La large victoire de son parti, l’UMP, aux élections européennes donne à Nicolas Sarkozy une grande latitude pour procéder au remaniement attendu, qui lui permettra à la fois d’éliminer les maillons faibles de l’équipe gouvernementale et poursuivre l’ouverture.
L’élection du ministre du Travail Brice Hortefeux, l’un des fidèles collaborateurs du chef de l’État (dans la circonscription du Massif central-Centre), pourrait quelque peu perturber ses plans, même s’il est très peu probable qu’il s’en sépare.
Pour le calendrier, « rien ne presse », dit-on à Matignon.
Selon plusieurs sources gouvernementales, la modification de l’attelage de l’exécutif ne devrait pas intervenir cette semaine mais tous s’accordent pour l’envisager plutôt d’ici la fin juin.
Une chose est sûre : sauf énorme surprise, François Fillon devrait rester aux commandes.
Tout au long de la campagne, il s’est affirmé comme le véritable chef de la majorité.
Autre fait acquis : Nicolas Sarkozy devra remplacer deux de ses ministres élus dimanche, la garde des Sceaux Rachida Dati et Michel Barnier à l’Agriculture.
Le chef de l’État va parler de tout ça dans les prochains jours", affirme l’un de ses proches.
Même si le jeu reste très ouvert, quelques ministres semblent menacés comme Christine Boutin (Logement) ou Roger Karoutchi (relations avec le Parlement), affaibli par sa défaite aux primaires pour les régionales.
L’importance du score de l’UMP pourrait donner « une prime » aux ministres « clairement identifiés de droite » ou aux sarkozystes historiques à l’image du député-maire de Nice Christian Estrosi qui pourrait hériter d’un secrétariat d’État à la sécurité publique, relèvent des conseillers d’un ministre.
Désireux de quitter son poste à l’Éducation, Xavier Darcos pourrait hériter de la Justice.
Fanch
[source Reuters][source AFP][source La Tribune][Source Les Echos][Source Leparisien][Source libération][Source LesInfos.com]










