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Publié le 05/04/2009 à 13:42
Par cinemoi


Ricky : bébé volant identifié

 

Le nouveau ne de François Ozon s’appelle Ricky. Tiré d’une nouvelle de Rose Tremain, le film regorge de symbole.

L’enfant ailé issu de l’amour de Paco et de Cathy, est un révélateur de sentiment.

 

François Ozon dirige une fois de plus merveilleusement bien

ses acteurs. Alexandra Lamy, Cathy dans le film, est

époustouflante. Celle que l’on connaît pour son personnage

comique dans Un gars une fille se révèle dramatique. La jeune

femme vit dans un HLM en banlieue, ne se maquille jamais,

délaisse sa fille et part tous les jours à l’usine. C’est là bas

qu’elle rencontre Paco, le futur père de Ricky. Des

lors sa vie monotone va brusquement basculer. Le jeune

père ne trouve pas sa place dans la nouvelle famille.

Pire encore, Cathy découvre des contusions dans le

dos de son bébé, elle soupçonne son ami de battre l’enfant.

Des disputes éclatent, Paco s’en va. En mère-courage

elle élève seule ses deux enfants. Survient alors

l’invraisemblable, Cathy voit pousser dans le dos de Ricky

des ailes. Cette étrangeté, elle la garde secrète avec

sa fille. Celle que l’on voit depuis le début à bout de nerf

retrouve le bonheur avec ses chérubins. Les liens se

resserrent, la gaité et l’humour surviennent. A ce moment

on découvre une autre femme : une mère.

Le film est une interrogation sur la famille et sur la place

des membres en son sein. Ricky n’est qu’un moyen pour

accéder a une harmonie. Son aspect angélique révèle

les personnages et leurs sentiments. François Ozon se

garde bien de juger ses protagonistes : Cathy est-elle une

mère dangereuse ou trop protectrice ? Paco est il un

mauvais père ? Des questions qui peuvent avoir

plusieurs réponses pour le spectateur. Le cinéaste illustre

la sacralisation de l’enfant. Trop protégé du monde extérieur,

il ne peut pas « voler de ses propres ailes ».

François Ozon, surnommé par la critique l’enfant terrible

du cinéma français, offre un film a la fois déroutant

et touchant dans lequel le fantastique s’incorpore a un cadre réel.

 

Par Thomas Pontillon

 


 

Publié le 05/04/2009 à 12:56
Par cinemoi


Coco, on l’aime, ou pas

 

Figurez vous que je suis allée voir Coco sans réelle motivation.


Pour tout vous dire je m'attendais à pire.                                                                                      


Alors Coco, c'est l'histoire, d'un jeune juif qui a créé l'eau


frétillante. Grace à cette invention, il va gagner énormément


d'argent, et devenir une véritable célébrité en France.  Pour


la Bar-Mitsva de son fils, Samuel, qui aura lieu dans quelque


mois Coco veut assurer et nous « éclater ». Il voit tout en


grand et fait organiser une soirée démesurée au Stade de


France. Le tout Paris est invité. Mais Coco obsédé par l’envie


d’épater ne se rend pas compte que sa famille souffre, en


particulier, son fils Samuel, sa femme et sa mère. Pour eux,


la Bar-Mitsva de Samuel devrait se faire dans l’intimité en famille.


Lorsque Coco va en prendre conscience, il va se retrouver seul,


face à lui même et va devoir revoir ses rôles de père, de mari,


et de fils.                                                                      


Coco estréalisé par Gad Elmaleh, qui tient le rôle principal.


On retrouve plusieurs personnalités connues des écrans français


comme Jean Benguigui, Manu Payet, Pascale Arbillot et des


apparitions de Gérard Depardieu, Enrico Macias…


C’est vrai je m’attendais à pire. Le fil rouge du film est


évidemment le cliché Juif-argent, mais Gad Elmaleh a réussi à


mettre une dose d’amour et de sensibilité dans son film. Le


contexte fait too much. On retrouve des phrases tirées de


ses sketchs qui font rire, comme « where is Bryan ? » et


d’autres. Oui on rit, mais l’humour est un peu lourd.  A la fin


de la séance in sort forcément un peu déçu, mais en même


temps on s’attendait à pire. Le film ne marque pas, on oublie


rapidement les moments qui nous ont fait rire. En fait soit on


aime, soit on n’aime pas. Espérons que son prochain film sera


moins kitch.

Publié le 24/03/2009 à 12:41
Par cinemoi



Un film qui a du chien 


Quelle surprise. Je m’attendais à un nouveau nanar comme savent faire les américains,

eh bien non. L'histoire: deux journalistes, Jenny (Jennifer Aniston) et John (Owen Wilson), 

tout juste marié emménagent en Floride. Alors que l’idée d’avoir un enfant titille Jenny,

John tente de retarder ce moment. Sur les conseils d’un collègue Sébastien (Eric Dane, 

alias Dr Mark Sloan dans Grey’s Anatomy), il décide de lui offrir pour son anniversaire 

un adorable chiot. Arrive Marley, un jeune labrador plein d’entrain et plutôt joueur qui 

doit son nom à Bob. Quelques années plus tard Jenny attend son premier enfant, un 

deuxième, puis un troisième. Marley devient donc le fidèle observateur de cette famille

en construction. 

Marley et moi est signé David Frankel qui a récemment réalisé Le Diable s’habille en Prada

Avec un casting où figurent de grands noms du cinéma américain, le réalisateur a réussi

à faire d’un simple scénario une petite merveille. Le mignon et craquant chiot n’arrive 

cependant pas à piquer la vedette à Jennifer Aniston et Owen Wilson qui restent toujours 

aussi drôles. Certaines scènes sont à mourir de rire, par exemple la tentative de dressage

de Marley, ou encore lorsque John attend que Marley digère le collier de Jenny qu’il a avalé. 

