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Publié le Jeudi 07 mai 2009 à 03:11
Par V.J.
Humeur : Gaie


« Les Espagnols se sont plaints du traitement que nous leur avons réservé à l'aller. Mais ce n'est rien à côté de ce qu'ils vont vivre mercredi soir. Ils vont connaître l'enfer. » Franck Lampard avait annoncé la couleur. Quant à nous, spectateurs, un enfer comme ça, on en veut toutes les semaines. On a tout vu, des buts magnifiques, des duels de haute volée, des retournements de situation. C'est pour des matchs comme ça qu'on se tape des soporifiques Inter-Framagouste ou Real-Borisov tout au long de l'année. Ce soir on a assisté à une partie de très niveau comme il y en 3 par an dans le monde. Merci Barcelone et Chelsea.




Au bout de 10 minutes de jeu, on comprend vite que le match s'annonce hors-norme. Essien lance les hostilités en propulsant un bijou de reprise de volée du gauche dans la lucarne de Valdez. Un geste qui n'a rien à envier à celui de Zidane contre Leverkusen en 2002. Les Espagnols savent à ce moment-là qu'il va falloir aller au charbon et enfiler le bleu de chauffe. Un costume dont on ignorait encore la présence dans la garde robe des Barcelonais plutôt habitués aux habits de lumière.
Cependant sans paniquer ni trembler ( à part Alves), ils restent fidèles à leur principe de jeu. Contre vents et marées, à 11 comme à 10, on a l'impression qu'ils se répètent sans cesse: "Si on doit perdre, on perdra en jouant notre jeu". Et c'est tout à leur honneur parce que les Anglais leur menent la vie dure. En face c'est pas 11 enfants, (n'est-ce pas Pat Evra?) mais bien 11 guerriers habitués des grands rendez-vous. Les Blues imposent leur physique et poussent les Catalans dans leurs derniers retranchements.
Attention, c'est à ce moment que je me lance des fleurs : On peut dire que j'ai eu le nez creux avec Iniesta (voir article précédent). Son but, à ce moment de la saison, de la compétition et de cette demi-finale, porte le sceau d'un grand champion.

Une finale révée
La morale? Chelsea aurait dû se qualifier en gagnant ce match 2-0, mais à la fin c'est toujours le gentil qui gagne...
La morale de cette morale ? (la rirette, la rirette...)  On ne peut pas toujours gagner en ne proposant strictement rien comme jeu.
Drogba peut regretter ses quelques occasions manquées et Hiddink de l'avoir sorti. Mais les Blues n'ont pas à rougir, loin de là, de ce qu'ils ont fait lors de cette double confrontation. Obtenir le match nul au Nou Camp et ne concéder qu'un seul tir cadré en 90 minutes face à une équipe qui a marqué plus de 150 buts cette saison, suscite le respect. De plus, entre l'obstruction d'Alves sur Malouda et la main de Piqué, les Londoniens auraient dû bénéficier d'un penalty. En revanche, l'expulsion d'Abidal est sévère.

On en rêvait, Barcelone et Manchester l'ont fait. Les deux plus belles équipes d'Europe s'affronteront au stade olympique de Rome le 27 mai prochain. On salive déjà de voir l'opposition entre la meilleure défense du monde et la meilleure attaque du monde. Et sans nul doute celui qui, entre Ronaldo et Messi, soulèvera la coupe aux grandes oreilles sera ballon d'or. 
On évite même une  "boring" finale anglo-anglaise, que demande le peuple ? Au fait, j'ai un trou de mémoire, l'objectif de Lyon cette année, c'était bien la ligue des champions ? Faudrait peut-être qu'ils commencent déjà par jouer au même sport.



P.S: J'attends vos commentaires, réactions, avis, encouragements ou autre avertissement travail.. (pas besoin de rentrer une adresse mail)
Publié le Jeudi 30 avril 2009 à 16:43
Par V.J.

Rien de tel que deux demies pour redonner vie au blog bière foot. Au menu aujourd’hui les demi-finales de la ligue des champions.

  Commençons par Barcelone-Chelsea, les coéquipiers de Messi sont restés fidèles à leur philosophie de jeu.
 

