|
Mes blogs favoris
Tribune libre
babo : can u try
C : Que propose tu ? je propose que les gens re-créent de petites communautés locales, avec des marchés, des produits locaux, de l'artisanat, les SEL samson : am having difficulties since my birth.i want to know why if you can dictate it as you work spiritually. chuckfax@yahoo. com Trafic
1 connecté
41992 visiteurs Mes archives
Mon calendrier
|
Mes liens
Publié le 17/04/2008 à 16:10
Humeur : Rebelle
Une majorité de citoyens semble opposée à la culture des ogm en France. Si ce texte de loi est voté en l’état , l’autodéfense citoyenne sera la seule voie laissée libre pour lutter contre la dissémination des cultures ogm(d’ou les peines de prison prévues contre les faucheurs par le texte).
Notre terre et notre ventre ne sont pas des poubelles ! Ceux qui sont contre seront désormais des éco-terroristes ! (terme de novlangue pour désigner et diaboliser(=diviser en latin) les opposants ! Bienvenue à la nouvelle techno-dictature ! En fait ce sont des stratégies de communication pour minimiser et faire du mal a ceux qui ne vont pas dans le sens de la minorité exploitrice. Déplacez pacifiquement les stocks et empêcher de produire les exploitations qui voudront nous imposer leurs horreurs génétiques restera sous peu la seule solution pour certaines personnes exposées aux contaminations. Après les pétitions, certain choisirons l’action. Mais ne nous trompons pas de bord, la première violence aura été d'imposer des aliments que nous ne voulons pas de force, pour des considérations scientistes ou économiques, pas humaine. Le viol de la nature aura des conséquences, c'est certain. Quelle manque de respect et de sagesse que notre civilisation ! C'est très triste de pousser les gens a ce point et je ne pensais jamais voir pareille chose de mon vivant. Pour remettre le contexte de cet article: A l’ Assemblée nationale , mardi , 2ème séance M. Germinal Peiro dit ” M. Germinal Peiro – C’est la crédibilité de votre démarche qui est en jeu. Qui peut croire que ceux qui ont développé le Roundup, puis les OGM résistant au Roundup ont en vue l’intérêt général ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR) Qui peut croire que ceux qui ont fabriqué les PCB, la dioxine, qui fabriquent encore l’hormone de croissance bovine, œuvrent pour le bien commun, eux qui ont souvent menti pour gagner plus au mépris de la santé publique et de l’environnement ? Nous ne voulons pas servir leurs intérêts. C’est pourtant ce que fait ce projet. Ce débat touche à des enjeux essentiels : Notre alimentation, notre environnement, et le devenir de la biodiversité. Pour l’environnement, la décision que nous prendrons sera irréversible (« Très bien ! » sur plusieurs bancs du groupe SRC et du groupe GDR). On mesure donc la responsabilité qui nous incombe (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR). En effet, dans les grandes cultures, la coexistence est impossible. Dire que, parce que les cultures seront espacées de quelques dizaines de mètres, il n’y aura pas de dissémination, est aussi crédible que d’affirmer que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière allemande (Mêmes mouvements). La dissémination se fera naturellement par le pollen, transporté par le vent, par les abeilles qui vont chercher leur nourriture jusqu’à 15 km de la ruche, par les oiseaux et par les rongeurs, pour ne pas parler des pertes de semence lors des récoltes ou durant les transports. Si en quelques années, nous passons de 1 % de maïs OGM à 10 ou 20 %, c’est l’ensemble du territoire sera concerné. Nous n’avons pas le droit de prendre ce risque. Il faut savoir « crier halte au feu, nous dit Nicolas Hulot, quand, à l’évidence, les logiques industrielle et commerciale s’imposent au mépris des plus élémentaires précautions. »Publié le 17/04/2008 à 16:00
Dans son article 1, ce projet de loi garantit la liberté de produire “avec et sans” OGM. L’ensemble des parties prenantes du Grenelle s’était mis d’accord sur un projet garantissant la liberté de produire “sans” OGM… La nuance est de taille, puisque compte tenu de la nature même des OGM, la liberté de produire avec OGM menace la liberté de produire sans ! Contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire, la coexistence est impossible. La coexistence, c’est la disparition annoncée du sans. Mais ces accords n'ont pas été respectés et bafoués contre l'intérêt commun.
