Ils servaient jusqu’à présent à acheter de la viande dans les boucheries-charcuteries, des sandwiches dans les boulangeries et bien sûr à payer les repas dans les restaurants.
Les tickets-restaurants vont bientôt permettre d’acheter des fruits et légumes.
Les députés ont voté un amendement en ce sens dans la nuit de lundi à mardi.
Mais déjà, de nombreuses voix « restaurateurs comme association de consommateurs » s’élèvent pour dénoncer l’extension de ce dispositif.
Si les arguments ont convaincu une majorité de parlementaires cette nuit à l’Assemblée, c’est encore loin d’être le cas chez les restaurateurs.
Ainsi pour Didier Chenet, président du syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat), cette décision dénature le principe même de l’utilisation du ticket-restaurant.
Parce que le ticket-restaurant à l’origine, destiné aux salariés qui n’avaient pas de cantine, a vite été étendu à l’achat de plats chauds, puis à la vente à emporter, y compris dans les grandes surfaces, il risque aujourd’hui de « perdre de sa spécificité » et donc de « devenir du simple papier monnaie », poursuit Didier Chenet.
Or les tickets-restaurants, « ce sont des avantages fiscaux et des avantages sociaux ».
Même levée de boucliers à l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui pointe du doigt le caractère « cosmétique » de l’amendement.
Selon lui, cette mesure ne permettrait pas à l’ensemble de la population de consommer plus de fruits et légumes.
Dans le camp des opposants, la Commission nationale des titres-restaurants, elle aussi, craint des dérives.
L’organisme habilité à distribuer des autorisations aux restaurants, aux distributeurs, boucheries, charcuteries ou traiteurs est également chargé du bon fonctionnement du système.
Fanch










