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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 31/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Souriante
La pugilistique comme art des combats à main nue n'est pas un bel art, mais un artisanat (encore! c'est lassant à la fin ces exclusions hors du champ de l'art!). Avec de très beaux moments dont j'ai encore certains en mémoire, même si je ne les ai pas vécus en direct. C'est dire leur force.
Magnifiquement remise en vie par le Film Ali, la chute de Sonny Liston sous les yeux d'un Cassius Clay époustouffleur. Tyson, lors d'un de ses premiers combats, qui "descend" son adversaire avec une courte série de pure violence. Les mouvements de torse de Cerdan, désespérés pourtant face à la puissance des bras de son adversaire Jake LaMotta. La garde rituelle ridicule - avec le recul - des gentlemen loubards se battant dans les faubourgs de la Gosse Pomme, fin XIX° siècle. Les bras levés, la ceinture dans les mains, de Oscar de la Hoya, comme s'il n'y avait pas eu besoin de combat pour qu'il soit sacré. Le travail de bulldozer de Mayar Monshipour, usant, résistant, désemparant son adversaire sud-américain au Futuroscope de Poitiers, à 500 mètres de moi, quelques mois avant la défense de trop.
Tout ceci fit du sang et de l'eau, mais aussi un peu d'Hemingway.
Publié le 30/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Je ne peux pas tarir d'éloge sur la meilleure bande originale d'un film comique, j'ai nommé Conan le Barbare. Artistiquement, je suis désolé de le dire pour les fans qui vont au festival Wacken par devoir et non par plaisir, Conan le Barbare est éminemment comique. J'ai autant ri à la fuite hors du château s'écroulant que dans la séquence des citrouilles dans la Grande Vadrouille.
Passons toutefois à la seconde face de Conan le Barbare, la musique. Cette oeuvre époustouflante, fine et forte comme une bonne moutarde, montre que Basil Poledouris, le compositeur, a eu du nez. Les relents mixés d'Orff, Mozart, Strauss, Haendel et Dvoràk produisent un assemblage savoureux, assez varié pour éveiller les sens et assez thématisé pour tenir la cohérence d'un propos sur l'héroïsme. J'aime vraiment et je conseille.
Publié le 29/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Il y a un monde entre la réaction à chaud et la réaction H.O. (pour Hyper Objective). Hélas, et heureusement en même temps, nous ne sommes pas comme Descartes pesant toute chose avec un oeil scientifique avant de porter l'esquisse d'un jugement dessus. Nous devons nous comporter en chevaliers fonçant à travers la forêt pour en sortir au plus vite. (portrait du philosophe en honnête homme)
Bref, je me dois de faire une réaction à chaud de temps en temps. Par exemple, la publication d'un livre par Ségolène Royal aux "bonnes feuilles" incendiaires ne laisse pas mes proches insensibles, et ceux-ci me demandent mon avis. Comme ça, sur quelques passages non contextualisés. Il le faut je me lance donc.
Remarque préalable, le circuit de publication de mes articles rend cet idéal d'immédiateté absurde. En effet j'envoie sur clé, le texte est revu, réécrit, repris un peu plus tard, il part à l'impression, le tirage se fait sur vélin broché à Sablé sur Sarthe, l'exemplaire revient à la Bibliothèque Municipale de Lyon, qui le fait numériser par Google, et le texte en est extrait pour transfert sur les serveurs hébergeant ce blog. A mon avis je pourrais faire plus simple, mais j'écrirai sous peu à la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour savoir si je peux moralement faire autrement.
Le temps imparti pour la rédaction de cet article est déjà fini, quel dommage ! Je n'aurai pas le temps de développer le paradoxe insoluble que je vois dans la volonté de faire un livre politique sans langue de bois. Ségolène a jusqu'alors joué la carte de l'éthique politique. Constatant sans doute que le climat se radicalise et n'est plus aux tièdes revendications polies mais aux révolutions, elle tombe le masque politique pour montrer la coulisse, ce qui se passe vraiment, pour parler aux vrai gens méfiant vis-à-vis de l'idée même de politique. Mais ne peut plus se targuer d'être au-dessus des querelles, de prendre de la hauteur.
Dans l'ensemble les deux postures se défendent et ont une portée en sciences politiques, mais je trouve personnellement qu'elle est allé un peu trop vite d'une attitude à l'autre, comme (sans doute est-ce le cas) sous le coup du ras-le-bol devant tant d'opposition socialiste infondée à ses projets, à ses actions, à ses paroles.
Publié le 28/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
On oppose souvent, trop souvent, les gens cultivés à ceux qui pourraient l'être plus. Je me revendique comme ne faisant partie ni des cultivés, ni des pas cutlivés. Je suis altérocultivé. On est tous d'ailleurs l'altérocultivé de l'autre, quand l'un est pétri des humanités l'autre est baigné depuis toujours dans l'agri-culture. Quand l'un entre dans les détails des considérants d'un jugement l'autre entre dans les détails des changement cadastraux du village de Meurdonc-dans-l'Oise.
Mon altéroculture ne va pas jusqu'à Naber, mais est vive quand il s'agit des médias entre 1977 et aujourd'hui. Et j'en suis fier, comme je suis content de rencontrer l'altéroculture de personnes de rencontre.
Publié le 27/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
La Télélibre de John-Paul Lepers est une des initiatives, nombreuses, qui vise à produire de l'information non-contrainte par une ligne éditoriale déférente vis-à-vis des pouvoirs (politique, économique, médiatique). Souvent d'ailleurs, ce n'est pas surprenant, celles qui ont le plus d'audience sont celles qui portent une voix d'opposition politique, assumée (Rue89) ou fluctuente (Bakchich, Mediapart).