- Ce projet nie le sans OGM en légalisant un seuil de contamination jusqu’à 0,9%. C’est à dire que le sans OGM pourra contenir jusqu’à 0,9% d’OGM. Ce n’est donc pas sans OGM !!! Ce seuil, qui est le seuil d’étiquettage européen ne correspond à aucune nécessité juridique ou rationalité scientifique. Il s’agit d’un véritable droit à polluer qui sera augmenté, année après année, au fur et à mesure de la généralisation des contaminations. Sans OGM, ça doit être véritablement sans OGM, c’est à dire moins que le seuil de détection (de 0,01 à 0,1%). En allemagne, c'est le seuil technique pour la protection des consomateurs qui a été accepté. C'est ce qui aurait du être fait en France si on avait suivi le principe de précaution. - Le régime de responsabilité prévu par le projet de loi ne prend en compte ni la réalité des contaminations (qui pour la plupart, ont lieu hors des champs, lors des opérations de transport, de stockage…), ni les importantes distances de contamination possible par le pollen, ni la durée potentielle de ces contaminations et laisse encore à la victime la charge de prouver qu’elle a été contaminée. Les risque des OGM doivent être assumés par leurs promoteurs et non par ceux qui les subissent ! Publié le 17/04/2008 à 12:24
La loi sur les ogm:
Le Sénat adopte le projet de loi sur les OGM en deuxième lecture Le Sénat a adopté en deuxième lecture le projet de loi sur les OGM dans la nuit de mercredi à jeudi, après avoir vidé de sa substance l'amendement Chassaigne. Lors de ce débat vite expédié, les sénateurs n'ont modifié le texte adopté la semaine dernière par les députés que sur un seul point. Ils ont entériné le compromis entre Nicolas Sarkozy, le gouvernement et l'UMP sur l'amendement ChassaigneLes sénateurs UMP vont en effet "sous-amender" ce fameux amendement en stipulant que "la définition du 'sans OGM' se comprend nécessairement par rapport à la définition communautaire", a annoncé le représentant des députés UMP, Jean-François Copé, à l'issue de la réunion du groupe à l'Assemblée. Or, le seul taux européen en vigueur (0,9 %) ne concerne que l'étiquetage et non la production elle-même. "Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant" à la présence ou non d'OGM "sera fixé par voie réglementaire sur avis du Haut Conseil des biotechnologies", créé par le texte, a précisé M. Copé. Ce compromis a été trouvé à l'issue d'une série de discussions au plus haut niveau : réunion lundi à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy avec des responsables UMP de l'Assemblée et du Sénat et petit déjeuner de la majorité mardi à Matignon. En gros cela s'appelle de l'enfarinage total dans les procédures, les détails alors que l'essentiel était d'interdire voire de controler, de réglementer fortement et drastiquement la culture d'ogm en plein champs. Plus de recherches sérieuses et indépendantes sur la durée étaient nécessaires ! Or, on parle déjà comme si la culture des OGM était acquise ! Le grenelle est mort, et le débat aussi ! C’est donc clairement une loi autorisant l’utilisation des OGM, liberticide pour les choix de vie. Le délit de fauchage est pas mal dans son genre aussi : 75 000 € d’amende et de la prison pour ceux qui oseraient faucher des champs d’OGM. Et pourquoi pas le goulag ? Parce que ces lanceurs d’alerte se retrouvent donc dans la case criminels, voire même terroristes. Quelle société peut accepter que nous ne puissions plus dénoncer, même de façon virulente, ses excès ? Est-ce le premier pas avant le délit de manifestation ? On va bouffer des OGM, que la majorité des Français, le veuillent ou non.Traduction directe de Jf coppé et du gouvernement actuel !
