Alain Huygues-Despointes, un des békés interrogés, regrette que les historiens ne s’intéressent pas aux bons côtés de l’esclavage et explique vouloir préserver sa race.
Pour autant, Yves Jégo, le secrétaire d’État à l’outre-mer, a jugé jeudi parfaitement ignobles ces propos.
On a des lois qui interdisent ce genre de choses dans la République, a souligné Yves Jégo sur Europe 1, ajoutant que le parquet de Martinique avait ouvert une information judiciaire pour apologie de crime contre l’humanité et incitation à la haine raciale.
Les derniers maitres de la martinique (officiel)
Dans un communiqué en date du 2 février, envoyé à toutes les rédactions locales, M. Despointes affirme que ses propos ont été « sortis de leur contexte » et qu’ils ne reflétaient « en rien ses convictions profondes » sur l’esclavage, « un passé honni ».
Il présente aussi ses « sincères regrets » à ceux qui ont été « blessés ».
Pour autant, Yves Jégo, le secrétaire d’État à l’outre-mer, a jugé jeudi « parfaitement ignobles » ces propos.
Sur son site Internet, le quotidien Le Parisien met en évidence une autre conséquence des propos de l’entrepreneur : le déménagement du préfet Ange Mancini, qui a a quitté son logement - appartenant à la famille Despointes - pour s’installer à l’hôtel.
Dans le même temps, des gendarmes ont été déployés au Cap-Est, la principale zone de résidence des békés estimés entre 1 % et 2,5 % de la population martiniquaise.
Les manifestations d’hostilité contre les békés se multiplient : des appels au boycott, circulant sur Internet et par SMS, ont été lancés contre des produits commercialisés par leurs enseignes.
Les manifestations d’hostilité contre les békés se multiplient : des appels au boycott, circulant sur Internet et par SMS, ont été lancés contre des produits commercialisés par leurs enseignes. « La Martinique est à nous, la Martinique c’est pas à eux » est l’un des slogans des manifestants qui campent toute la journée sous les fenêtres de la préfecture, promettant à cette « bande de profiteurs et voleurs » de « les mettre dehors ».
Mais en ces temps de crise, le reportage n’en finit pas d’échauder les esprits, reflétant, selon l’écrivain Patrick Chamoiseau, une « animosité diffuse qu’on aurait tort de sous-estimer ».
Sur Internet, des Martiniquais ont cependant choisi de traiter cette polémique par l’humour : un site a mis en ligne une vidéo intitulée Welcome to Cap-Est, parodiant Les Derniers Maîtres de la Martinique.
Fanch










