A l’issue du Conseil européen, vendredi 30 octobre, le président Nicolas Sarkozy s’est déclaré satisfait des avancées de la réunion avec ses homologues.
« L’Europe ira unie et déterminée » à Copenhague, a-t-il dit.
Il s’est par ailleurs félicité de l’inclusion d’un « mécanisme aux frontières » dans les conclusions.
« C’est la première fois que ce mécanisme est mentionné dans les conclusions », s’est-il félicité.
Le paragraphe 22 des conclusions du Conseil européen rappelle en effet que, selon la directive sur le système d’échange des quotas, la Commission peut proposer des solutions qui lui paraissent adéquates si elle estime que la conférence de Copenhague débouche sur un accord exposant certains secteurs à des « fuites carbone ».
Bruxelles pourra alors proposer la mise en place d’un « mécanisme aux frontières », si cher au président français ; mais aussi l’allocation gratuite de davantage de quotas de CO2 aux entreprises européennes.
Commentant l’échec des 27 à avancer des sommes précises pour l’aide aux pays en développement à lutter contre le changement climatique, Nicolas Sarkozy a affirmé : « En matière européenne, on avance par consensus. » Il a par ailleurs annoncé que l’Allemagne, la France et le Brésil avaient l’intention de préparer un texte pouvant « faire consensus » à la conférence de Copenhague.
Une fois le traité de Lisbonne entré en vigueur, probablement le 1er décembre, il restera aux dirigeants européens à s’accorder sur les noms des deux titulaires des postes créés par le texte. Mais le président français a refusé d’évoquer le moindre nom.
« Vous dire qu’on n’a pas parlé des noms dans les couloirs serait absurde », a-t-il toutefois concédé. Avant de confirmer implicitement que la France ne soutenait plus Tony Blair au poste de président permanent du Conseil européen : « Vous savez bien que les noms de la première vague ne sont pas les vainqueurs de la seconde. » Le président français avait été le premier dirigreant européen à appuyer la candidature de l’ancien premier ministre britannique.
Nicolas Sarkozy a annoncé que la France soutiendrait le même candidat que l’Allemagne au poste de président permanent du Conseil européen. Mais Paris et Berlin ne feront aucune annonce tant que le traité de Lisbonne ne sera pas entré en vigueur.
Les chefs d’Etat et de gouvernement devraient se réunir au cours de la deuxième quinzaine de novembre pour nommer le président du Conseil européen et le ministre des Affaires étrangères de l’UE.
Fanch
[source Reuters][source AFP][source La Tribune][Source Les Echos][Source Leparisien] [Source ZDNet France][source generation-nt.com][Source libération] [Source Espace labandep] [Source petitmonde.com][Source Arrondissement.com][Source antibes.parti-socialiste.fr] [Source numerama][Source LesInfos.com][Source Rue89]