"ANNULER TEL QUEL L'AMENDEMENT RISQUAIT DE PROVOQUER UNE POLÉMIQUE" Au lendemain d'un sondage IFOP selon lequel près de 8 Français sur 10 approuvaient la position – dénoncée par l'UMP – de la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, sur ce dossier, le chef de l'Etat a testé auprès de sa majorité, sans succès, l'hypothèse d'un vote du projet de loi au Sénat dans sa version issue de l'Assemblée, synonyme de maintien du fameux amendement Chassaigne, selon plusieurs sources. Une option jugée inacceptable par les élus UMP. Ces basses stratégies sont une insulte à la démocratie et à la liberté des consommateurs de pouvoir consommer sans OGM (c'est à dire à 100% et non pas à 99,99%...). Cerise sur le gâteau, ce sont des gens qui se revendiquent d'une idéologie éprise de liberté qui viennent nous l'imposer !
Un gouvernement qui n'arrête pas de nous parler de pédagogie devrait pouvoir nous expliquer pourquoi il prend la mauvaise décision de zapper l'amendement Chassaigne. Il nous dira alors pourquoi il cède face aux semanciers en général et à Monsanto en particulier. A quand une transparence claire sur les lobbys du parlement français et européen?
un autre bon article: http://www.alterinfo.net/OGM-Bien-manger-pour-Bien-mourir_a18288.html?voir_commentaire=oui L’enjeu des OGM est tant économique (dépendance définitive de la production agricole vis à vis de multinationales), que sanitaire : quel impact sur la santé direct ou indirect (consomation d’OGM, consomation de viande issue d’animaux nourris aux OGM). Il s’agit évidemment de risques d’impacts irréversibles sur notre environement (pesticides multipliés car à la fois déversés, mais aussi produit par les plants OGM ... jusqu’où ?) De plus les risques de destruction de la biodiversité (mutations, pollutions des varités traditionnelles déjà mises à mal par la règlementation française : catalogue officiel restraingnant les espèces potagères disponibles et cultivables .... voire l’association KOKOPELI) Pour finir, l’imposition des cultures et fourages OGM constitue exemple immonde d’un déni de république : la population est victime d’un vol du pouvoir par des décideurs soit soumis, soit incompétents ! Quel est le pire ? S’y ajoute une manipulation obscène qui exploite la pénurie alimentaire de pays défavorisés pour convaincre l’opinion public de l’utilité des OGM...Ces arguments fallacieux sont une insulte aux journalistes qui les relatent sagement, et la preuve d’un grand mépris pour les citoyens. Article écrit le 16 avril par VIRGINIE PERBET (animatrice - 57510 LOUPERSHOUSE) Publié le 16/04/2008 à 15:32
1) il existe des rapports nombreux ( Cf. sites CNRS, INRA, CIRAD) qui publient les RISQUES liés à la transgénèse : en clair, c'est très grave ! 2) les OGM NE sont PAS l'espoir des pays pauvres : la Terre a produit en 2007 LARGEMENT de quoi nourrir des Milliards d' humains si les ressources sont partagées. Le pB de la faim N'est donc PAS le manque de Production ! 3)OGM et Hybridation : ce n'est pas la même chose : L' Hybridation ne permets pas de mettre un gêne d'éléphant dans une tomate , ou un gêne de porc dans un humain ! l'OGM : si !!! 4) égoisme : il ne viendrait pas plutôt des Députés UMP qui se laissent corrompre par les fabricants OGM , au mépris de l'interet général ? Des experiences sont possibles hors champ, faire des cultures en champ, c'est comme faire des essais nucléaires dans la manche : on prend des risques inévalués et inutiles. Quand les plantes sauvages et cultures non OGM seront contaminées, il sera trop tard, il n'y aura pas de retour possible. Ce n'est pas comme simplement mettre sur le marché un produit qu'on retirera si plus tard on se rend compte que c'est mauvais, certains degâts potentiels seront iréparables. J'apelle juste à la prudence dans vos jugements. Comme par hasard, maitenant BASF resort sa patate OGM ! le but principal des OGM était de réduire l'utilisation des pesticides et autres produits chimiques ( bonne initiative à l'origine). En réalité, il s'avère qu'après 4 à 5 années (études de l'INRA) , l'agriculteur est obligé d'augmenter le dosage car les insectes commencent à résister aux produits ( suite à des mutations ...) . Conclusion: cela lui coûte plus cher au final car en plus il doit racheter les semences a la compagnie! . Il n'ai même plus le propriétaire des graines qu'il récolte et ne peut plus les semer... En pârallèle, toutes les cultures risquent d'être infectées par les OGM. Les agriculteurs qui ne veulent pas d'OGM vont subir la dure loi du plus fort ! Super ! quelle démocratie ! Publié le 15/04/2008 à 14:30
