Note importante: ce texte est un de mes premiers essais. Je le laisse en ligne par respect de mes débuts, mais j'admets qu'aujourd'hui je le trouve d'une médiocrité... digne de moi.
Chaque Être Humain a son esprit, un esprit qui lui est propre. Et comme je l'avais expliqué dans l'article sur l'adolescence, c'est l'état de l'esprit qui influe sur la perception du monde qui nous entoure. Je le répète, car j'en suis persuadé (donc parce que je l'interprète ainsi), mais le monde est le même pour tous, nous vivons tous dans le même cadre spatio-temporel. Et ce monde n'est pourtant pas toujours interprété de la même manière par tous, à en juger par quelques exemples, dont les idéologies, les religions, les mentalités en général...
Dans l'article mentionné plus tôt, j'affirmais que l'adolescence et la schizophrénie étaient étroitement liés. Et bien ici, c'est la même chose mais de façon globale, la schizophrénie est en fait l'exagération de l'esprit humain. "Nous sommes tous schizophrènes"... cette citation est fausse. Il est évident que nous ne souffrons pas tous de cette rupture avec le monde réel. Enfin si, nous en souffrons, mais pas tous au même degré.
Nous avons donc tous une façon de penser qui nous est propre. Il arrive bien sûr que plusieurs personnes aient à peu près les mêmes idées, la même interprétation des choses.
Je vais utiliser mes termes pour m'y retrouver, ils ne sont pas très compliqués à comprendre. Au lieu de "Façon de penser", "Idéologie", "Mentalité", j'utiliserai le mot Monde, dans le sens d' "Interprétation spécifique du monde réel".
Il existe beaucoup de mondes, dans nos esprits, nous avons tous notre propre monde, celui que l'on voit tous les jours, celui dans lequel on se sent vivre. Et, une personne qui vit dans son monde sera naturellement menée à en trouver d'autres, qui elles auront une autre vision des choses, un autre monde, une autre idéologie. Chacune des deux jugera le monde de l'autre comme "imaginaire", ou même "inexistant". Car, comme chez les schizophrènes, lorsque nous vivons dans notre monde, dans notre interprétation, nous n'en sommes pas conscients, nous pensons que le monde que nous voyons est le monde réel, celui que tout le monde devrait voir.
Je vais essayer de démontrer cela avec un exemple que j'ai créé, qui n'est pas vraiment parfait, mais qui donne "à peu près" une synthèse de ma théorie.
"Qu'en pensez-vous, de quelle couleur est la pomme ?"
L'un répond qu'elle est verte, et l'autre qu'elle est rouge. La confusion apparaît donc dès le début. Mais chacun a du mal à croire que l'autre est sérieux, car ils voient tous les deux la pomme d'une couleur différente. Mais le troisième, lui, la voit rouge aussi. Alors, il se met d'accord avec son semblable pour dire que c'est celui qui la voit verte qui n'est pas dans le monde réel. Il y a pourtant une erreur dans leur jugement. Aucun des trois n'est dans le monde réel. Ils sont tous les trois dans leur propre interprétation, il y en a deux qui ont la même, certes, mais ça n'empêche que la pomme est la même pour les trois, et que chacun la voit à sa façon, chacun a "raison" pour lui-même."
Cet exemple est faussé par la science qui amènera à montrer qu'un des deux partis est atteint d'un disfonctionnement visuel, mais pas forcément celui que l'on croit. Mais, le sens reste, car cet exemple se retrouve souvent, partout.
La religion, les goûts, les plaisirs, les idées, les envies, sont d'autres exemples.
Et dans toutes ces situations, on a tendance à penser que la meilleure chose à faire, c'est de rester sur ses positions et de juger la personne qui vit dans un autre monde que le sien comme "en tort", "anormale", "stupide", etc.
J'ai pourtant une autre solution, qui mène plus loin.
Au lieu de rester dans son propre monde, il suffit d'en sortir, et d'essayer de se mettre à la place de l'autre, de le mettre sur un pied d'égalité et de voir à travers ses yeux. Il suffit de supposer que l'on a faux et que l'autre a raison, juste un instant, essayer de dire "et si c'était lui qui avait raison", ou même sans parler de meilleure interprétation, avouer que notre monde, notre vision, n'est pas plus proche de la réalité que celle de celui qu'on critique, il faut comprendre que nous sommes tous dans l'erreur, quelque part, nous avons tous un défaut de vision, de compréhension, il ne faut pas rester "enfermé" dans son propre monde, car sinon, on ne sait même plus qu'on y est coincé, on ne ressent plus le besoin d'en sortir, et on reste bloqué, à affirmer que tous les mondes extérieurs au notre sont faux, et que seule notre vision des choses est crédible.
Regardez-moi: j'ai 15 ans et je parle de Génocide Total, j'ai 15 ans et je critique Morsay et Truand 2 la Galère, j'ai 15 ans et j'ai déjà mon monde, mes idées propres. et bien j'admets, devant tous, que mes idées, mes pensées, mon interprétation, etc, ne sont pas plus proches de la réalité que celles des autres. C'est ainsi. Nous vivons Tous dans l'erreur, mais dans une erreur différente, et le seul moyen de se rapprocher du monde réel, c'est d'admettre que nous ne sommes pas dedans.



