rachidsolo : Bravo!c enc bravo!toi et la nature mariées au cercle de sabot savaneafri : vos photos sont belle, je souhaiterai des paysages naturels et des photos d'animaux plus en liberté aux parcs et reserves naturelles. bonne continuati marydousse : Les paons, quels belles volailles.
Bienvenue, la suite du voyage continue avec une journée a Bizerte en Tunisie.Retour dans la région Parisienne à la cascade du Parc de sceaux.Toulouse la nuit...... Et au petit matin.Visite du Zoo de TUNIS. Notre Dame de Paris. Le musée GUIMET à Paris, puis une ballade sur les quais vers le pont Alexandre.Un site incroyable: le Cap FREHEL.Les cotes De bretagne Nord.Un petit tour à DOL DE BRETAGNE. Filons un suspect Homme en noir a Saint Brieuc.Saint Malo, cité corsaire. Faites le tour de la ville.Le Parc de la VILLETTE, le plus grand parc Parisien.Visite éclair à Caen.
Week end a Paris au LOUVRE et aux TUILERIES.
Ball ade romantique au coeur du Parc du Chateau de VERSAILLES.
Monsieur Le Nôtre est une référence dans la création et l’aménagement des jardins. VERSAILLES lui a permis d’exprimer tout son talent. Mais que reste-t-il de son œuvre ? Une belle journée de novembre nous permettra de le vérifier.
Premier constat, la tempête de 1999 a fait de terribles dégâts puisqu’il n’existe pratiquement plus d’arbres adultes.
Deuxième constat, les fameux bosquets qui ont été replantés ont pris après dix ans d’efforts un bel aspect et on imagine aujourd’hui ce qu’ils devaient être au début de leur conception.
C’est donc dans un jardin totalement rénové dans lequel vous vous promenez, comme Louis XIV découvrant ce qu’il avait commandé.
La visite n’est pas très fatigante : quelques centaines de mètres séparent le début du grand canal du château. Le jeu des perspectives donne l’impression d’immensité, mais en réalité le tour des bassins peut être fait en 2 heures.
Sivous avez des difficultés à marcher, vous pouvez louer une voiturette électrique prés du canal ou prendre l’un des petits trains à pneus qui font le tour de parc. Vous pouvez aussi accéder aux rives du canal en voiture par l’allée Saint Antoine.
Par contre, si vous décidez de longer le grand canal c’est une autre affaire. Il vous faudra alors la journée pour tout découvrir.
Le jardin est en pente duGrand Canal jusqu’au château. Notre visite a commencé au pied du jardin, au grand bassin d’APOLLON.
Les FONTAINES et BASSINS
La fontaine pyramide
L’eau est omniprésente à Versailles.
Nous n’allons pas vous faire l’inventaire exhaustif(comme dirait l’une de nos connaissances) des Fontaines et bassins.
Laissez nous plus simplement vous faire la présentation de quelques personnalités qui occupent ces lieux.
Tout d’abord, le personnage central de ce jardin, Madame ZEUS en personne : LATONE.
Première femme du Dieu des Dieux, son métier est de transformer les gens en grenouilles.
Cette belledame et ses enfants qui profite du soleil pour dorer topless est Madame Ceres.
Elle est la formatrice en agriculture. C’est elle qui a appris aux hommes à cultiver la terre.
Et qui donne le départ de la floraison ? C’est Flore, bien sur ! Accompagnée de Kéroubims, elle apprécie la lumière du levant d’équinoxe.
Ce vieillard impudique est MonsieurSaturne. Attention, tenez bien vos petits garçons par la main car ce personnage a la réputation de les dévorer tout crus (à la croque-au-sel ).
En cherchant un peu, vous trouverez l’île aux enfants. Elle est actuellement en restauration ce qui ôte à cette scène tout caractère pompeux. Ce ne sont plus des enfants royaux ou de petitesdivinités qui s’ébrouent dans un bassin de marbre mais une bande de gamins qui font les fous dans une flaque au milieu d’un terrain vague. L’œuvre, pleine de fraîcheur, n’en est pas moins forte puisque, retirée de son contexte, elle suscite encore l’admiration.