"Sur les OGM tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque"
"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides ; - la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination des OGM ; - la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM. - (...) dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue" Publié le 14/04/2008 à 17:05
Message du Dalai Lama suite aux événements survenus au Tibet depuis le 10 mars 2008 Depuis le 10 mars, nous assistons à des manifestations et à des protestations dans presque toutes les régions du Tibet, et même à des mouvements d'étudiants dans certaines agglomérations chinoises. Ces explosions de colère sont le résultat de l'angoisse mentale et physique des Tibétains depuis trop longtemps refoulée et du profond ressentiment qu'ils éprouvent face à la négation des droits du peuple tibétain, l'absence de liberté religieuse et la distorsion systématique de la vérité de la part des autorités chinoises. Je suis attristé et préoccupé que l'on utilise des armes pour réprimer les manifestations pacifiques du peuple tibétain, occasionnant de nombreux morts, blessés et arrestations. Aussi tragiques que regrettables, cette répression et ces souffrances ne peuvent qu'arracher des larmes de compassion à toute personne sensible. Je me sens toutefois impuissant face à ces tragiques incidents. Je prie pour tous les Tibétains, mais aussi pour tous les Chinois qui ont perdu la vie dans la crise actuelle. Les protestations récentes dans l'ensemble du Tibet contredisent la propagande de la République populaire de Chine selon laquelle, hormis une poignée de "réactionnaires", la majorité des Tibétains jouissent d'une existence prospère et satisfaisante. Ces protestations ont montré à l'évidence que les Tibétains des trois provinces du Tibet - l'U-Tsang, le Kham et l'Amdo - entretiennent les mêmes aspirations et les mêmes espoirs. Ces protestations ont également fait savoir au monde entier que le problème du Tibet ne peut plus longtemps être ignoré. Elles montrent qu'il faut trouver un moyen de régler le problème en "parvenant à la vérité à partir des faits". Il convient de souligner la bravoure et la détermination des Tibétains qui ont, dans l'intérêt de leur peuple et au risque de leur vie, fait part de leur profonde angoisse et exprimé leurs espoirs. La communauté mondiale a d'ailleurs reconnu et soutenu leur action courageuse. J'apprécie l'attitude de nombreux fonctionnaires et cadres tibétains du Parti communiste qui, sans perdre leur identité tibétaine, ont fait preuve de cran et de droiture au cours de la crise actuelle. A l'avenir, j'en appellerai à ces cadres et fonctionnaires tibétains du parti afin qu'au lieu de poursuivre leur intérêt personnel, ils oeuvrent à préserver l'intérêt général du Tibet en transmettant à leurs supérieurs dans le parti les véritables sentiments du peuple tibétain et en s'efforçant de le diriger de manière objective. Des présidents, premiers ministres, ministres des affaires étrangères, lauréats du prix Nobel, parlementaires et citoyens concernés du monde entier adressent aujourd'hui aux autorités chinoises des messages clairs et forts afin qu'elles mettent un terme à la brutale répression qu'elles exercent à l'encontre du peuple tibétain. Tous cherchent à convaincre le gouvernement chinois d'emprunter une voie par laquelle une solution mutuellement satisfaisante puisse être trouvée. Nous devons créer les conditions permettant à leurs efforts de déboucher sur des résultats positifs. Je sais que l'on vous provoque par tous les moyens, mais il est important de nous en tenir à notre pratique de la non-violence. Les autorités chinoises ont lancé des allégations mensongères à mon égard, m'accusant d'avoir provoqué et orchestré les récents événements. Ces allégations sont infondées. J'ai appelé à plusieurs reprises à la constitution d'un organisme international indépendant et reconnu afin qu'une enquête minutieuse soit menée sur cette question. Je suis persuadé qu'un tel organisme indépendant saura faire surgir la vérité. Si la République populaire de Chine dispose du moindre élément ou de la moindre preuve susceptible d'étayer ses affirmations, elle doit les présenter au monde. Se contenter d'allégations ne suffit pas. En