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Publié le Vendredi 15 août 2008 à 12:17:38
Par Dr. J
Humeur : Maussade
Publié le Jeudi 14 août 2008 à 06:06:06
Par Dr. J
Humeur : Maussade
Le passage d'un monde à l'autre, quelque part. Car, même si physiquement, nous vivons tous dans le même espace, mentalement, on ne peut vivre que dans ce que l'on interprète, et à chacun son interprétation du monde qui l'entoure. Et c'est cette "formulation" qui change fortement lors de cette période de la vie. Le monde reste le même, celui qu'on a connu depuis le début. Mais la vision se déforme. Au début, on a l'impression d'y voir plus précisément, de sortir d'un rêve, d'un mensonge, ou de toute autre chose floue. On a ce même sentiment que celui qu'on a après une mauvaise blague, après s’être fait roulé, on se dit des "Comment ai-je pu", et vu qu'on se sent victime de quelque chose, on a un besoin de vengeance. Je vais me permettre d'avancer que l'adolescence et la schizophrénie sont extrêmement liés. Les adolescents, tout comme les schizophrènes, ne veulent pas admettre ce qu'ils sont, et ne s'en rendent même pas compte. Ils ont leurs normes, celles qui ont changé lors de ce passage. Ils se considèrent "Eux-Mêmes", "Normaux", et pensent que c'est le monde qui les entoure qui disfonctionne depuis le début, du moins depuis qu'ils ont eu ce sentiment de découverte, comme s'ils avaient troué un décor en carton qu'on leur aurait mis devant les yeux pour se rendre compte qu'il y a autre chose derrière. Ce n'est pas pour rien que la schizophrénie se détecte chez un sujet vers l'adolescence. Cette maladie en est l'extension, l'exagération. Il y a tellement de symptômes liés... Le besoin d'être unique. Ce besoin de sortir des rails, des routes, d'aller jusqu'à dire que les routes n'existent plus. Ce besoin de faire une rupture avec le monde réel... il est ressenti par l'adolescent comme par le schizophrène. Le schizophrène aura ses propres règles, il aura son monde, son mode de vie, ses actes qu'il jugera bien et mauvais, ses idées qu'il interprètera comme normales et insensées. Il en est de même pour l'adolescent, il cherchera à innover, à sortir du "normal" qu'il connaissait jusqu'à présent. Mais, en temps normal, il n'aura pas vraiment la force de trouver tout seul sa propre unicité. Il ira chercher d'autres gens qui sortent des normes. des stars, des fous, ou même ses amis, eux aussi pris dans ce piège, cette même recherche d'authenticité qui les poussera à se rendre compte qu'ils sont tous les mêmes, à l'arrivée. L'un copiera l'autre pour ne pas faire comme celui-ci, chacun trouvera moyen de se défendre contre l'exaspération des parents, des adultes en général, ou même d'autres adolescents qui auront choisi un autre mode, une autre voie vers la différence. Et surtout, le besoin d'être quelqu'un d'autre. Le besoin de croire qu'on a changé. Comme l'adolescent, le schizophrène s'invente des personnalités. Il s'imagine des identités, des vies. Il est comme le joueur du jeu vidéo, il choisit son personnage, et s'identifie à lui. L'adolescent dira "J'ai changé, voyez-vous, je ne suis plus le même, ça c'était du passé". Il se sentira dégoûté de ce qu'il était, je l'ai déjà dit, il aura l'impression d'avoir été dupé, roulé. Et il voudra tout brûler, écraser, faire disparaître, tout son passé, ses anciennes normes justement, son ancienne personnalité. Le besoin de vengeance cité au deuxième paragraphe s'assouvira lui aussi, par le fait de chercher toute forme de contrainte, de règle, de norme encore une fois, pour taper dedans. Pour dire d'aller contre le courant. Pour se sentir unique, à nouveau (tous