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Publié le Samedi 27 décembre 2008 à 11:52:34
Par Dr. J
Humeur : Maussade
La puissance avec laquelle l'imperceptible réel attire l'homme est un phénomène des plus surprenants.

Malheureusement pour la pauvre bête, ce réel a trouvé le meilleur moyen de se défendre et de garder en toutes circonstances ses distances avec l'humain. En effet: plus la volonté de réel est grande, plus il s'éloigne, se brouille et devient au final encore moins perceptible (mais pourrions-nous parler de "degrés de réalité" ?). A partir du moment même où nous prenons le risque de nous y croire, nous nous en voyons –si notre lucidité nous le permet, ce qui n'est pas toujours le cas– écarté, refoulé: l'ingénieux mécanisme n'a aucune faiblesse sur ce plan là.
Et plus cette croyance en la réalité sera forte de la part du pauvre homme, plus grande sera la distance. Le malheureux se verra pourvu de son propre réel, son monde et ses explications crées de toutes pièces par son esprit perdu. Il sera captif de son idée –mais en déclarant cela, je suis conscient d'être captif de la mienne, à bon entendeur. Les nazis n'étaient proches que d'une réalité qu'ils avaient édifiée eux-mêmes, et ne concevaient plus aucune opinion extérieure à la leur (et c'est bien ce dernier détail qui me pousse à dire qu'ils étaient bien loin de la vérité de l'epèce humaine toute entière, bien qu'en écrivant cela je me rabaisse
instinctivement à leur niveau).
J'arrête ici les plus admiratifs envers ce genre d'explications: admettre que les lignes précédentes sont plus proches de la réalité que toutes les doctrines et idéologies connues jusqu'à présent serait l'erreur ultime.
Au contraire, le moyen de ne pas s'écarter de ce but –et certainement pas de s'en approcher, je ne fais que le répéter– est de le considérer comme intouchable, impalpable et translucide. A commencer même pas mes écrits, ici l'objectif n'est pas de remettre en question toutes les philosophies –qui, si elles ne touchent pas plus au réel que moi, n'en sont pas moins pour certaines agréables à explorer–, mais plutôt de comprendre un sens plus "global" dans une telle description du sujet: personne n'atteindra le réel en le voulant.
Ceux qui se risquent à suivre mes tergiversions de jeune adolescent de quinze ans à la lettre pourront conclure que la volonté d'irréel mène au réel. Mais hélas il n'en est rien, du moins rien de plus qu'ailleurs, je le répète. En me risquant dans le gouffre manichéiste, je ferai ici intervenir l'opposition –supposée bien entendu, car je ne condamnerai pas mon idée à une telle erreur– entre le réel et l'irréel: la "volonté d'irréel" devrait s'interpréter comme l'envie de faux et d'erreur, dans ce cas. Mais, comment définiriez-vous le faux, en sachant que vous ne pouvez en aucun cas toucher au vrai ? En courant après l'erreur, vous poursuivriez la vérité masquée par cette opposition –que je remets d'ailleurs en question, l'exemple vient juste d'être donné.

*

J'avoue sans peine avoir mis du temps à saisir que je ne suis pas réel. La bouée m'a été lancée dès le mois de Mai dernier, mais je ne l'ai pas tout de suite saisie. J'ai d'abord préféré, comme tous, me risquer en apné dans d'étranges idées, des visions refractées et ondulées, attirantes autant que troubles. Mais au final, la vue du fond de cet océan ainsi troublée n'a pas moins de valeur que l'observation minucieuse à travers un masque, donnant une illusion de clareté soudaine: le fond reste le même, la seule façon dont on le regarde change.