ce qui concerne l'avenir du Tibet, je suis déterminé à rechercher une solution dans le cadre de la Chine. Depuis 1974, je suis resté sincèrement attaché à l'approche de la "voie du milieu", la seule susceptible de nous être mutuellement bénéfique. Le monde entier le sait. La "voie du milieu" consiste en ce que les Tibétains soient gouvernés par une administration qui jouisse d'une authentique autonomie régionale nationale avec toutes les garanties afférentes, c'est-à-dire l'autoadministration et la pleine capacité de décision, sauf en ce qui concerne les questions touchant aux relations avec l'étranger et à la défense nationale. J'ai toutefois toujours affirmé que ce sont les Tibétains vivant au Tibet qui, en dernier ressort, auront le droit de décider de l'avenir du Tibet. L'accueil des Jeux olympiques cette année est l'objet d'une grande fierté pour le 1,2 milliard de Chinois. J'ai, depuis le début, approuvé l'organisation de ces Jeux à Pékin. Ma position sur cette question demeure inchangée. Je pense que les Tibétains ne devraient en rien entraver le déroulement des Jeux. Il est légitime que les Tibétains luttent pour leurs droits et leurs libertés mais, d'un autre côté, il serait vain et inutile de faire quelque chose qui suscite la haine dans l'esprit des Chinois. Au contraire, nous devons renforcer la confiance et le respect dans nos coeurs afin de créer une société harmonieuse, car nous n'y parviendrons pas par la force et l'intimidation. Le combat que nous menons est dirigé contre quelques individus au sein du gouvernement chinois, et non contre le peuple chinois. Aussi, nous devons nous efforcer de ne jamais susciter de malentendus ni faire quoi que ce soit qui puisse heurter le peuple chinois. Même dans cette situation difficile, beaucoup d'intellectuels, d'écrivains, de juristes chinois vivant en Chine ou dans d'autres régions du monde ont sympathisé avec notre cause et nous ont fait part de leur solidarité en publiant des déclarations, en écrivant des articles et en nous exprimant un soutien qui nous va droit au coeur. Si la situation actuelle au Tibet devait perdurer, je crains beaucoup que le gouvernement chinois ne décide d'employer une force encore plus brutale et d'accentuer la répression à l'encontre du peuple tibétain. En raison de mes obligations morales et de ma responsabilité à l'égard du peuple tibétain, j'ai demandé à de multiples reprises à la Chine de mettre un terme à la répression dans toutes les régions du Tibet et d'en retirer ses forces armées et sa police. Si mes démarches devaient donner des résultats, je conseillerais également aux Tibétains d'arrêter toutes les manifestations. Je voudrais exhorter mes amis tibétains, qui vivent dans la liberté en dehors du Tibet, à être très attentifs à la manière dont ils expriment ce qu'ils ressentent sur les événements en cours au Tibet. Nous ne devons nous engager dans aucune action qui puisse, de près ou de loin, être interprétée comme une action violente. Même face aux provocations les plus manifestes, nous ne devons pas laisser compromettre les précieuses valeurs auxquelles nous sommes attachés. Je suis convaincu que nous l'emporterons en continuant de suivre la voie de la non-violence. Nous devons avoir l'intelligence de comprendre ce qui nous vaut l'amitié et le soutien sans précédent dont nous bénéficions. Du fait que le Tibet est pour l'instant presque hermétiquement clos, et qu'aucun organe d'information international n'y est autorisé, je doute que mon message parvienne aux Tibétains qui y vivent, mais j'espère que, grâce aux médias et au bouche-à-oreille, une majorité d'entre vous en prendra connaissance. Tenzin Gyatso Traduit de l'anglais par Gilles Berton © The Office of His Holiness the Dalaï-Lama |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
"Halte à l´importation du maïs transgénique." Déguisé en Frankenstein, affublé des logos des firmes agroalimentaires qui ont exporté du maïs transgénique au Mexique (Monsanto, Aventis, Dupont, etc.), un militant écologiste mexicain clame sa colère sur le communiqué de Greenpeace. Il y a de quoi : des tests réalisés en Oaxaca, une région située au nord du pays, ont montré que, sur 22 communautés productrices de maïs dans la région, 15 étaient affectées par une contamination génétique sans
précédent. Sous l´effet de la pollinisation, des champs de maïs traditionnels
présentent des traces de maïs génétiquement modifié.