Passes courtes, redoublement d’échanges au sol, bloc équipe très haut : un régal par moment. Avec Xavi et Iniesta à la baguette, ça semble facile le football. J’en profite pour déclarer ma flamme à Andrés Iniesta. Un joueur phénoménal qui n’aura probablement jamais le ballon d’or. En même temps, il ressemble plus à un geek qu’à un top model. Il est moche, il est blanc, il n’est pas tatoué, pas décoloré, il ne va pas vite, il ne frappe pas fort, ne fait pas de gri-gris et en plus il est espagnol. Mais il sait jouer au football, il élimine simplement, il joue juste, fait toujours la bonne passe au bon moment, en plus il sait marquer quand il le faut. Bref  c’est totalement l’opposé de Djibril Cissé. Pour moi, c’est le meilleur joueur du monde en ce moment.

En face, Chelsea a fait du Chelsea. C’est costaud, à la limite des règles, et surtout chiant à voir. Mais sincèrement ce n’est pas du foot, en tout cas, pas celui que j’aime. Le jeu de Chelsea, c’est un mélange de rugby et de football américain. Le rugby pour le côté duel d’hommes, défi physique avec même des plaquages par moments (cf. Alex sur Henry). Le football américain, pour le côté quaterbacks (Lampard, Ballack Essien, Cech) qui envoient sur orbite Drogba, le running back, qui se débrouille seul après. Toujours est-il que Hiddink a réussit son pari, car aborder le match retour à Londres avec un 0-0 dans la besace, c’est très fort. D’autant plus que les Blaugranas ont perdu Marquez sur blessure et Puyol sur suspension. Ils rejoignent Milito, indisponible lui aussi. Guardiola va donc devoir composer avec une nouvelle défense pour le match à Stamford Bridge.

 

L’autre partie opposait les deux frères ennemis anglais, à savoir Manchester et Arsenal. Et franchement les Londoniens peuvent dire merci à Almunia, totalement en surrégime. En effet sans lui, les hommes de Ferguson auraient pu mettre 2 ou 3 buts de plus. Les Reds Devils ont dominé de la tête et des épaules des Gunners inoffensifs. Les champions d’Europe en titre ont su jouer, conserver la balle et porter des attaques tranchantes aux bons moments. Du tranchant, c’est bien ce qu’il a manqué aux coéquipiers de Fabregas. Bien que jeunes, les milieux de terrain n’ont pas démérité. Mais dès qu’ils approchaient de la surface de vérité, les baby-gunners manquaient tellement d’inspiration qu’ils auraient pu jouer 4 heures comme ça sans mettre de but. On aurait aimé voir Van Persie et Arshavin en attaque parce que l’effectif semble trop léger pour empêcher Manchester d’aller en finale pour la deuxième année consécutive.
 



Ces matchs sont d'une qualité rare avec une intensité de tout les instants. La bonne nouvelle étant qu’aucune demi-finale n’est pliée, le nom des finalistes reste encore inconnu. Les matchs retours vont être passionnants.

 
Publié le Mardi 31 mars 2009 à 18:54
Par V.J.
Publié le Lundi 23 mars 2009 à 01:44
Par V.J.
Humeur : Tendre
Publié le Jeudi 19 mars 2009 à 02:52
Par V.J.
De notre envoyé spécial La Meule

Le football est un sport simple. C’est d’ailleurs ce qui assure sa suprématie mondiale au sein des sports collectifs, loin de la complexité du rugby, par exemple. Sa panoplie technique s’organise autour de quelques gestes : course, passe, frappe, tête et tacle. Le tout est nuancé par le corps, ses qualités de vitesse, de puissance, d’agilité et d’imprévisibilité (last but not least, puisqu’elle explique feintes et dribbles). Ainsi, à partir de cinq grandes catégories gestuelles, on peut distinguer le jeu individuel d’un Gary NEVILLE ou d’un Cristiano RONALDO.

Placement, organisation, intelligence de jeu intéressent un autre aspect fondamental du jeu, son versant collectif : la Tactique.

