Langage : On entend parler d’exploitation apicole ou agricole. Nous pourrions aussi employer ce langage et passer inaperçus . Pouvons nous vraiment exploiter quelque-chose ? Ce langage porte en lui l’abus. Peut on faire un projet agricole durable et parler "'exploitation agricole".Qui exploitons nous ? Les autres ? la terre ? la vie ? des êtres vivants ?
Nous parlerons donc de domaine apicole, en simple référence au lieu physique que nous occupons et non pas d’exploitation. Nous n’exploitons personne. Nous prélevons un surplus de miel dans les hausses et laissons leur part dans le corps de ruche aux abeilles.
Peut-on encore, de nos jours, travailler la terre sans l’épuiser et fournir aux hommes une nourriture qui stimule leurs forces ? Dès les années qui suivirent la Première Guerre mondiale, des agriculteurs et des scientifiques deman- dèrent à Steiner s’il pouvait les aider à mieux comprendre la terre, les plantes et les animaux et les conseiller dans leurs pratiques de culture. Steiner accepta et, du 7 au 16 juin 1924, Il vint faire une série de 8 conférences, dont certaines furent suivies d’ échanges. Devant un public principalement composé d’agriculteurs, il posa les fondements d’une façon nouvelle de retrouver un lien avec la terre et de la travailler. Cette agriculture, bientôt appelée « bio-dynamique », veut redonner des forces de vie à une terre qui, à cette époque déjà, commençait à être soumise à la recherche exclusive du rendement, de la quantité et de la rentabilité au détriment de la qualité. Steiner propose aux cultivateurs une méthode moderne, scientifique, de concevoir la nature, les éléments, les minéraux, les plantes et les animaux, dans un souci de respecter l’environnement et de soigner l’homme par une nourriture de qualité dans un paysage vivant et diversifié.