Ou l’effet inverse, la mort de Marley puis son enterrement, vraiment touchant pour

le spectateur. Alors oui, on passe du rire aux larmes. On assiste à une véritable leçon de

vie et d’amour avec cette phrase de Jenny « on avait déjà une famille ». On sort de la 

salle le baume au cœur, et avec l’envie de faire un ÉNORME câlin à notre chien en 

rentrant chez nous. 

C.H
Publié le 23/03/2009 à 22:33
Par cinemoi





Harvey Milk : Un succès mérité !


Trente ans après le décès du célèbre Harvey Milk, le cinéma américain voulait 

lui rendre hommage. Le film qui lui est dédié rencontre un vrai succès dans le monde

entier. Nommé huit fois aux Oscars, le film a reçu deux récompenses : meilleur acteur 

pour Sean Penn et meilleur scénario pour Dustin Lance Black. Dans les salles obscures,

les spectateurs sont également conquis…

Harvey Milk, le long métrage de Gus Van Sant, raconte l’histoire du premier homosexuel

déclaré, élu à un poste officiel à San Francisco en 1977. Dès les premières minutes du film, 

on connaît le triste sort du personnage principal. Les péripéties du héro conduisent le 

spectateur vers le drame final. Toutes ses aventures inondent le récit sans jamais lui nuire.

Sans prosélytisme, l’auteur nous présente les faits. Et pourtant, on s’attache à ce gay qui

a décidé de se battre pour ses droits. Dès lors, on veut à tout prix sauver celui qui a su 

haranguer les foules. Mais malheureusement on ne refera pas l’histoire…

Le mélange entre fiction et réalité est troublant. Parfois, entre deux scènes du film, des 

images d’archives surgissent à l’écran. Et la ressemblance des acteurs avec les personnages

qu’ils incarnent est frappante. 

Le générique de fin, où l’on voit successivement une photographie du comédien et un cliché

de la personne qu’il figure, renvoie le spectateur dans son monde, à son époque.

La reconstitution est réaliste et réussie. Elle rappelle combien l’homme peut être stupide,

violent et cruel. À croire que les êtres humains n’apprennent pas de leurs erreurs. Tuer 

quelqu’un à cause de ses préférences sexuelles : notre espèce est prête à tout par peur 

des différences. Quoi qu’il en soit, ce long métrage apprend la tolérance, le respect et 

l’acceptation d’autrui… En d’autres mots, il fait réfléchir.

Un Sean Penn renversant.

Sean Penn joue le rôle d’Harvey Milk. Pour qualifier son interprétation, les mots manquent. 

Il est tout simplement plus vrai que nature. La ressemblance entre les deux hommes est 

impressionnante. Mais l’acteur peut, également, se vanter d’avoir réussi à retranscrire la 

force de conviction, la fragilité et l’humanité du personnage principal. Son oscar du 

meilleur acteur est amplement mérité. Impossible de ressortir indemne de la salle obscure…

Harvey Milk de Gus Van Sant, avec Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch, 

Année 2008, Biopic, Drame de 2h7min


Par Tiffany Henne ( http://blog.idoo.com/lepsgenintegralite )
Publié le 23/03/2009 à 17:30
Par cinemoi

      

     



Watchmen- les gardiens, qui sont ils ?

 

 

 

Amérique en 1985, la Troisième Guerre Mondiale risque d’éclater avec de bloc de

l’Est, l’apocalypse est proche. C’est l’histoire de cinq Super héros à la retraite qui

suite à la disparition de l’un des leurs reprennent leur activité. Le Comédien est

mort, assassiné. Rorschach, l’un des gardiens, découvre qu’un homme cherche à

éliminer les derniers Gardiens. Prévenant ses derniers associés, leur mission

démasquer l’homme à la tête du complot et sauver le monde.               

Initialement Watchmen est une célèbre bande dessinée fantastique, scénarisée

par Alan Moore et illustrée par Dave Gibbons. L’adaptation au grand écran est

signée Zack Snyder, réalisateur du remarquable 300. Malgré un casting

époustouflant, Jackie Earle Haley (Walter Kovacs alias Rorschach), Matthew

Goode (Adrian Veidt alias Ozymandias), Patrick Wilson (Dan Dreiberg alias le

Hibou) et autres figures connus du grand public, rien ne passe avec le

spectateur.                              

Après un générique qui semble durer une éternité, on assiste à l’assassinat du

Comédien, petit à petit l’histoire s’offre à vous mais de façon vague, et brouillée.

Qui sont tous ses personnages, pourquoi, comment ?  Le film est interdit au

moins de 12 ans, or certaines scènes sont très violentes, par exemple la scène où

Rorschach retrouve l’assassin  d’une petite fille et lui enfonce avec haine, et à

plusieurs reprises, une feuille de boucher dans le crâne. Et il y en a beaucoup

d’autres ! L’histoire reste incomprise, les longueurs s’accumulent. Les rares

scènes « comiques » ne font pas rire, la salle reste septique,  peu à peu des gens

sortent. Le film est long, beaucoup trop long, 2h43, alors que l’histoire ne

nécessite pas autant de temps.  Résultat à la fin de la séance, les spectateurs

peu nombreux discutent entre eux, personne n’a été séduit. On sort déçu par

cette adaptation, ratée, d’une célèbre BD. 

C.H

 

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