*

Pourquoi n'existé-je pas ?
Assouvissez d'abord mon Pourquoi existerais-je, pour poursuivre avec mon attroce manichéisme instinctif. Car j'ai tout de même mon propre masque, j'ai ma vision des choses, à mettre sur un pied d'égalité auprès des autres pour éviter de me rabaisser au niveau de certains prétentieux.
Si j'osais me croire réel, j'imaginerais alors percevoir le réel. Mais je ne suis pas aussi arrogant et orgueilleux que d'autres. Ces mêmes êtres que je dénonce ont besoin de se sentir réels, ils vivent en s'imaginant qu'ils existent. Ils n'ont jamais vu ce qu'il y a derrière ce mur nommé Existance. Moi non-plus.
C'est pour celà que je n'existe pas. Il n'y a pas de fumée sans feu, et cela s'applique à toutes nos notions. Aux miennes y compris...
Publié le Vendredi 26 décembre 2008 à 21:19:20
Par Dr. J
Humeur : Gaie

Face d'androgyne, chemise studio, ongles droits trop longs, chaussures de cow-boy: pas de doute, c'est pas une copie, celui-là.
*Agréé par l'Académie du Ridicule*


Lâg MG200 - Sunburst et nacré, micros Lâg, chevalet Wilkinson, vibrato anonyme, manche de pro. Son de rêve.
Vox AD50VT - Jusqu'à 50 Watts de son pur et bien traité. 11 émulations d'amplis, 11 combinaisons d'effets eux-mêmes personalisables, possibilité de stockage de 2 effets dans la mémoire de la bête...



Joyeux Noël à tous mes lecteurs ! Clin d'oeil
Publié le Mardi 02 décembre 2008 à 18:23:50
Par Dr. J
Humeur : Souriante


Cet album fait partie, avec Dark Side Of The Moon et Wish You Were Here, de mes disques préférés de Pink Floyd. Une vague approche du rock/métal avec One Of These Days, puis quelques chansons assez douces et parfaitement rythmées... pour terminer sur Echoes, LA chanson, LE moment de bonheur final. Les gestionnaires de Deezer n'ont malheureusement pas mis la bonne version de la chanson, qui dure normalement 23 minutes et 30 secondes. Ils ont mis à la place de l'originale une version raccourcie, créée pour pouvoir tenir dans le Best Of du même nom. Mais l'effet reste le même, l'esprit global du groupe y est, et c'est ce qui compte.
Publié le Samedi 29 novembre 2008 à 21:13:40
Par Dr. J
Humeur : Maussade


One of these days I'm going to cut you into little pieces.
Publié le Lundi 17 novembre 2008 à 22:25:09
Par Dr. J
Humeur : Maussade
Pourquoi Je. ?
Plusieurs raisons. Trop de raisons. Les tiennes, les vôtres, les miennes, les nôtres.

~L'origine de la première personne du singulier... un fameux problème. Le besoin de se décrire tel qu'on se voit soi-même. Car on peut se décrire de façon objective, il suffit de se taire, tout simplement. Laisser les autres juger sa personne telle qu'elle est sans passer par une description auxiliaire, la voilà, l'objectivité. Mais on a besoin, J'ai besoin de me décrire comme je me vois. C'est humain, cet instinct, aussi bien de se mettre en valeur que de se critiquer soi-même, mais surtout d'émettre n'importe quel type de jugement sur soi. En plus de vivre, penser et faire, l'humain a besoin de le dire.

~Même Je est un personnage à part entière dans la vie de celui qui le prononce. Car, chez une même personne, il y a Je, celui dont il parle, celui auquel il attribue tous les actes mentionnés dans les phrases qui le contiennent, et la personne en elle-même, qui se contente d'agir. Ils sont parfois plus ou moins différent. Chez certains mythomanes, le Je est un modèle, un être aux aventures uniques et grandioses, alors que la vraie personne n'est qu'un banal numérateur parmi 6 milliards d'autres. Il est important de toujours distinguer Je de soi-même. Même en écrivant des lignes comme celles-là. Il serait d'ailleurs grammaticalement incorrect de conjuguer les verbes accordés à Je à la troisième personne, mais dans le cas de ce texte, ce serait une bonne démonstration.

~Ainsi, par le titre de la plupart de mes blogs et autres groupements d'écrits tous aussi inutiles que distrayants, "Je laisse au lecteur le loisir de le juger lui même"



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