 

Le bon tacleur et le mauvais tacleur

                       

Mais revenons à la technique. Cinq gestes, mais finalement un seul qui implique spontanément le contact physique : le tacle. Un seul qui voit la rencontre, dans un âpre corps à corps, de deux joueurs. Essentiellement défensif, spectaculaire mais souvent décrié, voici le mal-aimé.  Une passe miraculeuse va nous enchanter, un but sur une frappe titanesque ou un dribble chaloupé vont nous transporter. Mais un beau tacle…

 

Certes, les connaisseurs tenteront de me convaincre qu’ils sont tout autant touchés par ce geste bien exécuté que par une tête en lucarne…

Moui… Ils ne me convaincront pas, mais ils essaieront et la mauvaise foi fait aussi partie du jeu.

Qui n’a pas en tête les grands frappeurs, les plus puissants (l’ami Sauzée), comme les plus spectaculaires (JPP) ? Tout un chacun pourrait aussi se référer aux grands génies de la passe, au sol ou en l’air, aveugle ou clairvoyante. Et les français s’y connaissent : Zidane, Platini, Kopa. Les experts de la tête idéale ont leurs idoles idoines (Trezeguet, Blanc).

Et les grands tacleurs ? Defi… Tic-tac, tic-tac, tic-tac. Allez, juste parmi les français ! C’est que ce n’est pas si simple !

 

Et un beau tacle, de toute façon, c’est quoi ? 

Allez, d’accord, la finesse d’un Baresi nous plait lorsqu’il vous emprunte délicatement la balle, (toujours au moment où vous alliez tirer), pour lancer LA contre-attaque qui tue. Mais, pas d’hypocrisie, un Rool qui kidnappe le ballon, la chaussure, le ménisque et parfois l’arbitre pour dégager aussi fort qu’il le peut, ça a quelque chose de touchant… Je nous suspecte d’être autant excité par un Gennaro écumant de rage, aboyeur aux accents chabaliens, que par un Pirlo au tacle policé et au brushing millimétré. On a si peu changé…

Le gout du sang nous plait !

Et voila une armée de barbares, aux portes de l’empire du beau jeu…

Qu’un espagnol s’amuse quelques secondes à tester du « toque » avec l’un d’entre eux et la traque lancée, l’attaque ne sera plus en toc. Des jambes en tek brisées comme des tucs… Un ménisque en vrac croqué comme un steak… La trouille au fond du froc, les choquottes et pas un flic dans l’arène… Quoique, y a Cris.

 

Contrôler plus pour gagner plus

 

Les « chargés de com » de la FIFA en ont les bajoues qui jouent bas… Car dans le monde de Beckham, il est bien difficile de vendre de la pelouse entre les incisives, de la balafre labélisée Scarface ou des coudes à têtes chercheuses… Alors, encenser le tacle, le porter au pinacle… Faudrait pas exagérer ! Selon les critères, très contestables, de nos chers administrateurs, le tacle n’est ni beau, ni bien (ça peut blesser, voyez-vous), donc ce n’est pas bon : no good for business ! Et vu que l’on ne peut pas amputer le jeu de ce geste technique aussi facilement que ce que Joey Barton ampute tout ce qui passe, alors on va le contrôler, l’épier, le traquer.

Une commission de visionnage par là, 2 arbitres de plus par ici et pas de ralentis diffusés dans les stades - pour ne pas attiser les passions ! - par là bas…

Et revoilà cette chère rhétorique de la morale : « Allons, c’est dangereux… Protégeons les créateurs ! Et l’image que cela donne !  Contrôlons cela  pour le Bien de la communauté du ballon rond. »  

 

Alors lançons-nous dans les lieux communs, les clichés et autres farfadaises spinaliennes : le foot est un sport de contact. Dont acte. Il n’exige pas de la mesure, puisqu’il est feu et passion, autant que froide raison. Sport de contact, il n’a à se plier à aucune dictature, ni celle des cons, ni celle du tact. L’engagement physique, dont le tacle est une expression footballistique, est une valeur qui doit être soutenue. Mais certes protégée de l’inconscience de quelques cas psychiatriques tels que l’impétrant suscité (tiens, un anglais !). Car au-delà du tacle, la vraie morale de l’histoire est ici : Rool et Barton n’ont rien à voir messieurs. Lloris et Schumacher encore moins.   

 

Contrôler, restreindre, surveiller… La « morale du politiquement correct » a bon dos.

Mais, parle-t-on encore de football ?

 

D.M


Publié le Mardi 17 mars 2009 à 04:26
Par V.J.