Continuons la série fantastique avec le bassin du dragon et le bassin d’ Encelade. Nous touchons ici les mondes obscurs et irrationnels, ceux cauchemardesques de la terreur.
Les STATUES
La Seine
Les grands bassins ( les parterres d’eau) derrière le Château sont ornés de magnifiques statues dans certaines représentent les fleuves français. Bizarrement, ce sont des hommes qui personnifient ces fleuves.
La Nymphe à la perle Le Rhone
Ainsi, la Seine et la Loire sont représentées par deux magnifiques barbus.
Toutes les statues en pierre sont protégées dés l’automne par de grands capuchons en toile. Les allées se peuplent alors de fantômes recouverts d’un large suaire.
L'OR DE VERSAILLES
De l’or à Versailles ? Ce n’est pas la peine de prendre votre meilleur scie à métaux afin de prélever un morceau des grilles du château : c’est du plaqué !
Même en grattant vous n’aurez pas assez du métal précieux pour vous payer un Carambar. Par contre, quelques milligrammes suffisent à couvrir une surface respectable.
Ce métal aux propriétés incomparables est sans doute la meilleure protection contre la corrosion même si certains trouvent que c’est trop.
PARTERRES
L’esplanade arrière est richement décorée de splendides parterres agrémentés de vases sublimes en bronze finement ciselés que nous devons àBALLIN et DUVAL.
Ces jardins se terminent sur une vaste terrasse qui domine l'Orangerie et le Bassin des Suisses.
Sur les cotés, des bassins refletent les interminables facades du Chateau.
En cette saison, les parterres sont mis au repos ce qui permet de souligner le dessin précis des buis et des pelouses.
EXPOSITION EN PLEIN AIR
Depuis plusieurs années, des expositions spécialement adaptées à ce cadre parfait ont lieu dans les jardins. Nous avons pu voirles œuvres de Xavier Veilhan.
C’est une parfaite réussite qu’on peut admirer gratuitement. Les statues contemporaines se mêlent à la foule de celles d’époque le plus naturellement possible.
Qui sait si le soir, alors que le parc fermé est vidé deses vivants, elles s’animent et rentrent en discussion, échangeant des impressions entre immortels fraîchement nées et séculaires. (« Vous n’avez pas froid en pareil équipage ? » un « architecte » s’adressant à la Dordogne. « Vous etes en polyuréthane ? Je trouve le bronze plus confortable »de La MARNE à La femme NUE.).
C’est donc un musée en plein air que nous avons visité. C’est mieux que le décor froid et sombre de grandes salles parquetées. La nature, certes domestiquée, nous offre son écrin changeant et tout particulièrement en cette saison par le chatoiement de ses couleurs. Amoureux de la nature et amateur d’art y trouveront ce qu’il y a de mieux.
Un grand merci à tous ceux qui font vivre ce lieu exceptionnel.
A l’occasion d’une visite à Paris de collègues étrangers, nous engageons une promenade dans le cœur de la capitale.Il fait une journée radieuse, une de celles qui marquent la fin de l’été et le début de l’automne, pleine de soleil mais fraîche.
Comme le temps s’y prête, plutôt que de s’enfermer ou de faire du shopping, nous décidons de déambuler à pas de sapeur vers le jardin des Tuileries.
Nous commençons par le Louvre, cet immense Palais, maintes et maintes fois remanié et agrandi aux cours des siècles.
C’est un condensé de l’histoire de France à l'ombre duquel s’étale la liste des rois et empereur Français jusqu’aux présidents de la République.Pourtant, malgré les lustres qui séparent l’édification des différents bâtiments, il se dégage une parfaite harmonie de l’ensemble. Ainsi, au milieu de la foule dense, nous avons mêlé nos pas à ceux de François 1er, Napoléon et tant d’autres chefs d’état.
Même l’accès au musée qu’il renferme, tout récemment construiten forme de Pyramide, ne se des unifie pas du reste.On a pu voir cette pyramide dans le film Da Vinci Code dans une toute autre évocation.
