Pourquoi Je. ?
Plusieurs raisons. Trop de raisons. Les tiennes, les vôtres, les miennes, les nôtres.
~L'origine de la première personne du singulier... un fameux problème. Le besoin de se décrire tel qu'on se voit soi-même. Car on peut se décrire de façon objective, il suffit de se taire, tout simplement. Laisser les autres juger sa personne telle qu'elle est sans passer par une description auxiliaire, la voilà, l'objectivité. Mais on a besoin, J'ai besoin de me décrire comme je me vois. C'est humain, cet instinct, aussi bien de se mettre en valeur que de se critiquer soi-même, mais surtout d'émettre n'importe quel type de jugement sur soi. En plus de vivre, penser et faire, l'humain a besoin de le dire.
~Même Je est un personnage à part entière dans la vie de celui qui le prononce. Car, chez une même personne, il y a Je, celui dont il parle, celui auquel il attribue tous les actes mentionnés dans les phrases qui le contiennent, et la personne en elle-même, qui se contente d'agir. Ils sont parfois plus ou moins différent. Chez certains mythomanes, le Je est un modèle, un être aux aventures uniques et grandioses, alors que la vraie personne n'est qu'un banal numérateur parmi 6 milliards d'autres. Il est important de toujours distinguer Je de soi-même. Même en écrivant des lignes comme celles-là. Il serait d'ailleurs grammaticalement incorrect de conjuguer les verbes accordés à Je à la troisième personne, mais dans le cas de ce texte, ce serait une bonne démonstration.
~Ainsi, par le titre de la plupart de mes blogs et autres groupements d'écrits tous aussi inutiles que distrayants, "Je laisse au lecteur le loisir de le juger lui même"