Après Marseille, Bordeaux, Toulouse, c'est Paris qui a craqué au moment de titiller Lyon.

Le Bon, la Brute et le Truand. Dans les rôles principaux : un Lyon au bord du gouffre qui doit se remettre du revers barcelonais. Un Paris en chaleur prêt taper un gros coup sur le championnat. Et un Marseille revanchard.

Les événements ont d'abord donné raison à ceux qui pensaient que la ligue 1 connaitrait, enfin, un nouveau champion. A 20h, les Lyonnais perdent contre des Auxerrois 12ème de ligue1. Une heure plus tard Parisiens et Marseillais s'affrontent dans le "Classique" (il parait qu'on dit comme ça...) avec la possibilité pour les Rouge et Bleu de passer devant les Gones au classement.

Finalement, au terme d'une rencontre plutôt agréable à regarder, ce sont les Phocéens qui ont remporté la partie. Ces derniers reviennent donc à la hauteur du PSG, à un point du leader lyonnais. Le championnat est tout de même relancé sauf si personne ne daigne dépasser l'OL.

Revenons au match. Comme je disais, un match assez fluide qui aurait pu tourner des deux côtés. Des Olympiens biens en place et très efficaces, marquant 3 buts sur 4 tirs (si on peut considérer le genou de Koné comme une frappe au but...). Puis des Franciliens en forme, manquant un peu de mordant sans Sessegnon, mais avec un Luyindula retrouvé. Le tournant de la rencontre étant bien évidemment l'expulsion, justifiée de Camara, pour un tacle assassin sur Zenden à 1-1. Finalement cela aura juste servi à finir la rencontre à 10 puisque l'OM a marqué sur le coup franc. (NB: Il s'est passé, en quelques sortes, la même chose à Old Trafford samedi lors de l'expulsion de Vidic). C'est dommage parce qu'après le match  devenu insipide.

Pour ce qui est de Lyon, je les vois encore champions cette année. Ils n'ont plus qu'une compétition à jouer. Et pour une fois, ils vont pouvoir se reposer toute la semaine avant de jouer le week-end. Ils vont jouer tous leurs matchs avec la même équipe type (avec Cris, Benzema, Toulalan, Juninho). Le match aller contre le Barça était d'un niveau qu'aucune équipe française n'aurait pu atteindre. Pour moi, ils sont encore un ton au-dessus.

 

 

 

 

P.S : Vous pouvez laisser des commentaires sans mettre votre mail et un site...

P.S 2: Regardez le Replay juste en-dessous...

Publié le Lundi 16 mars 2009 à 19:24
Par V.J.
Chaque semaine je vous mettrai le lien du Replay des cahiers du football.

C'est bien fait je trouve..

Publié le Lundi 23 février 2009 à 13:22
Par V.J.

Après avoir longtemps cru possible le retour d’une belle bataille pour le titre, on a tendance à croire que c’est mort. A chaque fois qu’on mise sur un challenger, il ne tient pas la cadence.

 

Que ce soit Rennes, qui est resté invaincu pendant des mois avant de baisser le pied ou Lille qui s’est effondré, sans oublier Marseille, Paris, Toulouse, et bien sûr Bordeaux, aucun des prétendants n’est parvenu à profiter de la baisse de régime du leader. Je remarque aussi que la plupart des équipes qui ont joué 3 fois en une semaine, pour cause de rattrapage de L1 ou de coupe UEFA, ont galéré. Par exemple Nice a perdu contre Rennes à domicile, Marseille a fait match nul au vélodrome. Pour finir Nancy a perdu contre Lyon.

 

 

D'ailleurs, une belle victoire sur tous les points car Claude Puel a su faire tourner son effectif pour préparer le choc contre le Barça. Le seul hic se situe dans l’incapacité de l’OL de se passer de Toulalan. Il a encore fait un match plein contre Nancy et se devra d'être la clé du pressing lyonnais mardi soir. Peu étonnant qu’il se fasse des cheveux blancs…

Juninho et Benzema ont peu joué car on sait qu’une grande performance passera obligatoirement par un grand match de ces deux là. Le Brésilien devra être à son meilleur niveau tant on sait que la seule réelle faiblesse des Barcelonais réside dans les coups de pied arrêtés notamment à cause de la présence de beaucoup de « petits » (Puyol, Alves, Xavi, Messi, Iniesta) et d’un gardien moyen. Quant à Benzema, Lyon ne pourra strictement rien faire s’il joue comme en Equipe de France. Pourvu qu’il ne se trompe pas de maillot.

