Les ventes de musique en France enregistrent une nouvelle baisse au premier trimestre 2009.
Rien de pire, rien de meilleur, a estimé le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) lors de sa conférence de presse de ce mardi.
« Le rythme de baisse reste compris entre 15 à 20% depuis cinq ans », a commenté Hervé Rony, directeur général du syndicat.
Bien entendu, au-delà du chiffre global du marché, il est important de voir l’évolution par type de support : les ventes physiques (singles, albums, vidéo) et les ventes numériques (téléchargement Internet, téléphonie mobile, streaming, abonnements…).
Si la première catégorie (physique) continue de voir les ventes s’effriter (-18,5% sur un an) pour tomber à 101 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, le recul est toutefois moins fort que les 23% et 25% de baisse annuelle connus aux premiers trimestres 2008 et 2007.
Si l’on compare en revanche au premier trimestre 2002, où les ventes physiques avaient rapporté 305 millions d’euros, le plongeon se porte tout de même à 67%.
Par répertoire, le Snep précise que les disques classiques et la variété francophone ont subi un repli de respectivement 16 et 26% tandis que la variété internationale a stabilisé ses revenus.
Mais ce qui ressort davantage de ce bilan trimestriel, c’est la baisse de 1% des ventes numériques avec un chiffre d’affaires de 17,6 millions d’euros (15% du marché global).
Si bien que ce marché de la musique sur mobile, qui contribuait à hauteur de 55% des ventes numériques, ne pèse plus que 30% aujourd’hui.
Selon le syndicat, un transfert de consommation s’opère entre la téléphonie mobile et les offres en « streaming » (écoute en continu) ou les abonnements, dont les 4,3 millions d’euros de chiffre d’affaires ont été multipliés par cinq en un an.
S’appuyant sur les chiffres 2008 provenant de l’IFPI, le Snep souligne également le poids de plus en plus faible de la France sur le marché mondial (tous supports confondus).
Elle s’écarte de plus en plus de l’Allemagne dont le les ventes n’ont reculé que de 4,1% grâce à une relative résistance des ventes physiques.
En revanche, en terme de ventes numériques, la France arrive en quatrième position mondiale avec 4% du marché et repasse devant l’Allemagne, les États-Unis étant largement en tête avec 47%.
Pour Hervé Rony, « le Japon est le seul pays qui parvient à substituer à son marché physique un marché numérique dynamique ».
Notons que sur ce support, la France occupe 4% devant l’Allemagne.
« Je pense que l’on aura terminé le texte Internet mercredi soir ou jeudi après-midi », a indiqué à la presse Roger Karoutchi à l’issue de la conférence des présidents qui fixe l’ordre du jour de l’Assemblée.
Fanch