Le Mexique, berceau du maïs
Pour Greenpeace, le problème est d´autant plus grave que le Mexique est le pays qui a
abrité les premières espèces du maïs. Aujourd´hui encore, on y trouve un très grand
nombre de variétés. Le directeur de Greenpeace Mexique, Raul Benet, exhorte donc,
depuis plusieurs jours, les autorités du pays à prendre des mesures exceptionnelles
pour enrayer la crise. "Le monde court le risque de perdre une diversité unique
d´espèces de maïs (...) qui permet d´assurer la sécurité alimentaire de tous,
aujourd´hui et demain", affirme t-il dans un communiqué. Les résultats présentés par
l´ONG paraissent en effet alarmants. Treize échantillons, prélevés dans des cultures
traditionnelles, ont ainsi révélé que 3 % à 10 % des plants étaient contaminés par du
maïs transgénique. Plus inquiétant encore, le taux de contamination dans deux autres
parcelles pourrait dépasser, selon Greenpeace, les 60 %. Un chiffre que les autorités
mexicaines ont refusé de confirmer. Les variétés contaminées seraient affectées par
des gènes Bt (Bacillus Thuringiensis). Ajouté au patrimoine génétique des plantes, ce
gène permet d´éliminer la pyrale, un insecte qui dévore de l´intérieur de nombreux
plants de maïs. Selon Greenpeace, "ces variétés [génétiquement modifiées] ont de
grandes chances de disséminer des gènes étrangers dans des variétés conventionnelles
avec des conséquences imprévisibles".
Débats scientifiques
Une hypothèse que rejette Francine Casse, biochimiste moléculaire à l´INRA
(l´Institut national de recherches agronomiques). "Le terme de contamination me
laisse rêveuse, affirme-t-elle. La pollinisation est un phénomène naturel, et la
transgénèse ne modifie en rien cet état de fait." Et de souligner que les tests
réalisés ne sont pas encore fiables . "Avec l´utilisation de plants OGM,
ajoute-t-elle, on aura moins d´imprévus car au moins, on sait ce qu´on fait." Des
arguments qui laissent Éric Gall, responsable de la campagne anti-OGM à Greenpeace,
pour le moins sceptique. "Les OGM posent des risques à long terme : des risques
écologiques, bien sûr, mais aussi des conséquences liées à une pollution
auto-entretenue qui menace la biodiversité", affirme-t-il. Un sentiment partagé par
le Professeur Bernard Herzog, ancien biologiste, auteur du livre La transgénique :
les premiers signes d´une catastrophe (2000, éd. du CRAM ). "Tout ça est très rusé,
car on ne peut prévoir les conséquences des OGM qu´au bout de 30 ans", prévient-il.
Les scientifiques, divisés sur la question, se rejoignent sur un point : la diversité
génétique et végétale reste indispensable pour assurer la survie de la planète. C´est
tout l´enjeu de la prochaine conférence intergouvernementale du 1er octobre prochain
à Nairobi (Kenya). Cette réunion doit permettre de relancer le Protocole
international de biosécurité, bloqué depuis deux ans.
La prolifération.
Une étude commanditée par le ministère de l'Agriculture du Saskatchewan (Canada) a révélé en 2001 que le pollen de colza RR peut se déplacer sur au moins 800 mètres, soit 8 fois la distance recommandée par les autorités entre les cultures OGM et conventionnelles. Le résultat, c'est que, dès 2001, l'organisme de certification biologique des Etats-Unis reconnaissait dans "The Western Producer" qu'il était quasiment impossible de trouver des semences de colza, mais aussi de maïs et de soja, qui ne soient pas contaminées par des OGM. Dans le même article, la Canadian Seed Trade Association admettait que toutes les variétés conventionnelles étaient déjà contaminées par les OGM à hauteur d'au moins 1 %. On se demande ce qu'il en est 6 ans plus tard.....
Les premières victimes de la contamination génétique sont les agriculteurs biologiques, qui ont dû renoncer à leurs cultures de l'oléagineuse car ils ne pouvaient pas en garantir la pureté. C'est ainsi que, au Canada, la culture de colza biologique a totalement disparue, polluée par les cultures transgéniques voisines.
