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Mon bloc perso.
Pourvu que ça dure !
Je suis enfin en poste dans un vrai emploi de concepteur de logiciels, analyste programmeur chez Perinfo, une société strasbourgeoise qui édite les logiciels pour les grands voyagistes français et internationaux, Opodo, Thomas Coke, SNCF, Carrefour, etc.
Leurs sites WEB :
- PERINFO : http://www.peri nfo.com/perinfo /
- Gescar qui gère les flottes de véhicules : http://www.peri nfo.com/transpo rt/fr/
- Gestour qui gère les voyages : http://www.peri nfo-gestour.com /
Fanch
Tribune libre
fathallah : demande de travail
billou : il est enfin en semi liberté :)
Nwi004 : Julien Coupat, le premier prisonnier politique depuis bien des années en France :( A quand le prochain, toi, moi, nous ? ...
billou : oubliez pas julien coupat 150 jours de prison ...
billou : Les crss lanceur de cailloux ... j'ai egalement etoffe le blog de quelques videos sur les manipulation policière pendant les manif
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Publié le 15/02/2009 à 00:50
Par fanch
Humeur : En colère

C’est pour l’heure une révolution joyeuse et pacifique.

Une vague de contestation porteuse d’émancipation qui balaiera, peut-être, des décennies de mal-être et un système politico-économique aux ressorts coloniaux.

Sous le soleil trompeur des Caraïbes, la révolte s’incarne par une couleur - le rouge des insurgés de 1801 contre le rétablissement de l’esclavage - et trois lettres : LKP, pour Lyannaj Kont Pwofitasyon en créole (Union contre l’exploitation outrancière).

Soit un collectif de 49 organisations syndicales et associatives qui puise sa force dans la jonction entre les milieux politique, culturel et économique.

A sa tête, le charismatique Elie Domota, 42 ans, secrétaire général de l’UGTG, le premier syndicat de la Guadeloupe (52 % des voix aux prudhommales), et directeur adjoint de l’ANPE.

Depuis le 20 janvier, l’archipel guadeloupéen est en grève générale.

Quatre semaines sans cours pour les enfants et les étudiants, des stations-service fermées, les administrations et le courrier en rade, des grandes surfaces contraintes de garder portes closes, 12 000 touristes ayant annulé leur séjour… et Pointe-à-Pitre aux allures de ville fantôme.

Les négociations sont dans l’impasse et bloquent toujours sur la question d’une hausse de 200 euros des bas salaires.

Une manifestation prévue samedi dans la commune du Moule devrait encore rassembler des milliers de personnes.

Très structuré et contrôlé par un imposant service d’ordre qui a su éviter tout débordement dans d’énormes défilés, le mouvement continue à bénéficier d’un large soutien populaire en dépit des désagréments et des conséquences sur l’économie.

Enfants aux bras, on discute partout, au pied des immeubles, devant les devantures fermées ou dans les files d’attente pour l’essence.

« C’est toute une population grugée et bafouée depuis des années qui se redresse dans le calme pour retrouver sa dignité », assure Jean-Marie, 45 ans, patron gréviste d’un magasin de 20 salariés, venu chanter jeudi soir avec sa femme, parmi des milliers de personnes, à un meeting du LKP.

La veille, Gladys Democrite, enseignante, expliquait à Yves Jégo, secrétaire d’État à l’Outre-Mer, lors d’une table ronde à la préfecture de Basse-Terre, qu « il y a eu un tremblement de terre dans les consciences car la société guadeloupéenne était malade et déchirée ».

les symptômes du malaise étaient pourtant connus.

Mais ils étaient étouffés par la classe politique locale et un État paternaliste.

C’est d’abord la vie chère qui a cristallisé l’opinion en raison d’une économie de monopoles et de containers contrôlée par moins d’une dizaine de grandes familles békés, des Créoles blancs descendants d’esclavagistes.

Fanch

Publié le 14/02/2009 à 23:57
Par fanch
Humeur : En colère

Alain Huygues-Despointes, un des békés interrogés, regrette que les historiens ne s’intéressent pas aux bons côtés de l’esclavage et explique vouloir préserver sa race.

Pour autant, Yves Jégo, le secrétaire d’État à l’outre-mer, a jugé jeudi parfaitement ignobles ces propos.

On a des lois qui interdisent ce genre de choses dans la République, a souligné Yves Jégo sur Europe 1, ajoutant que le parquet de Martinique avait ouvert une information judiciaire pour apologie de crime contre l’humanité et incitation à la haine raciale.

