 2-08160952-5
Si…
Traduction de Germaine Bernard-Cherchevsky (1942)
Si tu restes ton maître alors qu'autour de toi Nul n'est resté le sien, et que chacun t'accuse ; Si tu peux te fier à toi quand tous en doutent, En faisant cependant sa part juste à leur doute ; Si tu sais patienter sans lasser ta patience, Si, sachant qu'on te ment, tu sais ne pas mentir ; Ou, sachant qu'on te hait, tu sais ne pas haïr, Sans avoir l'air trop bon ou paraître trop sage ;
Si tu aimes rêver sans t'asservir au rêve ; Si, aimant la pensée, tu n'en fais pas ton but, Si tu peux affronter, et triomphe, et désastre, Et traiter en égaux ces deux traîtres égaux ; Si tu peux endurer de voir la vérité Que tu as proclamée, masquée et déformée Par les plus bas valets en pièges pour les sots, Si voyant s'écrouler l'œuvre qui fut ta vie, Tu peux la rebâtir de tes outils usés ;
Si tu peux rassembler tout ce que tu conquis Mettre ce tout en jeu sur un seul coup de dés, Perdre et recommencer du point d'où tu partis Sans jamais dire un mot de ce qui fut perdu ; Si tu peux obliger ton cœur, tes nerfs, ta moelle À te servir encore quand ils ont cessé d'être, Si tu restes debout quand tout s'écroule en toi Sauf une volonté qui sait survivre à tout ;
Si t'adressant aux foules tu gardes ta vertu ; Si, fréquentant les Rois, tu sais rester toi-même, Si ton plus cher ami, si ton pire ennemi Sont tous deux impuissants à te blesser au cœur, Si tout homme avec toi compte sans trop compter ; Si tu sais mettre en la minute inexorable Exactement pesées les soixante secondes Alors la Terre est tienne et tout ce qu'elle porte Et mieux encore tu seras un homme mon fils !
tiré à part, inédit par ailleurs, aimablement proposé par Eve Line Blum-Cherchevksy, fille de la traductrice
Tu seras un homme, mon fils
Traduction de Jules Castier (1949)
Si tu peux rester calme alors que, sur ta route, Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi ; Si tu gardes confiance alors que chacun doute, Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi ; Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine : Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens, Ou si, étant haï, tu ignores la haine, Sans avoir l'air trop bon ni parler trop sagement ;
Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre ; Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon ; Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre, Et traiter ces trompeurs de la même façon ; Si tu peux supporter tes vérités bien nettes Tordues par des coquins pour mieux duper les sots, Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes, Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux ;
Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup - Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes, Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout ; Si tu forces ton cœur, tes nerfs, et ton jarret À servir à tes fins malgré leur abandon, Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt, Hormis la Volonté qui ordonne : « Tiens bon ! »
Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre, Ou frayes avec les rois sans te croire un héros ; Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre ; Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop ; Si tu sais bien remplir chaque minute implacable De soixante secondes de chemins accomplis, À toi sera la Terre et son bien délectable, Et, - bien mieux - tu sera un Homme, mon fils.
tiré de "Tu seras un homme mon fils" suivi de "Lettres à son fils" de Rudyard Kipling, éditions mille et une nuits, ISBN 2-84205-332-X
Si…
Traduction de Hervé-Thierry Sirvent (2003)
Si tu peux rester calme alors que tous tes proches Semblent perdre la tête et vouloir t'en blâmer, Si tu peux croire en toi face à tous leurs reproches Mais comprendre leur doute et toujours les aimer ; Si tu peux espérer sans te lasser d'attendre, Si tu ne sais mentir à ceux qui t'ont menti, Si celui qui te hait, tu ne peux le lui rendre, - Mais sans parler en Sage, ou sembler trop gentil ;
Si tu rêves - mais sans que ton rêve t'envoûte, Si tu penses - mais non vers d'abstraites hauteurs, Et si tu sais passer de Triomphe en Déroute Sans te laisser berner par ces deux imposteurs ; Si tu peux supporter qu'un vil faquin dévie Le sens de tes propos pour abuser les sots, Ou voir briser ton œuvre et, penché sur ta vie, Avec de vieux outils assembler les morceaux ;
Si tu peux risquer tous tes gains à pile ou face, Simple lot au hasard d'un seul coup suspendu, Tout perdre, et repartir de tes débuts, sans place En toi pour un soupir sur ton pari perdu ; Si tu forces ton cœur, tes nerfs, tes tendons, même Quand las de t'obéir ils s'en sont détournés, Et si ta Volonté, résistance suprême À ton vide total, leur dit toujours : « Tenez ! »
Si tu sais rester noble en parlant à la foule, Si tu sais rester simple en côtoyant les rois, Si pas plus que l'ami l'ennemi ne te foule, Si tout homme t'est cher mais nul n'a trop de poids ; Et si tu peux remplir la minute exigeante De secondes valant la course que tu fis, La Terre t'appartient et - leçon plus grisante : - Tu seras un Homme, mon fils !
aimablement proposé par Hervé-Thierry Sirvent, traducteur
Si…
Traduction de Jean-François Bedel (2006)
Si tu gardes ta tête quand la folie des autres, S'acharne contre toi et te couvre de fautes Si tu restes confiant, lorsqu'on doute de toi, Et te veux tolérant, car l'opprobre est sans foi… Si l'attente chez toi n'engendre aucun soupir Que jamais médisances ne t'entraînent à mentir, Ni qu'être détesté ne te force à haïr, Sans de la perfection vouloir être l'image, Ni d'aimer pérorer en imitant les sages…
Si tu gardes tes rêves sans n'être qu'un rêveur, Évitant que penser devienne un but en soi… Si tu peux accueillir l'Échec ou le Succès, En faisant part égale à ces deux impostures Si tu peux supporter que ta parole vraie, Changée par des fripons serve aux sots de pâture, Si l'œuvre de ta vie s'écroulant devant toi, Tu ramasses aussitôt les morceaux sans rancœur, Saisis tes vieux outils, et reprends le labeur…
Si tu peux mettre en jeu tout ce qui t'appartient, Et en risquer l'enjeu d'un coup de pile ou face, En ayant tout perdu, pourtant garder la face, Repartir à zéro, sans un mot, ni chagrin ; Si tu mets ton pouvoir, ton audace et ton cœur, À servir ta cause, jusqu'à la dernière heure, Ne pas abandonner quand plus rien ne subsiste, En toi, que ce Vouloir, cette voix qui insiste, Et qui te crie : « Tiens-bon ! gardes Force et Vigueur ! »
Si parlant à la foule, tu gardes ta droiture, Accompagne les rois en sachant d'où tu viens, D'amis ou d'ennemis, redoutes point l'injure… Si, plus qu'un seul être, pour toi compte l'humain, Et si face à ce temps à la fuite implacable, Tu fais à chaque instant ce dont tu es capable, Permettant que toujours tes travaux s'accomplissent, Avec tout ce qu'il offre, ce Monde sera Tien… Et, bien plus encore, tu seras un Homme, mon fils !
aimablement proposé par Jean-François Bedel, traducteur
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