ces paragraphes sont liés, il est dur de faire une distinction entre ces symptômes), pour dire de "Ne pas faire comme les autres". Quels autres ? Les adultes, les jeunes enfants, enfin tous ceux dont ils suivaient la route auparavant. Besoin de révolte, de se rebeller, de se sentir Criminel et non Victime, par une crainte, la crainte de se perdre dans tout se monde, de devenir anonyme. Mais, si les adolescents réfléchissaient profondément, ils verraient bien que, à force de tous avoir le même but, de tous vouloir faire différemment, ils font tous pareil au point qu'on a inventé le mot adolescence, ils prennent tous un même chemin pour dire de ne pas en prendre, mais s'ils prenaient un peu de recul (chose qu'ils n'ont absolument pas, ils vivent dans l'instant, ça fait partie de leur jeu de l'unicité), ils verraient bien qu'à leur âge, pour être unique, il suffit de faire comme les adultes, les enfants, de rester ce qu'on a toujours été et de ne pas tomber dans le piège... Tous ces paragraphes décrivent les différentes facettes d'une même chose, ils ont tous un sens lié, mais on ne peut les réunir en un seul mot, c'est une entité divisée en morceaux inséparables et impossibles à réunir en même temps. J'ai 15 ans. J'avoue être dans ce piège. Et j'avoue qu'il y a quelques temps, j'étais dedans aussi, mais encore plus. Aujourd'hui, j'ai abandonné cette quête de l'unicité. Je fais comme je fais, je m'habille de façon à me plaire avant tout, et non en conséquence de la mode. Je ne cherche plus non-plus de modèle de personnalité, je pense à ma façon, avec une interprétation dont je suis victime et non acteur, en effet je ne décide plus la façon dont je vois le monde, je me laisse aller et je regarde ce que ça donne. Un avenir rempli de belles choses, car je n'ai plus envie de le modifier, je ne veux plus faire de vœux, je veux juste voir ce qui se passe en temps normal. Et faire avec. Amoureusement aussi. J'ai appris un truc spécifique à mon cas, je ne dois pas "faire de vœux" dans ce domaine non-plus, l'amour c'est le génie du mal, quand on formule un souhait il en fait l'inverse. Autant ne rien demander.
Publié le Mercredi 13 août 2008 à 12:39:09
Par Dr. J
Humeur : Maussade
C'était l'époque de la vraie musique, du vrai poète, et des vrais sens cachés. Nous ne reviendrons pas dans le passé. Mais nous pouvons toujours ramener le passé dans le présent.
La suite de cette chanson est ici. Et je préfère vous dire que c'est pas mieux que la fin de celle-là, déjà bien tragique pour le héros... Ground Control to Major Tom Ground Control to Major Tom Take your protein pills and put your helmet on Ground Control to Major Tom Commencing countdown, engines on Check ignition and may God's love be with you Ten, nine, eight, seven, six, five Four, three, two, one Liftoff This is Ground Control to Major Tom You've really made the grade And the papers want to know whose's shirts you wear Now it's time to leave the capsule if you dare This is Major Tom to Ground Control I'm stepping througn the door And I'm floating in a most peculiar way And the stars look very different today For here Am I sitting in a tin can Far above the world Planet Earth is blue And there's nothing I can do Though I'm past one hundred thousand miles I'm feeling very still And I think my spaceship knows which way to go Tell my wife I love her very much she knows Ground Control to Major Tom Your circuit's dead, there's something wrong Can you hear me Major Tom ? Can you hear me Major Tom ? Can you hear me Major Tom ? Can you ... ...Here am I floating around my tin can Far above the Moon Planet Earth is blue An there's nothing I can do...
