Le gouvernement annonce une revalorisation de 1,3% du smic au 1er juillet mais n’a pas donné de « coup de pouce » en faveur du salaire minimum pour soutenir la consommation, comme le réclamaient les syndicats.
Après une réunion avec les représentants des salariés et du patronat, le ministre du Travail, Brice Hortefeux, a confirmé que cette revalorisation du smic serait présentée en conseil des ministres mercredi.
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance passera donc de 8,71 euros bruts par heure à 8,82 euros.
Pour déterminer le niveau de cette hausse, Brice Hortefeux a expliqué que le gouvernement s’était appuyé sur un rapport d’experts indépendants qui mettait en garde contre « les conséquences graves sur l’emploi » qu’aurait pu avoir un effort supplémentaire.
Dans un contexte de fort accroissement du taux de chômage, qui a atteint 8,7% au premier trimestre de 2009, le gouvernement estime qu’une hausse exceptionnelle du smic risquait d’avoir un « effet boomerang » sur l’emploi dans les PME.
Le risque était qu’une hausse du coût du travail incite les petites et moyennes entreprises, soit à licencier, soit à ne pas embaucher, contribuant ainsi à entretenir la dégradation de l’emploi.
A l’issue de la réunion, les organisations syndicales ont unanimement exprimé leur déception devant le refus du ministère d’accorder un « coup de pouce » aux salariés les moins favorisés.
On ne demande pas au Medef de plafonner les plus hauts salaires et c’est encore une fois sur les petits et les précaires que l’on fait peser le poids de la crise", a-t-elle ajouté.
La CFDT a quant à elle déploré que le gouvernement ne tienne pas compte de la situation économique exceptionnelle et ait refusé de faire un effort pour soutenir la consommation.
Toutes les centrales syndicales ont appelé à la mobilisation dans les entreprises, « pendant l’été et à la rentrée », selon les mots de Maryse Dumas.
Fanch
[source Reuters][source AFP][source La Tribune][Source Les Echos]










