Une nouvelle journée de négociations s’est achevée Lundi en Guadeloupe entre le patronat, l’État et le LKP dans un climat tendu, le collectif intersyndical mettant en garde contre « un envenimement » de la crise.
L’UCEG propose d’augmenter immédiatement les salaires de 100 euros, moitié à la charge des entreprises, moitié à celle des collectivités locales (conseil régional et conseil général).
Les 100 euros manquants proviendraient de la suppression durant trois ans de de la CSG et de la CRDS qui financent la sécurité sociale, le temps que le patronat puisse en assumer le coût.
Selon le LKP, plusieurs organisations patronales « représentant 42.000 salariés sur les 45.000 concernés par le dispositif », auraient donné leur accord à cette proposition de l’UCEG.
De son côté, Willy Angèle du Medef Guadeloupe ne l’a pas validé.
Pour sa part, le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges a affirmé que cette proposition « excède très largement le cadre fixé par l’État ».
« Il n’appartient pas à l’État de compenser les augmentations de salaires accordées par les entreprises », a-t-il martelé.
« Si nous n’avons pas de réponse, les choses ne pourront que s’envenimer », a ajouté le leader du LKP qui mène la grève depuis plus d’un mois, refusant cependant de se prononcer sur un éventuel retour des barrages routiers.
« Si jamais l’État ne prend pas ses responsabilités », Rosan Mounien, autre dirigeant du LKP a appelé « à un renforcement, une amplification du mouvement », affirmant que « la parole sera donnée au peuple ».
Les autorités locales semblent en revanche aller dans le sens de l’UGEC. Lundi soir, la région et le département de Guadeloupe ont offert de contribuer financièrement à l’augmentation des bas salaires, et d’aider ainsi à sortir de « l’impasse » de la négociation en cours.
Les deux collectivités amèneraient « une contribution financière conjointe de 50 euros par mois sur une durée de 12 mois non reconductible », selon ce courrier remis au patronat et aux syndicats par les deux présidents PS, Victorin Lurel (région) et Jacques Gillot (département).
L’objectif est de « contribuer, avec l’État et le patronat, au financement de l’augmentation des salaires compris entre 1 et 1,4 Smic. »
Fanch
P.-S.
Ce mardi était un jour férié sur l’île en raison du Carnaval. Mais, cette année les festivités ont été annulées en raison des évènements, à Pointe-à-Pitre comme dans de nombreuses villes de Guadeloupe et de Martinique.
Fanch