Publié le Mardi 12 août 2008 à 12:00:00
Par Dr. J
Humeur : Ironique
Cette chanson est une de mes préférées du l'album Studiolive de Katerine. Dans l'album Robots Après Tout, elle est moins bien à mon goût, mais les deux sont correctes donc je les poste tout de même.
je suis assez tordu pour arriver à dire qu'il y a un message politique dans ces paroles. "C'est un pauvre mec / Il est impec' -> Moi j'aime ce mec"
Publié le Mardi 12 août 2008 à 10:55:24
Par Dr. J
Humeur : Gaie
Fiennes... Village perdu vers Guînes... Mais, en dehors de cette coupure avec le monde, la région est tout simplement Parfaite pour faire mes footings. J'en ai fait que deux depuis le début, mais à chaque fois que j'en fais un l'envie me prend d'en faire un autre le lendemain même, donc je vais augmenter la cadence. Surtout que j'ai appris récemment que, sans le savoir, lors des Régionales du 1000m, j'aurais fini 9ème sur 20 (ce n'est pas encore top, mais je m'attendais à bien pire à vrai dire), et surtout, surtout, j'aurais battu mon ancien record de 2 minutes 58 secondes avec un temps de moins de 2 minutes 55 secondes, chose à laquelle je ne m'attendais pas: en effet, en général, quand je bats mon ancien temps, ça se solde par un malaise à l'arrivée à la ligne, mais là, il me semble qu'à la fin de la course, mis à part mes crampes partout (pourtant j'avais bien bu), j'étais en assez bon état, j'en avais donc déduit que je ne m'étais pas surpassé... Enfin bon, toujours est-il qu'après cette compétition, j'ai passé plus d'un mois sans faire de footing... et la reprise s'est faite à Fiennes. Mon grand-père m'a proposé de me suivre à vélo, et c'est ce qu'il a fait. J'ai démarré à un rythme que je trouvais correct: mon Ancien rythme de footing, celui que j'avais quand j'étais encore très chaud, quand j'en faisais un tous les deux jours. J'ai tenu jusqu'à la ferme des peupliers, donc environ 3 km, ce qui est assez court. D'après mon grand-père, j'allais de 11 à 12 km/h, et dans les montées il avait eu du mal à ma suivre (je l'avais remarqué d'ailleurs). Une fois à la dite ferme, je me souviens d'une nausée horrible, une envie de vomir mon bol de lait (seule chose que j'avais dans l'estomac à cet instant précis), mais je me suis retenu, j'ai repris mon souffle, et je suis rentré avec mon grand-père à la marche "rapide". Conclusion: l'utilisation du bon vieux rythme de 12 à 15 km/h n'est pas prohibée à vie, mais juste le temps d'une reprise. Second essai, bien mieux que le précédent, mais au même rythme, en fait. J'ai tenu l'aller et le retour, et c'était comme un rêve. Imaginez cette région, enfin non, vous n'aurez pas besoin d'imaginer (c'est trop beau pour être le fruit de l'imagination humaine), voici une photo:  J'explique: La petite tour qu'on voit là-bas, c'est l'émetteur du Mont de Fiennes, puis en dessous, une petite partie de Fiennes (le reste est caché par le relief), et à gauche, on ne la voit pas (encore à cause des collines) mais il y a une route, et c'est cette route qui me sert de parcours. D'autres photos sont maintenant disponibles ici.
La région peut vous paraître plate, mais en réalité, toutes ces petites collines font un effet de "vagues" sur le paysage, et les routes qui les traversent en subissent les conséquences: sur une ligne droite de 5 kilomètres, il y aura en général 5 montées/descentes alternées lors du passage d'un plateau à l'autre, ou d'une colline à la suivante. Et j'étais là, de bon matin, avec mon grand-père derrière à vélo. Il faisait froid, très froid, mais j'étais torse nu, en short, et j'étais dans ma course, c'est indescriptible, j'ai l'impression de courir sur un océan de champs et de petits monts, tantôt je sombre entre deux d'entre eux, tantôt je remonte et je me retrouve avec un panorama comme celui-ci (enfin mieux, même, car la qualité de cette photo est médiocre), et je le vois qui défile, comme porté par le vent. Les conditions sont parfaites, je le répète, il n'y a pas trop de chaleur, il pleut assez souvent, la route n'est ni trop plate, ni trop escarpée, il n'y a AUCUNE voiture (ça fait quand même deux fois que je fais 7km et que je n'en ai pas croisé une seule), et l'air est respirable, et frais.
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