Nous laisserons la Vénus de Milo à l’intérieur, parmi les innombrables d’œuvres d’artqu’abrite le LOUVRE pour nous laisser happer par la grande perspective qui aligne le Carrousel, l’Obélisque, l’Arc de Triomphe et la Grande Arche a travers le Jardins des Tuileries.
Les Parisiens en goguette ne s’y sont pas trompés et se partagent en masse avec les touristes les chaises en tube d’acier autour des bassins. Ils profitent du soleil pour entretenir leur bronzage récent tout en discutant de choses et d’autres pour passer le temps.Comment sait-on que se sont des Parisiens et pas des touristes ? Ils n’ont pas de chaussures de randonnée et de sac à dos.
Nous terminons Place de la Concorde, devant l’Obélisqueet son chapeau doré. Après c’est la montée des Champs Elysées. Trop fatigués pour jouer les saumons remontant la foule à contre courant, nous décidons de nous rafraîchir à une buvette dans l’ombre des feuillages jaunissant puis nous rentrons la tête pleine de souvenirs.
Il y a déjà bien longtemps, les premiers Chinois débarquaient à Paris. A cette époque, le Louvre n'était pas encore rénové et abritait le ministère des finances. Il n'était pas rare de se faire arreter par une petite délégation heureuse de se faire photographier devant l'un des plus grands musée du monde. Ce qui était extraordinaire hier parait bien banal aujourd'hui.
Encore une belle journée Parisienne ce 16 aout, un peu moins chaude que les précédentes. Nous serions bien restés au frais dans notre espace confiné, les volets mi-clos, à ne rien faire qu’à jouer sur un ordinateur ou bien vautré dans le canapé, la zapette à la main, à faire défiler les programmes jusqu’à la nausée.
Mais c’est fini les dimanchesoù la totalité ou presque de la population ne travaille pas. Maintenant, les magasins doivent s’ouvrir toute la semaine dans les zones touristiques.Justement, nous sommes à Paris, zone touristique par excellence, et nous sommes DIMANCHE. Comme il fait trop beau pour manger du béton ou dugoudron, allons vérifier cela et gouter du gazon dans le plus grand jardin parisien : LA VILLETTE.
Bon, a part 2 ou trois vendeurs de bassines, personne n’est ouvert dans les grandes avenues environnantes. Les cafés sont bien sur ouverts et bondés. Mais c’est normal en cette saison. Nous arrivons porte de la Villette, à la Cité des sciences. LA CITE DES SCIENCES
Construite dans les années 80, ce gigantesque bâtiment de verre et d’inoxévoque l’industrie et plante là un model de ce qui devait être une usine à cette époque.
Adrien FAINSILBER, chargé du projet de réhabilitation des abattoirs qui se trouvaient sur les lieux précédemment, fait jouer sur 3 dimensions les perspectives à partir de figures géométriques classiques (triangle, cercle, parallélogramme).
L’utilisation optimale des couleurs et des matières contribue à donner à cet ensemble un aspect différent suivant l’axe dans lequel on se place pour le regarder.
Entourée d’eau et protégée par des fossés, cette citadelle est traversée par d’immenses passerelles la rendant ainsi accessible. Troublante conception du savoir et de la technologie, inaccessibles sauf par des passages obligés et contrôlés.
Cependant, l’ensemble est majestueux et futuriste et éveille surement la conscience des plus jeunes par la multitude d’escaliers, coursives, passages latéraux qui évoque la structure d’un château fort.
La GEODE
Derrière le bâtiment principal une gigantesque sphère de métal poli reflète le paysage environnant. C’est la Géode.
Elle abrite un cinéma qui projette des films a 360°.
Tous les chemins venant de l’esplanade de la cité convergent vers cet édifice.
Elle ressemble à un vaisseau extraterrestre posé là entre 2 couches temporelles, absorbant son environnement pour le restituer déformé.
En cette belle journée, elle irise la lumière du soleil et la dispense sur les alentours, plaçant ainsi un deuxième astre au dessus de Parc.
Bonne occasion pour faire une petite bronzette au pied de la grosse bulle, mais attention aux doubles coups de soleil !
LE PARC
Conçu par à Bernard Tschumi ce parc est traversé par 2 grandes avenues rectilignes, l’une estle canal de l’OURQ, l’autre latérale est couverte et pavée et réunit les 2 portes de la Villette et de Pantin.
