Scandaleuse, la volonté d’imposer les indemnités d’accidents du travail pénalise les victimes pour protéger les grandes fortunes.
Les députés ont voté la taxation des indemnités journalières versées au titre des accidents du travail, vendredi en commission des Finances, dans le cadre du projet de budget 2010, a-ton appris de source parlementaire.
Ce n’est pas sur les banc de la vénérable assemblée, qu’ils risquent l’accident, enfin peut-être qu’en sortant d’un déjeuner copieux et arrosé...
Les deux tiers des Français jugent injustifiée, selon le sondage organisé par la CGT, l’imposition des indemnités d’accidents du travail.
Ils ont été interrogés après que Nicolas Sarkozy en eut fait l’article à la télévision. Il n’a pas convaincu parce que la mesure est injuste et même, notait Bernard Thibault pour la CGT, « dans l’indécence la plus totale ».
Ce sont des salariés brisés par le travail, par les conditions auxquelles l’entreprise les a soumis, qui ont vu leurs revenus chuter de 40 % durant les 28 premiers jours puis de 20 % ensuite (auxquels il faut ajouter les primes perdues et les heures supplémentaires envolées), qui vont subir l’attachement si particulier que le président de la République porte aux ouvriers et à la justice.
Pourquoi ne pas imposer les indemnités de licenciement ou les dommages et intérêts obtenus en justice ? Cette taxation ne rétablira pas les comptes sociaux.
Tout juste rapportera-t-elle 150 millions d’euros, alors que la taxation des stock-options au même niveau que les revenus du travail rapporterait 3,2 milliards et que celle des parachutes dorés en tous genres ajouterait 3 milliards supplémentaires.
Les revenus financiers sont d’ailleurs soigneusement épargnés et les spéculations en tous genres ne contribuent en rien à la santé du pays, auquel le pouvoir impose d’en éponger les pertes.
Toutes les dispositions envisagées par le gouvernement portent la même marque de fabrique.
Fanch










