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Émile Guimet fait inaugurer son musée en 1889.
Ce bel édifice est presque entièrement dédié aux arts asiatiques. Japon, Chine, Inde, Cambodge, Siam sont les noms des pays qui résonnent dans ses grandes salles.
Les étiquettes nous affolent : IVeme, Xeme siècle avant notre ère. Comment tant de grâce et de finesse pouvaient être rendues dans des temps si reculés ? Quel paradoxe de retrouver dans notre pays de telles beautés alors qu’à la même époque nous peinions à reproduire quelques objets au fond de quelques huttes.
Nous nous apercevons que nous connaissons mal ces civilisations oubliées et leur art nous dépasse.
Comment tant de grâce et de finesse pouvaient être rendues dans des temps si reculés ? Quel paradoxe de retrouver dans notre pays de telles beautés alors qu’à la même époque nous peinions à reproduire quelques objets au fond de quelques huttes.
Ces mille et un visages nous regardent, parfois terrifiants et grimaçants comme ce gardien de l’Enfer.
AVALOKITESHVARA a 1000 bras. Mille mains tendues, dans chacune d’elles une offrande ou un symbole.
Les femmes sont largement representées, ravissantes danseuses ou puissante divinité.
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Dans l'architecture même du batiment, elles soutiennent la large verriere de la bibliotèque circulaire.
| Plus calmes, ces déesses aux lignes improbables nous invitent à la rêverie. Lassives et parées de bijoux, elles sont rentrées dans une méditation eternelle dont aucun prince charmant ne pourra les y soustraire. | |
Plus loin, un corps fantastique surmonté du visage terrible nous rappelle que la beauté n’est pas souvent associée à la quiétude et que bien des conflits naissent à l’approche de celle-ci. | |
Et toi? Jeune moine, que penses tu de toute cette agitation? Es tu enfin arrivé à echapper aux vicissitudes de la vie?
Ne le dérangeons pas plus longtemps, d'autant que sa méditation l'empeche de repondre poliment, le bougre.
Allons respirer un peu d'air dans le monde des vivants et faire quelques pas sur les bords de la Seine toute proche.
Nous descendons l’avenue du Président Wilson et nous passons au Palais de Tokyo. Ce lieu très branché possède un restaurant et une librairie spécialisée dans les arts graphiques.
Le temps d’un chocolat agrémenté de Spéculos au Musée d’art moderne et nous traversons
La passerelle nous débarque juste en face du Musée BRANLY. Nous remontons les Quai vers les invalides.
La vue est sans pareille sur le pont de l’ALMA et la grande verrière du Grand Palais.
Puis nous arrivons sur le PONT ALEXANDRE. Ce pont scelle l’amitié Franco-Russe et a été inauguré en 1901.
Récemment restauré, il nous offre tout l’or de ses statues et ses colonnades immenses. Le soleil couchant se répète dans les globes de verre des luminaires et des décorations lourdement chargées.
Il fait presque bon et on sent les prémisses du printemps. Une foule insouciante déambule dans la lumière du soir. Quelques instants encore l’astre solaire dispense son or et tout s’immobilise comme pour rendre hommage à son dernier sursaut.











