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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 21/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
C'est vraiment le 1% artistique ! (Au passage, quel quota stupide, qui mécène pour des oeuvres nulles et donne à l'art un tour fonctionnaire qui le sclérose. Ce qui ne rend pas l'artiste plus fort le tue, pourrait-on oser).

A.R.T.

A cheval sur les cabales le régime soubressaute dans les mains des peuples et des shérifs
Retrouvons les prés d'avant, et là près de l'avenir le démon du techno se fera démonstratif
Traduisant au corps - électoral - les nouveaux contrats passés avec de la démocratie les amoureux et les rétifs.

C'est vraiment du 1% artistique, avec ce que cela comporte comme incohérence de promulguer le caractère a priori d'une oeuvre dite "d'art".
Publié le 20/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Ce très joli titre de Bénabar me sert de prétexte pour reprendre le fil de mes commentaires divers et thématiques. C'est très significatif que ce premier article après plus d'une semaine de silence forcé soit d'ordre politique, car la politique n'est pas étrangère à mon emploi du temps actuellement très consistant.

Significatif aussi, le côté elliptique de ce billet, alors qu'il mériterait des développements longs, pour vous peut-être, pour moi sûrement.

Les surprises électorales sont plus rares que les surprises sportives; mais elles ont beaucoup plus de conséquences sur la vie des administrateurs, évidemment, mais aussi des administrés. La complexité d'une transfert inattendu des connaissances des rouages administratifs est impressionnante, et tend à accréditer certaines thèses du centre orange, sur lequel je reviendrai plus en détail la semaine prochaine.
Publié le 10/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
De l'humour pour les documentalistes, les bilbiothécaires, les spécialistes de l'information, tous ces parias des rangements et des archives !

Que fait un bibliothécaire pour draguer une mathématicienne ?
- Il lui parle de ses volumes...
- Mais le charme est rompu quand il évoque ses monographies !

Que fait un programmeur qui a une attirance pour une employée chargée de veille ?
- Il lui offre des colliers de PERL.

Comment détecte-t-on un faux bibliothécaire ?
- Quand il vous reconnaît sans ses lunettes.
- Quand il demande si la personne cherche une monographie ou une multigraphie.
- Quand il croit que "périodique" c'est une façon de désigner la menstruation féminine (d'où son étonnement en entendant une usagère demander à la bibliothécaire en chef "où mettez-vous vos périodiques?")

Quelles différences y a-t-il entre un bibliothécaire et un documentaliste ?
- L'un sait lire mais pas parler, l'autre sait parler mais pas lire.

Qu'est-ce qui sépare une bibliothécaire d'une documentaliste ?
- Le détachement du chignon, du fond de teint et des lentilles !

Pourquoi les documentalistes jouent-ils si souvent à Tetris, parce qu'ils ont du temps à perdre ?
- Non, parce qu'ils ont élaboré un plan de classement des pièces qui tombent.

Enfin pourquoi est-ce que la majorité des usagers s'adresse aux mêmes bibliothécaires ?
- Parce qu'elles ont la cote !



Et en bonus une petite séquence de multiculturalisme : une bulgare qui chante de l'anglais en patagon, c'est merveilleux ! Ken Lee, quelle chanson de Mariah Carey ! Vous connaissez pas ? Cela fait "Ken Leeeee, Ken Lee tulidu dibu douchooo" !

C'est ici et ça vaut le voyage.
Publié le 09/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Derrière des termes ronflants, la référence à la pensée des Lumières et l'emploi du latin de bibliothèque, c'est la question du rapport entre le joueur et le reste du monde qui est encore posé régulièrement par les jeux, par les joueurs, et par le monde. C'est un problème que connaissait Gary Gygax, feu le créateur de Donjons et Dragons, premier jeu de rôle papier au rayonnement planétaire et donc grand inspirateur des MMORPG actuels (lui-même était un habile plagiaire de Chrétien de Troyes, de John Ronald Reuel Tolkien et des compagnies d'assurances, mais ne l'ébruitez pas, la MAAF et Les MMA ne comprendraient pas).

Car un individu qui se plonge dans une oeuvre de l'esprit au point d'habiter plus que dans son corps, ce n'est pas nouveau ! Emma Bovary aurait-elle joué aux Sims ? Indubitablement. Dans la question de la responsabilité de l'utilisateur, forcément dépendante d'une majorité légale et d'une maturité normale, on ne doit pas écarter la responsabilité que nous impose notre existence dans un emploi, dans une famille, dans un cercle d'amis, dans une cité (impossible donc de dire "ça me regarde" à tout bout de champ). Mais cette responsabilité reste le critère essentiel, qui me fait dire que la pratique du jeu dans des conditions normales ne peut ni ne doit être traitée comme pathologique.

