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Publié le Dimanche 27 juillet 2008 à 15:24:44
Par Dr. J
Humeur : Maussade
C'est tout simplement... magnifique... Ma version préférée est la première (les violons sont géniaux). 2008 n'est pas n'importe quelle année, pour moi. elle représente le vrai changement.
Mardi 5 Février 2008...
Lundi 17 Mars 2008...
Mardi 22 Avril 2008...
Lundi 5 Mai 2008...

Je les connais encore toutes, ces dates. elles sont toutes chargées de souvenirs. Des choses que je voudrais oublier, d'autres sans lesquelles je ne serais plus là.
Publié le Dimanche 27 juillet 2008 à 11:50:01
Par Dr. J
Humeur : Maussade

Non, ce n'est pas du maquillage.

Je me suis toujours senti Unique, non pas dans le sens de "Rare", "Recherché", "Parfait", mais plutôt dans le sens "Seul dans ce que je fais".
C'est vrai, après tout, quand j'y repense, en primaire, j'étais bien seul, à rien foutre à la récré où à aller à la BCD pour dormir.
Il est vrai aussi que j'étais bien seul quand j'ai débarqué à Peiresc.
Aujourd'hui encore, je suis à nouveau seul à rester négatif quoi qu'il advienne. Je suis encore seul à m'écarter des "normes" vestimentaires de mon âge, avec mes costumes, mes chemises et mes chaussures de vieux con.

Je suis seul et c'est tant mieux. Avant, enfin il y a quelques mois, avant justement ce 5 Février (Merci Mathilde, en fait, au final, c'est un peu à elle que je dois cette évolution, même si ça s'est soldé par un passage en psychiatrie), j'étais encore... dans l'erreur. Je vivais un peu au jour le jour, j'étais une pâle copie de tout ce groupe auquel je m'identifiais, gothique, T-Shirts Marilyn Manson, etc. Des comme moi, il y en avait trop pour que je pense à moi et non aux autres. Sauf que depuis ce jour, j'ai commencé à m'habituer aux habits qui me vieillissent, aux tenues de mariage, etc. Et même si je suis bien encore seul, je ne m'en plains pas, mais alors pas du tout, non, je vis pour moi et pas pour les autres, en y réfléchissant.

On m'a récemment reproché un défaut qui était valable il y a quelque temps aussi, ma sensibilité quant aux critiques. Et bien justement, je peux affirmer à la terre entière que maintenant, je suis capable de prendre tout ce que je veux dans la tronche, je sais ce que je suis mieux que tout le monde, et je sais juger moi-même si ce que je fais est bien ou pas. Je ne me plains plus des critiques, j'admets ou j'ignore, la seule chose que je ne peux pas encaisser, c'est qu'on les diffuse dans mon entourage sans me le dire en face, haut et fort, aussi fort qu'on le pense, je répète à tous ceux qui ont quelque chose à dire qu'ils n'arriveront jamais à me faire du mal, et qu'ils peuvent me dire tout ce qu'ils veulent.
En fait, là pour l'instant ça s'adresse à une seule personne quasiment, mais je sais bien qu'il y en aura d'autres, évidemment.

Publié le Samedi 26 juillet 2008 à 19:33:35
Par Dr. J
Humeur : Souriante
Il y a de l'optimisme caché dans le pessimisme... voici un exemple concret, avec les termes les plus simples possibles:

Je dis "Ca marchera pas".

Suites:
-1 -> En effet, ça ne marche pas. Je dis "J'avais raison, c'était prévu";
-2 -> Finalement, ça marche. Je dis "Ah, j'avais tort mais c'est tant mieux".

Dans les deux cas, pas le moindre petit regret.


Alors que...


Je dis "Ca marchera"

Suites:
-1 -> En effet, ça marche. Je dis "J'avais raison, c'était prévu."
-2 -> Finalement, ça marche pas. Je dis "Ah, j'avais tort, et ça ne m'arrange même pas."

Dans un des deux cas, il y a de la déception.

Publié le Samedi 26 juillet 2008 à 15:55:43
Par Dr. J
Humeur : Au secours !

Ce phénomène devient insupportable. Je peux le décrire, mais pas l'expliquer, et encore moins y remédier.

Je vais essayer de tout décrire avec ce petit "scénario":

Il n'y a rien de plus normal que d'aller combler un manque (qui est un des sentiments les plus importants, d'ailleurs, ma première dépression était due à une absence de manque, d'envie, de besoin) matériel dans un supermarché proche, une galerie, un centre commercial... bref, un endroit où l'on trouvera son bonheur rapidement. Pour la plupart de mes connaissances, c'est tout sauf un calvaire.
Pour moi, c'est... spécial. Je ne sais pas pourquoi, mais j'aime bien me promener seul, en ville. Là, à la limite, ça passe. Mais dès que j'arrive dans un concentré de population comme Mayol, la place la Liberté, ou même un bon 40 bien rempli vers 15 heures... le mal revient.
Je ne sais pas, là, il y a un mec qui marche en face de moi, on est tous bloqués tellement on est nombreux, le mec s'approche de moi, et mon poing gauche se referme, se crispe, et j'ai une envie, une sorte d'appel qui, si je m'écoutais vraiment et si je n'avais pas une éducation et un recul suffisants, me pousserait à envoyer un violent coup à cet homme.
Et pourquoi est-ce que cette vieille me regarde comme ça, assise en face de moi, alors que je viens à peine de m'installer ? Elle n'a pas ses propres gosses à regarder ? Ou alors me connait-elle déjà sans que je le sache ? Ai-je une si mauvaise réputation ? C'est parce que j'ai un costard ? On veut me faire croire qu'il n'y a que moi qui ai découvert qu'une boutique Zara avait ouvert à Mayol, avec des chemises et des costumes, et que je suis le seul à y être allé ? Non. Je ne sais toujours pas, je sais juste que je suis observé, et que ces regards poussent forcément à réflexion leurs auteurs, ce qui me perturbe gravement. Qu'est-ce qu'il pense ? Qu'est-ce qu'elle pense ? A quoi peuvent-ils tous bien penser ?!? Est-ce qu'ils jugent ? Est-ce qu'ils caricaturent ? Vont-ils en parler entre eux ? Oui, ils parlent. Ils parlent entre eux, mais le hasard fait bien les choses, je suis trop loin pour les entendre, et ils ne parlent pas fort. Ce qui me force à deviner ce qu'ils disent. Et, je suis incapable d'imaginer qu'ils disent du bien de moi.

Je déteste voir tout ce monde, ces gens, ces têtes, ces êtres qui respirent, parlent, crient, bougent dans le même espace que moi, j'ai envie de disparaitre subitement dans ces situations, de me volatiliser, ou au contraire de tous les anihiler, d'un coup, être seul là où je vais.
Une ville déserte, voilà l'endroit où je voudrais habiter. Un endroit vide de toute population sur des kilomètres de diamètre. Pas une forêt ou un désert, non, une ville, avec ses constructions classiques, ses rues, ses boulevards, mais exempte de toute créature pourvue d'esprit, de pensée et d'intelligence. Seul, seul à penser, sans avoir à penser aux pensées des autres. (Prix nobel de la phrase pourrie et répétitive 2008)

Comment expliquer tout ça ? J'en sais rien. Les conséquences ? Je ne suis pas médecin, je ne vais pas commencer à faire mon propre diagnostic...
Publié le Vendredi 25 juillet 2008 à 06:06:06
Par Dr. J
Humeur : Souriante



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