Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Eric Besson, a officiellement lancé "le grand débat sur l’identité nationale" même si de nombreux préfets chargés de l’organiser attendaient encore lundi les directives du ministère.
M. Besson "a ouvert le lundi 2 novembre 2009 le grand débat sur l’identité nationale, qui se déroulera jusqu’au 31 janvier 2009", a annoncé dans un communiqué le ministère selon lequel ce débat "doit favoriser la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est l’identité nationale aujourd’hui".
La mise en place du débat ne devrait toutefois pas intervenir immédiatement.
Interrogées par l’AFP, les préfectures chargées d’organiser le débat avec les "forces vives" de la Nation confirmaient au mieux lundi qu’elles venaient de recevoir la circulaire établissant son organisation.
La fin, initialement programmée pour le 28 février, interviendra donc un bon mois avant l’organisation des élections régionales.
Le débat sera décliné localement par des réunions organisées dans chacun des 96 départements et des 342 arrondissements de France métropolitaine et des DOM-TOM.
Elles "seront ouvertes à l’ensemble des forces vives de la Nation" : parlementaires, élus locaux, mouvements associatifs, enseignants, élèves et parents d’élèves etc.
Dès mardi matin, les présidents des groupes UMP de l’Assemblée, du Sénat et du Parlement européen seront mis à contribution au cours d’une conférence de presse commune au ministère de l’Immigration.
"Nous, députés, allons lancer dans toute la France des réunions de circonscription avec les Français", a annoncé lundi Jean-François Copé, en insistant sur "l’écueil à éviter", "cette espèce de récupération politicienne grotesque à laquelle on assiste pour savoir qui a commencé.
La question n’est pas de "savoir si on peut, comme certains le disent, se vanter d’aller récupérer je ne sais quoi du Front national", a-t-il poursuivi, dans une allusion à peine voilée à Eric Besson.
Le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, l’une des principales figures de "l’ouverture", s’est montré réservé sur le débat, lundi sur France Info, observant qu’il se méfiait des "débats théoriques", et estimant qu’une telle discussion exigeait une approche "ouverte" et dynamique".
Fanch
[source Reuters][source AFP][source La Tribune][Source Les Echos][Source Leparisien][Source libération] [Source Espace labandep] [Source petitmonde.com][Source Arrondissement.com][Source antibes.parti-socialiste.fr][Source numerama][Source LesInfos.com][Source Rue89]










