Fiennes... Village perdu vers Guînes...
Mais, en dehors de cette coupure avec le monde, la région est tout simplement Parfaite pour faire mes footings.
J'en ai fait que deux depuis le début, mais à chaque fois que j'en fais un l'envie me prend d'en faire un autre le lendemain même, donc je vais augmenter la cadence.
Surtout que j'ai appris récemment que, sans le savoir, lors des Régionales du 1000m, j'aurais fini 9ème sur 20 (ce n'est pas encore top, mais je m'attendais à bien pire à vrai dire), et surtout, surtout, j'aurais battu mon ancien record de 2 minutes 58 secondes avec un temps de moins de 2 minutes 55 secondes, chose à laquelle je ne m'attendais pas: en effet, en général, quand je bats mon ancien temps, ça se solde par un malaise à l'arrivée à la ligne, mais là, il me semble qu'à la fin de la course, mis à part mes crampes partout (pourtant j'avais bien bu), j'étais en assez bon état, j'en avais donc déduit que je ne m'étais pas surpassé...
Enfin bon, toujours est-il qu'après cette compétition, j'ai passé plus d'un mois sans faire de footing... et la reprise s'est faite à Fiennes.
Mon grand-père m'a proposé de me suivre à vélo, et c'est ce qu'il a fait. J'ai démarré à un rythme que je trouvais correct: mon Ancien rythme de footing, celui que j'avais quand j'étais encore très chaud, quand j'en faisais un tous les deux jours. J'ai tenu jusqu'à la ferme des peupliers, donc environ 3 km, ce qui est assez court. D'après mon grand-père, j'allais de 11 à 12 km/h, et dans les montées il avait eu du mal à ma suivre (je l'avais remarqué d'ailleurs). Une fois à la dite ferme, je me souviens d'une nausée horrible, une envie de vomir mon bol de lait (seule chose que j'avais dans l'estomac à cet instant précis), mais je me suis retenu, j'ai repris mon souffle, et je suis rentré avec mon grand-père à la marche "rapide". Conclusion: l'utilisation du bon vieux rythme de 12 à 15 km/h n'est pas prohibée à vie, mais juste le temps d'une reprise.
Second essai, bien mieux que le précédent, mais au même rythme, en fait. J'ai tenu l'aller et le retour, et c'était comme un rêve. Imaginez cette région, enfin non, vous n'aurez pas besoin d'imaginer (c'est trop beau pour être le fruit de l'imagination humaine), voici une photo:
J'explique: La petite tour qu'on voit là-bas, c'est l'émetteur du Mont de Fiennes,
puis en dessous, une petite partie de Fiennes (le reste est caché par le relief),
et à gauche, on ne la voit pas (encore à cause des collines) mais il y a une route, et
c'est cette route qui me sert de parcours.
D'autres photos sont maintenant disponibles ici.
La région peut vous paraître plate, mais en réalité, toutes ces petites collines font un effet de "vagues" sur le paysage, et les routes qui les traversent en subissent les conséquences: sur une ligne droite de 5 kilomètres, il y aura en général 5 montées/descentes alternées lors du passage d'un plateau à l'autre, ou d'une colline à la suivante.
Et j'étais là, de bon matin, avec mon grand-père derrière à vélo. Il faisait froid, très froid, mais j'étais torse nu, en short, et j'étais dans ma course, c'est indescriptible, j'ai l'impression de courir sur un océan de champs et de petits monts, tantôt je sombre entre deux d'entre eux, tantôt je remonte et je me retrouve avec un panorama comme celui-ci (enfin mieux, même, car la qualité de cette photo est médiocre), et je le vois qui défile, comme porté par le vent. Les conditions sont parfaites, je le répète, il n'y a pas trop de chaleur, il pleut assez souvent, la route n'est ni trop plate, ni trop escarpée, il n'y a AUCUNE voiture (ça fait quand même deux fois que je fais 7km et que je n'en ai pas croisé une seule), et l'air est respirable, et frais.



