Ce sont les utilisateurs qui doivent s’acquitter des services qu’ils utilisent", a précisé d’emblée ce matin André Santini, ministre de la Fonction publique et maire d’Issy-les Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine (92).
Contrairement à Paris, qui a récemment ouvert un réseau Wi-Fi municipal totalement gratuit, les administrés d’Issy, dans la petite couronne, devront eux mettre la main au portefeuille pour se connecter à Internet en situation de mobilité.
Pour étendre la couverture du réseau qu’elle dit avoir déployé en avant première en mars 2003, la mairie d’Issy a fait appel à deux opérateurs concurrents : Orange et Neuf Cegetel.
Le premier gère le centre ville, tandis que le second s’occupe du quartier d’affaire Issy Val-de-Seine.
En contrepartie de l’installation de points d’accès Wi-Fi sur le mobilier urbain, la ville indique qu’elle a obtenu la gratuité d’accès aux sites Web municipaux pour tous les Isséens.
A l’instar de ce qu’il pratique pour tous ses abonnés depuis juillet 2007, Neuf offrira un accès gratuit à tous ses clients, en illimité.
Pour Orange, tous devront acquérir un "pass" Orange Wifi sur le portail, explique Louis-Pierre Wenes, directeur exécutif d’Orange, avant d’ajouter que son groupe "offrira 50 heures de connexion pendant trois mois à tous les habitants d’Issy qui achèteront un pass ".
Le Wi-Fi municipal de Paris a nécessité un "investissement initial de 2, 5 millions d’euros" de la part de la mairie et il lui coûtera près de 500 000 euros par an, souligne pour sa part André Santini.
Ce dernier plaide au contraire en faveur d’une "logique de concurrence", tout en rappelant que l’opérateur historique a porté plainte contre la mairie de Paris pour concurrence déloyale.
Fanch










