Publié le 05/03/2009 à 22:15
Par fanch
Humeur : Souriante
La Réunion se mobilise à son tour contre « la vie chère », dans le sillage des Antilles : un appel à la grève reconductible à partir du 10 mars a été lancé jeudi.
Des manifestations ont réuni dans la matinée de 15.000 à 30.000 personnes, selon les sources, dans les deux plus grandes villes de l île, Saint-Denis et Saint-Pierre, à l’appel du Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion (Cospar).
Comme en Guadeloupe et en Martinique, la principale revendication porte sur une augmentation de 200 euros nets des bas salaires.
« Nous appelons à la grève reconductible à partir de mardi et des opérations coup de poing seront organisées dans toute l île à partir de demain », a lancé à la foule Ivan Hoareau, porte-parole du collectif qui rassemble 45 organisations.
Dans les rues de Saint-Denis, la plupart des commerces avaient fermé, certains par mesure de précaution, d’autres en signe de solidarité.
La dispersion du cortège a donné lieu à quelques tensions, certains manifestants annonçant leur intention de bloquer les rues ou d’aller fermer de force les supermarchés qui étaient restés ouverts.
Le Cospar a présenté en début de semaine une liste de 62 revendications dont la baisse du prix de 500 produits de consommation de base.
Dans un communiqué, le préfet Pierre-Yves Maccioni a indiqué qu’il souhaitait parvenir à un accord sur chacune de ces revendications, pour lesquelles l’État est « directement compétent », avant le 30 mars.
Le pire serait qu’on bloque l’économie de La Réunion", a ajouté le secrétaire d’État à l’Outre-mer sur RTL.
En raison du décalage horaire, peu de manifestants réunionnais étaient informés jeudi de la levée de la grève générale en Guadeloupe après un mois et demi de conflit.
A la tribune, un hommage a été rendu à Jacques Bino, le syndicaliste tué par balles dans la nuit du 17 au 18 février en marge des manifestations à Pointe-à-Pitre. L’un des porte-parole du collectif a adressé un « salut fraternel à nos amis de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane ».
Le collectif guadeloupéen LKP a signé mercredi soir un protocole de suspension de conflit. L’accord contient 165 articles classés par thèmes :
logement,
transports,
alimentation
prévoyant des mesures d’amélioration de la vie quotidienne ou des investissements dans les infrastructures.
Fanch