Le patronat français souhaite l’ouverture d’un nouveau cycle de discussions et de négociations sociales avec pour priorité la question de l’emploi, alors que le chômage progresse.
Laurence Parisot, la présidente du Medef, s’est dite optimiste sur la possibilité d’une rencontre rapide entre partenaires sociaux « pour convenir ensemble d’un programme de travail » sur les conséquences sociales de la crise économique.
Patronat et syndicat s’appuieraient sur la feuille de route envoyée par le Premier ministre, François Fillon, qui leur propose de débattre de la gouvernance des entreprises, du paritarisme, de la sécurisation des parcours professionnels ou encore de la mobilité des salariés.
Au programme des partenaires sociaux, « il peut y avoir des groupes des travail pour établir des diagnostics, des groupes un peu plus élaborés pour ouvrir des vraies délibérations sociales, voire, si on considère que c’est possible, engager sur certains sujets des négociations », a précisé la présidente du Medef.
Les questions d’intéressement et de participation sont deux autres thèmes dont le Medef va devoir débattre avec les syndicats.
En mars, le président de la République l’a menacé de légiférer sur ces points s’il ne se mettait pas d’accord avec les autres partenaires sociaux.
Laurence Parisot s’est défendue en déclarant que le Medef « avait toujours fait le maximum pour inciter les entreprises à développer ces dispositifs » de participation et d’intéressement.
Elle a ajouté qu’elle était ouverte au débat mais estimait que les problèmes étaient « mal posés », faisant ainsi référence à la règle des trois tiers souhaitée par le chef de l’État (un tiers des profits pour les actionnaires, un tiers pour les salariés et un tiers réinvesti).
Concernant la suppression de la taxe professionnelle annoncée par le gouvernement, Laurence Parisot a souhaité qu’elle se fasse « sans nouveaux impôts » et a suggéré aux collectivités locales de « travailler sur des gains de productivité ».
Enfin, la présidente du Medef, tout en se montrant particulièrement prudente sur l’évolution de la conjoncture économique dans un futur proche, a estimé « entrevoir des micro-signes positifs ».
Elle a jugé que l’économie avait « atteint un plancher » et qu’il « faut intégrer l’idée qu’on ne retrouvera pas les rythme de croissance » connus avant la crise, à moins d’être « capables d’inventer de nouveaux secteurs d’activités, de nouveaux produits, de nouveaux services ».
Fanch
[source Reuters][source AFP][source La Tribune][Source Les Echos]










