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Publié le 26/11/2008 à 21:56
Par chancrin
Humeur : Gaie
Une Journée à BIZERTE


Para CLARA, que nunca ha visitado Bizerte

 




A la sortie de la gare routière, on entre dans Bizerte en traversant le Chenal par le grand pont mobile.

 


LE PORT MODERNE




Bien qu’il soit tôt ce dimanche matin, une foule se presse de chaque coté du pont. Le pont mobile enjambe un large chenal qui relie la Mer au lac de Bizerte. On voit miroiter à travers l’eau des bancs de mulets et de daurades qui viennent se reproduire au calme dans le lac. De nombreux pécheurs à la ligne essayent de prélever quelques spécimens pour améliorer l’ordinaire.




Vers le lac, de vastes installations portuaires témoignent d’une activité dense par la multiplication d’immenses cargos amarrés aux quais.


   


Le chenal, creusé à l’initiative de la France, est immense. Le pont qui le traverse est un promontoire idéal pour admirer la ville, le port, la cote et le relief environnant.


  


Bizerte a une situation géographique étonnante aux confins de la montagne, de la foret, de lacs et de la mer. Autant de beautés aujourd’hui préservées qui font de ce lieu un harmonieux mélange entre les activités humaines et la richesse de l’environnement naturel.



VERS LE QUARTIER FRANÇAIS



Nous avons décidé de laisser notre instinct nous guider et celui-ci guide nos pas vers l’Ouest.


Nous longeons le chenal à travers de beaux jardins. Puis nous abordons le port de plaisance. Le quartier est dessiné au cordeau en longues lignes droites.


Les abords de la mer sont aménagés et plantés des sempiternels palmiers qui rappellent que nous sommes en Afrique.




Nous continuons vers l’ouest et nous bifurquons vers un petit passage sous un pont moderne.



Une agréable surprise nous attend à la sortie de ce passage étroit.




LE VIEUX PORT




Nous voilà au bord de la longue entrée du vieux port. C’est tout de suite le ravissement au sortir de l’ombre épaisse du passage sous le pont moderne.


         

Le décor est campé : Nous sommes à l’entrée d’un port Pirate gardé par 2 bastions puissamment armé par des canons. On dit que le célèbre Pirate Barberousse s’y est installé au XVI eme siècle. Il s’agissait en fait d’AROUJ communément appelés Baba Arouj devenu BARBE ROUSSE dans l’imagerie populaire Européenne.




Nous arrivons au vieux port qui est maintenant un paisible port de pêche chatoyant des ses barques multicolores.

               
 

Un bien agréable endroit semblable à tous ces petits ports de pêcheurs Méditerranéens, si ce n’est le prestigieux décor qui l’entoure et qui nous emmène dans une histoire agitée du début de la civilisation à notre ère.


Heureusement, l’authenticité de ces lieux et de ces habitants empêche de le transformer en Babylone du tourisme comme on le voit souvent ailleurs. Il y a juste de quoi se restaurer confortablement.


Le plaisir de l’œil est à son comble dans cet espace où tant de nationalités sont venues et viennent encore s’abriter.



LE MARCHE




Pour preuve de sa résistance à l’appel des sirènes du modernisme, le marché de Bizerte étale ses richesses à deux pas du vieux port.




C’est un grand marché en partie couvert où on vient vendre les fruits de son travail. On y vient encore en carriole traînée par de petits chevaux.



Les premières Mandarines et Olives, les derniers melons, les légumes, les piments ont aiguisés notre appétit et c’est bien volontiers que nous dégustons en terrasse un excellent Couscous de poisson pour quelques Dinars. D’où nous sommes, nous suivons le spectacle des Bizertins en quête de leur repas dominicale ou d’une bonne affaire.

 


LA MEDINA





Le bord de canal d’entrée est bordé de hautes murailles qui protégent la petite Médina de Bizerte. Il n’y a qu’une entrée à ce labyrinthe de petites ruelles.


            


Elle est construite de hautes maisons presque toutes habitées. Nous croisons des ribambelles de gamins s’amusant pendant l’heure du repas avant de reprendre la classe et des ménagères affairées au nettoyage des accès de la demeure.


                 


L’ambiance est simple et bon enfant. Impossible de se perdre nous dit un habitant puisqu’il n’y a qu’une entrée. Il suffit de tourner continuellement à gauche.


              


Pas de voiture car les rues sont trop étroites et les hauts murs nous coupent du bruissement de la mer et de la rumeur de la ville.




En quittant la Médina, nous traversons le quartier Andalou vers le Fort d’Espagne où un large panorama s’ouvre à nous en haut du théâtre de plein air.





Quelques DCA italiennes de la dernière guerre nous rappelle le tumulte des conflits récents.




LES PHARES DE BIZERTE


           


L’aménagement du chenal a nécessité une signalisation à la hauteur de l’ouvrage.




C’est pourquoi 3 phares marquent le littoral. Un phare vert et un Phare rouge marque l’entrée du chenal. Il faut passer au milieu si on ne veut pas s’encastrer dans les rochers de la côte.


Plus à l’écart, un grand phare dispense un faisceau blanc à des kilomètres pour guider les navires venant de haute mer.



 


Une grande digue parallèle a la côte barre les entrées des tempêtes car il ne faut pas oublier que nous sommes tout prés du cap Blanc, la pointe septentrionale de l’Afrique et que la mer est grosse a cet endroit.


            


Une longue jetée mène au phare vert et c’est une agréable ballade au milieu de nulle part parmi les enchevêtrements de blocs de Granit et de béton. Elle a été rallongée depuis peu et son avancée permet aux pêcheurs au lancer de traquer les bancs de poissons qui transitent dans le chenal en attendant un moment favorable pour rentrer dans le lac.

 


LA GRANDE PLAGE.



Une magnifique plage de sable fin s’étale vers l’ouest et rappelle ces grandes plages de Bretagne avec la marée en moins.


          

C’est un domaine encore un peu sauvage, un immense espace de liberté ou les gamins peuvent courir jusqu’à plus de souffle dans le sable mou.


         


Bordée de dunes herbues, nous y avons rencontré le seigneur du désert venu goûter l’air marin et les graminées salées du rivage.


 

 

  


Mais, il est temps de s’en retourner. Le soleil décline et nous avons une bonne quinzaine de kilomètres dans les pattes.




Bye bye Bizerte. Nous reviendrons pour parcourir tes forets et tes lacs, pour escalader tes montagnes et traverser ta campagne. Puis, le soir venu, nous rejoindrons le port pour nous rafraîchir à l’ombre de tes murailles, comme le firent tant et tant de célébrités avant nous, à l’heure du cri lancinant appelant à la prière du soir .