Le produit intérieur brut est un agrégat de la comptabilité nationale. Il est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des branches, de la TVA grevant les produits et des droits de douane.
Il est intérieur car on le calcule suivant le critère dit de «territoire métropolitain».
Seules les valeurs des biens et services produits par des unités économiques qui exercent leur activité sur le territoire national, depuis au moins un an, sont prises en compte.
La distinction «national-étranger» n'est donc pas juridique mais économique, elle correspond à l'activité des «unités économiques résidentes». Les revenus d'un travailleur frontalier qui exerce son activité en Allemagne et vit en France ne sont donc pas comptabilisés dans le PIB.
C'est ce qui différencie le PIB du produit national brut (PNB). Celui-ci est fondé sur le principe de nationalité et se calcule à partir des revenus perçus par les résidents.
Il est donc plus proche de la notion de «richesse nationale». On passe du PIB au PNB en ajoutant les revenus reçus de l'étranger et en retirant les revenus versés à l'étranger.
Le produit est dit brut car on ne retire pas les amortissements des moyens de production.
On utilise les valeurs ajoutées et non les productions pour éviter les doubles comptabilisations. Ainsi, on n'additionne pas les productions de silice, de verre et de voitures (pare-brise et vitres) car le verre serait ainsi compté deux fois et la silice trois.
Comme tous les agrégats, le PIB est un instrument de mesure et un indicateur. Puisqu'il mesure la valeur des biens et des services produits sur le territoire dans l'année, le PIB est un indicateur du dynamisme économique du pays. Le rythme de son évolution se traduit en périodes de croissance, de stagnation ou de récession.
Ainsi, par exemple, l'année 1988 fut une année de forte croissance: le PIB de la France était de 5 336 milliards de francs en 1987 et de 5 567 milliards de francs en 1988 (au prix de 1987), la croissance fut donc de 4,3 % en 1988.
Par contre, 1993 fut une année de récession (6 998 milliards en 1992 et 6 931 milliards en 1993 au prix de 1992) au cours de laquelle le PIB avait baissé de 1 %.
La plupart des pays industrialisés utilisent le PIB comme baromètre de leur activité économique (les États-Unis depuis 1991 seulement), ce qui rend possibles et compréhensibles les comparaisons de taux de croissance entre les différents pays.
Ainsi, par exemple, en 2002, le PIB français s'est élevé à 1 408 milliards de dollars, celui de l'Allemagne à 1 974,5 milliards de dollars, celui du Royaume-Uni à 1 547,9 milliards de dollars et celui des États-Unis à 10 365,8 milliards de dollars.
Le PIB est également utilisé comme grandeur de référence pour comparer l'état de développement des différents pays. On parle alors de «points de PIB», de PIB par habitant, etc.



