L’ancien-Premier ministre socialiste Michel Rocard a été nommé, en Conseil des ministres, ambassadeur de la France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Artique et antarctique, a annoncé Bernard Kouchner.
« L’Arctique, c’est 6.000 ans de tranquillité, de regard distant, poétique. Et, depuis trois ans, un basculement absolument total », a expliqué Michel Rocard mercredi à Istanbul, en marge du 5e Forum mondial de l’eau.
La banquise de l’océan glacial Arctique, composante cruciale du « thermostat » naturel qui règle le climat de la planète, a fortement rétréci ces dernières années, la calotte du pôle Nord ayant vu sa superficie diminuer constamment, déclarent des scientifiques.
La banquise saisonnière, qui est plus fine, fond l’été et se reforme chaque année à l’automne, représente aujourd’hui 70% environ du total de l’Arctique, alors que dans les années 80 et 90 elle ne constituait que 40 à 50%, ont déclaré ces chercheurs, sur la foi de nouvelles données transmises par les satellites.
Au même moment, la banquise plus épaisse, qui dure deux étés voire plus sans fondre, représente maintenant moins de 10% de la calotte polaire de l’Arctique en hiver, contre 30 à 40% dans les années 80 et 90.
Voici deux ans, encore, ce qu’on appelle la banquise pérenne (ou pluriannuelle) représentait 20%, voire plus, de la calotte hivernale.
« La calotte glaciaire joue un rôle primordial dans le climat », a expliqué aux journalistes Thomas Wagner, chef de l’équipe de glaciologues de la Nasa, lors d’une audio-conférence.
Les six superficies les plus faibles enregistrées par les satellites depuis le commencement des mesures en 1979 concernent d’ailleurs les six dernières années.
D’autres jugent cette date trop rapprochée ; en tout cas, estime Walter Meir, glaciologue à Boulder dans le Colorado, « la question n’est plus de savoir si cela arrivera, mais quand ».
Fanch
[Source wikipedia][source La Tribune][source Greenpeace]