Cela est déjà arrivé en france, les fabriquants d'ogm vont ils aider les paysans biologiques ? Ironie !
Le problème de la prolifération se pose également au pays qui possède le plus grand nombre de variétés de maïs : le Mexique, où celui-ci est cultivé depuis au moins 5000 ans avant Jésus Christ.
Ce problème est révélé le 29 novembre 2001, lorsque la revue scientifique "Nature" publie une étude signée par David Quist et Ignatio Chapela, 2 biologistes de l'université Berkeley ( Californie ). Celle-ci révélait que le maïs "criollo" ( traditionnel ) de l'Etat de Oaxaca était contaminé par les gènes Roundup Ready et Bt ( un autre gène de Monsanto censé lutter contre les "nuisibles" ). Ces résultats ont été confirmés par le ministère de l'Environnement mexicain et par une seconde étude dirigée par Exequiel Ezcurra, le très respecté président de l'Institut mexicain de l'écologie, laquelle avait analysé des échantillons de maïs prélevés dans 22 communautés de Puebla et Oaxaca. Une contamination génétique de 3 % à 13 % avait été constatée dans 11 d'entre elles, et de 20 % à 60 % dans 4 autres.
Ces résultats étaient d'autant plus étonnants que le Mexique avait déclaré en 1998 un moratoire sur les cultures de maïs transgénique, pour préserver l'extraordinaire biodiversité de la céréale, dont le pays constitue le berceau.
Plus grave, Ignatio Chapela et David Quist ont également constaté que les fragments d'ADN transgéniques s'étaient insérés à différents endroits du génome de la plante, de manière complètement aléatoire. Cela signifie que, contrairement à ce qu'affirment les fabricants d'OGM, la technique de manipulation génétique n'est pas stable, puisque, une fois que l'OGM se croise avec une autre plante, le transgène éclate et s'insère de manière incontrôlée. Ce qui est inquiétant lorsqu'on sait qu'un gène n'a pas les mêmes effets sur une plantes selon son positionnement à l'intérieur de celle-ci.
C'est ainsi que, dans les villages, on trouve de plus en plus de "mutans", des plants de maïs qui ont l'air malades et déformés, avec des épis difformes ou des feuilles inhabituelles. En général, on rencontre ce genre de plantes au bord d'une route ou dans des jardins. Il est possible que quelqu'un soit allé acheter du maïs dans une épicerie et qu'il ait perdu queques grains en marchant. Ces grains ont germé et c'est comme cela que les maïs traditionnels ont été contaminés. Car, si les cultures de maïs transgénique ne sont pas autorisées au Mexique à cette époque, l'importation de celui-ci en provenance des Etats-Unis représente environ 2,4 millions de tonnes de grains par an. En effet, au nom de l'ALENA, l'accord de libre-échange signé en 1992 avec les Etats-Unis et le Canada, le Mexique n'a pu empêcher cette importation massive de maïs destiné à la consommation humaine, qui menace la production locale, car il est vendu 2 fois moins cher.
Si la contamination se généralise, ce sera la fin du maïs criollo, le plus vieux du monde, qui constituait l'aliment de base des peuples maya et aztèque, et qui présente une diversité insoupçonnée de variétés, aux épis jaunes, blancs, rouges, violets, noirs, ou encore d'un bleu nuit étonnant. Ce maïs ne pousse naturellement qu'au Mexique.....
Ce qui m'inquiète également, en ce jour du 10 avril 2008, c'est qu'hier la législation française en matière d'OGM a changé. Désormais, à l'instar des normes européennes, un taux de 0,9 % d'OGM sera accepté dans les cultures biologiques et conventionnelles. Et ce qui me bouleverse le plus, ce n'est pas seulement les 0,9 % d'OGM en question, mais leur augmentation qui sera inévitable. Car, comme on l'a vu, la prolifération des OGM est très rapide et, si aujourd'hui on tolère 0,9 % de plantes transgéniques dans un champ biologique, les graines de celle-ci risquent de se développer et de contaminer les cultures de manière incontrôlable, comme elles le font aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Argentine, ou encore au Brésil, au Paraguay et en Inde.....