En tout cas, une chose est certaine, il n’y a pas eu, depuis le début de l’année, un meilleur moment pour affronter les Catalans. Certes une qualification serait toujours un exploit tant l’écart est énorme avec la meilleure équipe d’Europe.

Cependant on peut noter plusieurs motifs d’espoir. Premièrement, les Rhodaniens ont l’air mieux qu’il y a quelques temps. Ils marquent plus, ils défendent plus sereinement et pour une fois, ils joueront le rôle de l’outsider. Ensuite le Barça est un peu moins en forme.

La défaite de ce week-end contre le voisin de l’Espanyol, dernier du championnat, pourrait laisser des traces. Ils devront se passer d’Abidal, sorti sur blessure. Le vétéran Sylvinho devrait assurer le remplacement. Cela n’est pas une bonne nouvelle pour une défense en plein doute, à l’image d'un Victor Valdez hésitant.

De plus l’un des meilleurs joueurs du monde qu’est Iniesta, ne sera pas là mardi et sera probablement remplacé par l’ancien Lensois Seydou Keita. Le bon côté pour eux est que cela fait un joueur de grande taille en plus dans le onze. Mais les Barcelonais devront donc, à priori, s’adapter à un milieu de terrain Keita-Touré-Xavi, plus physique et moins technique que d’habitude. Qu’ils se rassurent, Messi, Henry et Eto’o seront bien là et l’impressionnant coté droit Alves-Messi jouera du côté de Grosso.

 

Bref, il n’y a rien à perdre pour l'OL. Il faut juste ne pas gâcher toutes ses chances dès le match aller. En route vers l'exploit...

Publié le Samedi 14 février 2009 à 16:46
Par V.J.

 

En Ecosse, pour son premier match, Maradona avait lâché à ses joueurs lors de la causerie d’avant match, "Si je pouvais, je jouerais ce match même comme gardien de but. Vous savez comme je vous envie, bande de fils de putes ?

 

 

"Quand l’idole s’exprime, le silence se fait, révélait Gabriel Heinze dans les colonnes de L’Equipe, il y a quelques jours. En Ecosse, après son discours, nous n’avions qu’une envie : nous sublimer sur la pelouse. Car Maradona nous avait injecté le sang de l’Argentine. Maintenant, j’ai une responsabilité de plus. Avant je ne pouvais pas décevoir le sélectionneur, ni le pays. Aujourd’hui, il faut ne pas décevoir l’idole".

 

Je ne sais pas si c’est forcément grâce à Diégo Maradona mais c’est flagrant. Quand les Argentins enfilent la tunique bleu-ciel, ils se transcendent. Gago fait un des meilleurs matchs de sa vie, Gaby est motivé comme jamais, Mascherano est au taquet, et surtout Lionel Messi joue à sa valeur barcelonaise. Les autres suivent nécessairement.


Du côté des Bleus c’est l’inverse. Même si la formation des Bleus est très discutable, on devrait pouvoir être plus dangereux. Si on voyait le Gourcuff bordelais, le Henry barcelonais, l’Anelka meilleur buteur d’Angleterre, le Mexès italien, le Benzema Lyonnais, et surtout le Ribéry munichois, on n’aurait pas trop de souci à se faire. Mais on a vraiment l’impression que le maillot bleu est trop lourd à porter pour nos protégés. Ils deviennent presque quelconques.

 

Parlons justement de la formation française. Sur le papier, c’est beau (Gourcuff-Ribéry-Henry-Anelka) mais dans les faits c’est tellement maladroit. Anelka n’arrive pas à jouer tout seul devant, il suffit de regarder les matchs de Chelsea pour s’en convaincre. Ensuite on met Henry, non pas allié gauche comme au Barça, mais milieu gauche. Pour le meilleur buteur de l’histoire de l’Equipe de France, c’est une position excessivement basse, je trouve. D’autant plus qu’on a la chance d’avoir le meilleur milieu gauche du monde actuellement, à savoir Ribéry. Mais Raymond le préfère à droite où il est tellement moins percutant. Un bon coach est celui qui arrive à faire une formation qui met ses meilleurs joueurs dans les meilleures dispositions !