Sous la longue couverture ondulante de l’allée latérale, la foule déambule à l’ombre pour faire la queue à l’accès des animations du jour ou pour se désaltérer aux points d’eau et aux buvettes.
Une allée surélevée double le chemin de halage du canal et permet une vue panoramique du parc.
A terre, un chemin trace des méandres bleutés à travers les pelouses et les bosquets, nous faisant découvrir un nouvel environnement à chaque détour.
LA GRANDE HALLE
Vestige des anciens abattoirs, la grande halle et ses colonnes de métal s’étale sur un lit de pavés jointés.
Ce pavillon fut le haut-lieu du ROCK, bien avant leZENITH tout proche.
ALICE COOPER, SANTANA, SUPERTRAMP, Les ROLLING STONES et tant d’autres se sont produits ici.
Au début, il n’y avait qu’une grande scène plantée dans le fond et pas un siège.
Par la suite des gradins ont fait leur apparition. Cela donnait aux concerts un coté improvisé au grand plaisir de tous, spectateurs et musiciens. Je ne vous raconte pas l’ambiance !
LA CITE DELA MUSIQUE
Si nous n’avions pas trainé dans le parc, nous aurions pu vous montrer quelques images du musée. Hélas, nous sommes arrivés à ¼d’heure de la fermeture et les charmantes hôtesses nous ontconseillé de revenir sachant qu’il faut au moins 2 heures pour admirer les collections.
Tant pis, nous ferons néanmoins le tour de cet étrange bâtiment à l’architecture déstructurée.
Cela semble à la fois grand et petit.A l’opposé de la cité des sciences, la rigoureuse géométrie est absente, laissant la place à des lignes asymétriques, des façades plongeantes et des escaliers ondulants.
Les multiples changements de couleur des fresques murales ajoutent à l’étrangeté du lieu.
Mais il est tard et une longue route nous attend. Nous quitterons ce lieu magique émerveillés par autant de beautés. C’est vraiment un luxe incroyable que ce parc et les bâtiments qui y sont. Nous envions ces Parisiens qui y viennent en groupe s’y détendre sur un carré de toile posé sur la pelouse pour un déguster une bouteille de champagne à l’ombre des acacias. _______________________________________________________________
Émile Guimet fait inaugurer son musée en 1889. Ce bel édifice est presque entièrement dédié aux arts asiatiques. Japon, Chine, Inde, Cambodge, Siam sont les noms des pays qui résonnent dans ses grandes salles.
Les étiquettes nous affolent : IVeme, Xeme siècle avant notre ère. Comment tant de grâce et de finesse pouvaient être rendues dans des temps si reculés ? Quel paradoxe de retrouver dans notre pays de telles beautés alors qu’à la même époque nous peinions à reproduire quelques objets au fond de quelques huttes.
Nous nous apercevons que nous connaissons mal ces civilisations oubliées et leur art nous dépasse.
Comment tant de grâce et de finesse pouvaient être rendues dans des temps si reculés ? Quel paradoxe de retrouver dans notre pays de telles beautés alors qu’à la même époque nous peinions à reproduire quelques objets au fond de quelques huttes.
Ces mille et un visages nous regardent, parfois terrifiants et grimaçants comme ce gardien de l’Enfer.
AVALOKITESHVARA a 1000 bras. Mille mains tendues, dans chacune d’elles une offrande ou un symbole.
Les femmes sont largement representées, ravissantes danseuses ou puissante divinité.
Dans l'architecture même du batiment, elles soutiennent la large verriere de la bibliotèque circulaire.
Plus calmes, ces déesses aux lignes improbables nous invitent à la rêverie. Lassives et parées de bijoux, elles sont rentrées dans une méditation eternelle dont aucun prince charmant ne pourra les y soustraire.
Plus loin, un corps fantastique surmonté du visage terrible nous rappelle que la beauté n’est pas souvent associée à la quiétude et que bien des conflits naissent à l’approche de celle-ci.
Et toi? Jeune moine, que penses tu de toute cette agitation? Es tu enfin arrivé à echapper aux vicissitudes de la vie?
