Alors que la chute des recettes de l’assurance-maladie pourrait faire grimper son déficit à 7,7 milliards d’euros en 2009, le gouvernement tient à l’équilibre des comptes et entend introduire des réformes progressivement, dès l’élaboration du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010, qui commence actuellement.
Deux pistes sont principalement à l’étude.
En premier lieu, il s’agirait de confier aux mutuelles et assureurs une plus grande part de la prise en charge des dépenses de santé.
"Outre l’optique et le dentaire, domaines où les complémentaires santé se trouvent déjà en première ligne des remboursements, les mutuelles pourraient rembourser davantage les consultations ou les hospitalisations.
Elles disposent de compétences en gestion du risque ; leur confier de nouvelles responsabilités permettrait de mieux modérer la dépense", a indiqué une source gouvernementale à La Tribune.
En contrepartie de cette implication, les complémentaires pourraient obtenir des médecins une plus grande qualité des soins et une meilleure maîtrise de la dépense.
Pour une économie, relativement modeste, d’environ 700 millions d’euros par an, s’il s’agissait de transférer la prise en charge de l’optique et des soins dentaires.
Porté initialement par Martin Hirsch, le bouclier sanitaire fonctionnerait comme une franchise, pour plafonner les dépenses de santé restant à la charge des patients, éventuellement en fonction de leurs revenus.
« Le problème du bouclier apparaît lorsqu’on sort de l’ambiguïté : avec un plafond fixé à 100 euros par an, les déficits de l’assurance-maladie explosent, mais avec un plafond à 500 euros, personne ne le soutiendra », explique un proche du dossier.
« Une hausse de moins de 50 centimes ne rapporterait pas plus de 1 milliard d’euros », rappelle La Tribune.
Autre piste à l’étude : le « disease management » (éducation thérapeutique) pour les patients atteints de maladies chroniques.
Enfin, compte tenu de la nouvelle hausse des arrêts de travail, un nouveau partage de la prise en charge pourrait être envisagé entre l’assurance-maladie et les entreprises.
Fanch
[source La Tribune][Source Les Echos]