Ce statut de forain de l'info permet parfois de sortir des choses intéressantes. Mais je remarque qu'il oblige aussi les journalistes à rechercher à "tirer" l'information et les sources hors les murs. Pour conserver un point de vue extérieur sur le système, ils sont contraints de demander à leurs interviewés de sortir eux aussi du système. C'est toujours difficile, parfois c'est tellement du bout des lèvres que c'est raté, parfois c'est efficace, comme cette interview de David Pujadas par son ami John-Paul, à bâtons rompus ou presque.
La limite étant que dans ce cas, on attendait un peu des révélations de David Pujadas le présentateur du JT, et on a quelques confirmations par David Pujadas l'homme de la rue. En sortant du système, ne perd-il pas de sa force pour le modifier, d'autant que de façon superficielle on ne voit pas le surplus d'éthique qu'il instille personnellement dans son JT?
Publié le 26/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Magnifique expérience humoristique du Nouvel Obs qui propose d'offrir à notre cher président, qui dit-on se met lentement à la lecture plaisir, des ouvrages pour une bibliothèque. Comme cadeau d'anniversaire, je ne trouve pas mieux qu'un chef-d'oeuvre.
Je n'en ai qu'un exemplaire, mais je lui aurais volontiers fait parvenir un opus de mon très cher Le Clézio; je pense à Pawana, qui raconte la vie des baleiniers lorsqu'aveuglés par leur opulence et le manque d'imagination, ils massacrent tous les semblables de Moby Dick et se retrouvent sans autre vie que celle de la nostalgie; c'est l'échec de développement pas durable et de l'épanouissement à court terme. Je pense à Mydriase, qui raconte l'éblouissement du nouveau-né face au monde, cette capacité d'émerveillement qui angoisse, rend furieux parfois, mais qu'il faut préserver, qu'on soit pauvre ou puissant.
Je pense à L'illusion Comique de Corneille (non pas le chanteur, le dramaturge), car à acteur, acteur et demi. Je pense à Hamlet, mais un Hamlet recomposé, où le jeune Sarkozy de Hamlet, fils de De Gaulle, tue son oncle Chirac, épouse sa mère la France et meurt dans un duel contre ses amis.
Je songe à Jean Genet, par exemple Notre-Dame des Fleurs, pour que notre président puisse montrer que la prison a du bon, aussi. Enfin je pourrais lui faire parvenir le Manifeste du parti communiste, ou mieux, Les Pensées du président Mao, pour qu'il trouve matière à alimenter encore ses discours de temps de crise avec des références qu'il sort de son coeur pour parler au coeur des travailleurs travailleuses on vous ment on vous spolie et moi Nicolas Sarkozy je vais pas rester les bras ballants.
Publié le 25/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Souriante
En cette fin de mois je dois faire un point critique et honnête sur la malhonnête multitude de jeux en cours, engagés pour mon compte et pour celui de mon fils dinosaurophile. Pour quoi faire? Surtout pour proposer un compte-rendu d'expérience, à confronter avec d'autres. Et le jeu est une activité comme une autre, susceptible d'intéresser ceux que le jeu concerne, ou ceux que l'homo ludens concerne.
Par ordre chronologique, en excluant Virtualregatta dont il a été question récemment: - 650 km : ça ronronne sec malgré des ouvertures de ruines auxquelles j'ai goûté un peu. L'ensemble n'est plus très motivant, vivement que je passe mes 19 niveaux avant 100 et j'me casse. - Knighthood : j'ai signé un traité de paix perpétuelle pour que le jeu me laisse en paix, à construire des bâtiments. Pas le temps de plus. - Starwars sur Facebook : je n'y ai plus touché depuis des siècles, désolé chère amie, Agnès Kieft, qui m'y invita. Toi-même n'y passe plus non plus. Trop statique lorsque j'ai joué la dernière fois, je vais désinstaller. - DinoGaïa, pour mon fils : le T-Rex grossit, la chasse a été très bonne hier mais exécrable aujourd'hui. Néanmoins les déblocages d'événements par combinaison d'éléments de hasard et des progrès de niveaux entretiennent un fort intérêt au début, qui va fondre comme neige au soleil avec les niveaux 4-5-6. Toujours aussi amateur dans sa conception.
Par ailleurs en offline je poursuis une carrière (15 ans) à la fois en Fifa 2005 et en LFP Manager 2005. En 2015 avec le Real Madrid c'est trop trop facile donc peu intéressant, alors qu'en 2006 avec Brescia je peine comme un fou pour rééditer ma première saison de Serie A. Point qui pique ma curiosité et ma réflexion, les logiques d'effectifs ne convergent pas du tout entre les deux titres de EA Sports. Et le plus réaliste me semble être paradoxalement FIFA!
Ce dernier amène en effet à une équipe-type ultraforte, 2-3 très bons remplaçants, et quelques très moyens en complément pour les cas de blessure. LFP nous fait plus que doubler les postes car les joueurs y sont beaucoup plus inconstants, donc battre les 135 de l'Inter avec un pauvre 110 il faut oublier, ou prier, ou recharger la partie. L'équilibre entre titulaires potentiels et cantonnés au banc est difficile à faire, c'est un des points intéressants du jeu malgré sa répétitivité.
A la longueur de cet article de synthèse vous comprenez qu'il soit impossible de bien gérer tous ces tamagochis en même temps. Vive la RGPP pour une fois !
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