 

 

Après on me dit qu’il ne faut pas dramatiser, qu’on a fait une bonne première mi-temps et bla bla bla bla…

J’ai envie dire oui mais non. On n’a obtenu qu’un seul face-à-face grâce à une très belle passe de Gourcuff pour Nico Anelka. Certes il aurait pu le remporter mais il faut beaucoup d’occases pour inscrire un but. Les argentins ont tiré, et cadré, plusieurs fois avant de marquer (tir de Messi dévié par Gallas notamment).

Ensuite, rien ne me saoule  plus que d’entendre : « La Lituanie, ce n’est pas l’Argentine ». On est l’Equipe de France bordel !!! Notre but ce n’est pas de simplement de battre la Lituanie, cela devrait être la moindre des choses. On dirait que Domenech ne voit pas plus loin que le match d’après. On devrait envisager d’être champions du monde. En plus c’est aussi une façon de négliger la Lituanie, et de prendre cette équipe à la légère. Alors que c’est le match piège par excellence….

 

 

Publié le Mercredi 11 février 2009 à 14:52
Par V.J.

Attention, ce n’est pas France-Argentine car c’est la sélection Albiceleste qui reçoit les Bleus à Marseille. C’est étrange mais c’est comme ça….

 


Le but pour le sélectionneur Maradona, est de pouvoir faire jouer les Argentins évoluant en Europe sans trop les fatiguer. En plus grâce à cela, le Pibe de Oro a pu convaincre le Barça de libérer Messi. En effet la fédération avait passé un accord avec les dirigeants catalans : Ils devaient laisser jouer Messi aux JO (ils n’étaient pas obligés car ce n’est pas une compétition officielle FIFA) et le prodige ne devait pas participer aux matchs amicaux de sa sélection nationale. Le court déplacement et la volonté de Messi à jouer ce match ont convaincu les Barcelonais. Il s’agit surtout de na pas froisser sa superstar et le récompenser de sa demi-saison.

 

Du côté français, Raymond Domenech a choisi de prendre un groupe peu élargi. Le flop Savidan (pas son match en lui-même mais il marque presque plus en L1 depuis sa sélection) lui a fait renoncer à essayer des nouveaux comme Gignac ou Hoarau.

 

 

 


 

 (source L’EQUIPE)

 


Sans Véron et Riquelme restés en Argentine, Diego Armando va, à priori, troquer son 4-3-3 voire son 3-5-2 pour un 4-4-2 des familles. Il a opté pour le gardien Carizzo qui est bidon avec la Lazio en ce moment. Et alors qu’il disait vouloir faire jouer Messi au même poste qu’au Barça (aillié droit), on dirait qu’il va jouer 2ème attaquant en soutien d’Agüero. Mais cela peut évoluer en cours de match avec la rentrée de Tévez. Personnellement j’ai aussi hâte de voir évoluer Lavezzi qui brille avec le Napoli.

 


Quant à Raymond, il a préféré un 4-3-3 avec la défense type ( Sagna-Mexes-Gallas-Abidal) avec un petit bémol pour Abidal pour cause de grande concurrence à gauche en France (avec Evra et Clichy).

Mandanda est préféré à Lloris. En même temps s’il avait mis d'entrée l’ancien niçois, les fans de l’OM l’auraient sifflé tout le match pour 4 raisons : Niçois, Lyonnais, préféré à Mandanda et « agresseur » de Koné. Peut-être feront-ils une mi-temps chacun ? à voir…

Sans Vieira, la paire de 6 est logique : Toulalan et Lass’ Diarra (clone de Makélélé avec le Real).

Gourcuff en meneur de jeu, sans commentaire.

C’est devant que c’est étrange. Mettre Ribéry à droite alors qu’il est l’un des meilleurs du monde à gauche, c’est un peu débile. Mais à mon avis on risque de voir Ribéry occuper le flanc gauche, Gourcuff glisser à droite et Henry monter d’un cran pour finir en 4-4-2 avec un milieu en trapèze. On attend aussi la prestation du remplaçant Benzema qui n'a pas encore fait un match digne de ce nom avec les Bleus.

 

 

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