Les derniers maitres de la martinique (officiel)

Dans un communiqué en date du 2 février, envoyé à toutes les rédactions locales, M. Despointes affirme que ses propos ont été « sortis de leur contexte » et qu’ils ne reflétaient « en rien ses convictions profondes » sur l’esclavage, « un passé honni ».

Il présente aussi ses « sincères regrets » à ceux qui ont été « blessés ».

Pour autant, Yves Jégo, le secrétaire d’État à l’outre-mer, a jugé jeudi « parfaitement ignobles » ces propos.

Sur son site Internet, le quotidien Le Parisien met en évidence une autre conséquence des propos de l’entrepreneur : le déménagement du préfet Ange Mancini, qui a a quitté son logement - appartenant à la famille Despointes - pour s’installer à l’hôtel.

Dans le même temps, des gendarmes ont été déployés au Cap-Est, la principale zone de résidence des békés estimés entre 1 % et 2,5 % de la population martiniquaise.

Les manifestations d’hostilité contre les békés se multiplient : des appels au boycott, circulant sur Internet et par SMS, ont été lancés contre des produits commercialisés par leurs enseignes.

Les manifestations d’hostilité contre les békés se multiplient : des appels au boycott, circulant sur Internet et par SMS, ont été lancés contre des produits commercialisés par leurs enseignes. « La Martinique est à nous, la Martinique c’est pas à eux » est l’un des slogans des manifestants qui campent toute la journée sous les fenêtres de la préfecture, promettant à cette « bande de profiteurs et voleurs » de « les mettre dehors ».

Mais en ces temps de crise, le reportage n’en finit pas d’échauder les esprits, reflétant, selon l’écrivain Patrick Chamoiseau, une « animosité diffuse qu’on aurait tort de sous-estimer ».

Sur Internet, des Martiniquais ont cependant choisi de traiter cette polémique par l’humour : un site a mis en ligne une vidéo intitulée Welcome to Cap-Est, parodiant Les Derniers Maîtres de la Martinique.

Fanch

Publié le 14/02/2009 à 23:18
Par fanch
Humeur : Souriante

Je souhaite que l’on mette en place, comme je m’y étais engagé pendant la campagne présidentielle, un conseil interministériel de l’Outre-mer, sans délai", a déclaré M. Sarkozy devant le gouvernement.

« Ce conseil se réunira, dans les prochains mois, pour faire des propositions sur la rénovation de la politique menée par l’État en Outre-mer », a poursuivi le chef de l’État.

Nous devons continuer à nous battre, tous les jours, pour que la République fasse une plus grande place à tous ceux qui incarnent la diversité de la France", a insisté Nicolas Sarkozy.

Fanch

Publié le 14/02/2009 à 18:47
Par fanch
Humeur : Souriante

Un entrepreneur béké (créole blanc) a ainsi exposé au secrétaire d’État à l’Outre-Mer sa volonté de « préserver sa race » : « Quand je vois des familles métissées avec des Blancs et des Noirs, les enfants naissent de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. »

Jugeant ses propos « parfaitement ignobles », Jégo a souhaité qu’il fasse l’objet « d’une condamnation très forte ».

Fanch

Publié le 13/02/2009 à 02:22
Par fanch
Humeur : Souriante

Depuis l’aller-retour d’Yves Jégo dimanche, les médias nationaux se sont emparés du conflit social en Guadeloupe.

Le départ précipité du secrétaire d’État à l’outre-mer « a déclenché quelque chose dans les rédactions parisiennes », constate Pascal Le Moal, le rédacteur en chef de France-Antilles en Guadeloupe.

Pour Audrey Celestine, doctorante à Sciences Po, au CERI, dont les recherches portent sur les mobilisations collectives des Antillais en France, le côté « rocambolesque » du départ et du retour du secrétaire d’État a certainement pesé.

Pour elle, les médias de métropole ont compris à ce moment-là que le conflit était loin d’être résolu et l’ont replacé dans un contexte de crise sociale plus générale.

Une mobilisation que les médias en métropole n’ont pas vu monter. Le 3 février, Lilian Thuram le déplorait dans un entretien au Monde : « Imaginez la même situation de crise dans toute autre région de France : je pense que cela attirerait davantage l’attention. »

Au lendemain de l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, le 6 février, François-Xavier Guillerm, le correspondant de France-Antilles à Paris, constate sur son blog que « les médias nationaux se désintéressent de l’outre-mer ».

Il cite Patrick Karam, le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, qui estime que si le président de la République n’a pas abordé la question de la Guadeloupe lors de son intervention, c’est parce que les journalistes ne l’ont même pas interrogé sur ce sujet.

Fanch

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