Ne le dérangeons pas plus longtemps, d'autant que sa méditation l'empeche de repondre poliment, le bougre. Allons respirer un peu d'air dans le monde des vivants et faire quelques pas sur les bords de la Seine toute proche.
Le PALAIS TOKYO
Nous descendons l’avenue du Président Wilson et nous passons au Palais de Tokyo. Ce lieu très branché possède un restaurant et une librairie spécialisée dans les arts graphiques.
Le temps d’un chocolat agrémenté de Spéculos au Musée d’art moderne et nous traversons la Seine sur la passerelle DEBILLY profitant de la vue sur la Tour EFFEIL.
La passerelle nous débarque juste en face du Musée BRANLY. Nous remontons les Quai vers les invalides.
La vue est sans pareille sur le pont de l’ALMA et la grande verrière du Grand Palais.
Puis nous arrivons sur le PONT ALEXANDRE. Ce pont scelle l’amitié Franco-Russe et a été inauguré en 1901.
Récemment restauré, il nous offre tout l’or de ses statues et ses colonnades immenses. Le soleil couchant se répète dans les globes de verre des luminaires et des décorations lourdement chargées.
Il fait presque bon et on sent les prémisses du printemps. Une foule insouciante déambule dans la lumière du soir. Quelques instants encore l’astre solaire dispense son or et tout s’immobilise comme pour rendre hommage à son dernier sursaut.
Quelques vers de Théophile GAUTIER et un pale soleil de Février nous ont donné l’envie d’user nos semellesvers Notre Dame de Paris ce Dimanche à Midi.
La Grande Dame a été restaurée depuis peu. Son parvis, jadis gris et dégradé où les multiples statues n’étaient plus que des fantômes sales et couverts de fientes de pigeons, a repris sa belle couleur d’origine.
C’est amusant de voir que la vie y est représentée naïvement comme cette pesée des âmes avec le diable et l’ange se partageant les humains selon leur mérite. Il serait intéressant de savoir qui va en Enfer ou au Paradis et pourquoi.
La restauration est remarquable ; un véritable travail d’artiste. Il faudrait des heures pour analyser ces œuvres, mettre un nom sur les innombrables statues ou commenter les scènes finement représentées.
Notre guide , Théophile, au pied de l’édifice se met à déclamer :
« Les tours au front orné de dentelles de pierre, Le drapeau que le vent fouette, les minarets Qui s'élèvent pareils aux sapins des forêts, Les pignons tailladés que surmontent des anges Aux corps roides et longs, aux figures étranges, D'un fond clair ressortaient en noir »
Puis il nous emmène vers l’Ile Saint Louis en passant par un square au pied de la cathédrale.
L’île habite l’un des plus vieux quartier de Paris. Nous remontons les quais de la Seine, vers le Pont de la TOURNELLE.
Et Théophile de dire :
« Plus loin, un rayon rouge allumait les carreaux D'une maison du quai : - l'air était doux; les eaux Se plaignaient contre l'arche à doux bruit, et la vague De la vielle cité berçait l'image vague »
La vue sur la Notre Dame du pont de la Tournelle est saisissante.
A gauche le Port, à droite l’île Saint Louis, au milieu l’un des bras de la Seine qui se sépare en deux. On se croirait au bord de la mer.
Insatiable bavard, Théophile murmure à nos oreilles :
« En passant sur le pont de la Tournelle, un soir, Je me suis arrêté quelques instants pour voir Le soleil se coucher derrière Notre-Dame. Un nuage splendide à l'horizon de flamme, Tel qu'un oiseau géant qui va prendre l'essor, D'un bout du ciel à l'autre ouvrait ses ailes d'or »
Profitant du soleil après ces dures journées de neige et de gel, nous remontons les quais baignés par sa lumière dorée.
Quelques minutes encore nous admirons la vue avant que les ombres glacées s’allongent et rendent une position statique inconfortable.
Notre guide ectoplasmique s’excusa pour prendre congé et aller se confondre à la pénombre de l’intérieur de la Cathédrale. Pendant ce temps, quelques musiciens transis égrenaient les notes d’un vieux blues.