JB Soufron, grand avocat du jeu vidéo, propose un point de vue fort bien construit, et que je ne refuse pas totalement totalement, sur cette page.
Publié le 08/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Dans de nombreux sports, le spectacle confine parfois à l'art, lorsque les acteurs sont en jambes et les circonstances favorables. C'est vrai par exemple du patinage artistique, du half-pipe en snowbard, du saut en longueur, du tennis, du ski nautique, du polo, du plongeon de haut vol, de la GRS, de l'heptathlon / décathlon etc. Dans les sports principaux collectifs, parce que comme le rappelait récemment l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais Alain Perrin "il n' y a pas de note artistique", la dimension artistique est sporadique, très incertaines. Pourtant en basket, en rugby, en foot, on a le "geste beau" et même le "beau geste", dont une courte illustration s'impose.

Le beau geste

C'est le plus artistique : c'est beaucoup plus beau parce que c'est inutile. Il y a de splendides ratés :




Et il y a tout un chapelet de gestes réussis mais à visée surtout esthétique. Le coup du foulard, par exemple, est les 3/4 du temps un gadget dans l'arsenal de James Bond de certains joueurs de foot.



(le son n'est pas très agréable, et les images pas toujours très nettes, mais il y a des mouvements épatants des Okocha, Henry, Zidane, Cr. Ronaldo, etc.)

Le geste beau

A la différence du précédent le geste beau est avant tout utile, et en plus il est beau.



PS : je ne peux résister au plaisir de vous partager ce moment terriblement réjouissant des ratés les plus monumentaux... C'est un avertissement aussi à tous ceux qui pensent que quelque chose est in-....-able (imperdable, incontournable, incollable, imbitable...). Oui, ce qui peut être peut ne pas être, contre toute attente et toute logique.


Publié le 07/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Discutant à bâtons rompus avec des collègues nous en sommes venus à déclamer, non des poèmes tout entiers, mais quelques vers nous ayant marqués, ressurgissant parfois quand la situation ne s'y prète pas.

En voici quelques-uns qui me touchent particulièrement, à vous d'en retrouver les auteurs:

La chaire est triste, héals, et j'ai lu tous les livres
Fuir, là-bas, fuir ! J'entends que des oiseaux sont ivres [...]

L'un agace son bec avec un bûle-gueule [...]

La lune était sereine et jouait sur les flots.

Tout conspire et me nuit et conspire à me nuire.

Je demeurai longtemps errant dans Césarée.

Le berger.

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur [...]

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé [...]
Publié le 06/03/2008
Par fxboffy
Humeur : En colère
La politique est de plus en plus la manifestation étonnante de la comparaison phare de la Renaissance : l'homme est un microcosme pris dans le macrocosme. Concernant nos vies politiques, on pourrait plutôt dire : nous sommes pris dans ces vies politiques différentes, du microcosme au macrocosme. J'ai toujours aimé, sauf avant de la découvrir, la phrase de Montaigne "nous ne sommes que de lopins [de terre]". Cet homme hautement politique savait avoir autant d'attention à sa ville d'Eyquem qu'aux "cannibales" venus de loin nous montrer la relativité de notre notion de barbarie.

Dans la même semaine, un peu à l'image des motifs tressés la semaine précédente mais non traités, se sont mêlées les histoires politiques, toutes importantes mais plus ou moins graves. Comme par hasard, un hasard que j'estimerai heureux si je suis veule, le moins grave et le plus plaisant me touche personnellement et le plus tragique est loin, loin,... mais présent à mon esprit.

Dans ma commune les échanges entre listes candidates aux municipales sont à fleuret mouchetés, les blessures n'empêchent pas les discussions détendues sur le marché entre opposants et partisans. L'humour, toujours l'humour, fait passer aussi dans le soir d'une réunion de quartier la fatigue et l'incompréhension vers des échanges fatalistes et pourtant pas résignés sur l'équilibre budgétaire des ménages et des collectivités territoriales. Une façon aussi de renvoyer aux citoyens - lobbyistes le côté décalé de leurs demandes (souvenir toujours vif du courageux "Eh bien garde-la ta voix, si c'est du chantage, j'en veux pas" de Vincent Peillon à un électeur purement théorique, dans La Prise de l'Elysée de Serge Moati).

Non loin de là, dans la ville - métropole, les jeux semblent faits au grand dam des deux principaux partis : les futurs perdants, parce qu'il vont perdre, les futurs vainqueurs, parce qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, et surtout parce que la peur de la démobilisation fatale est toujours plus présente dans ces situatiosn déséquilibrées. Il en faut de la force de caractère pour les Bertrand Delanoë, Jean-Marc Ayrault, François Rebsamen, Martine Aubry, Gérard Collomb, Michel Destot, Alain Juppé, Fabienne Keller, pour maintenir une pression constante malgré une quasi-assurance de victoire.

Loin de là, au Texas et en Ohio, l'éventuelle première présidente des Etats-Unis a repris un peu du terrain perdu vis-à-vis de l'éventuel premier président noir des Etats-Unis. Les démocrates aux Etats-Unis vont-ils se retrouver dans la situation de la gauche française en 2006-2007, avec des blessures trop récemment ouvertes pour qu'elles cicatrisent à temps pour la "finale" contre les républicains unis derrière McCain ? Les "affaires" (employé de la famille, utilisation d'un véhicule interdit, etc.), presque inévitables à cette échelle d'action, pourront-elles toutes être désamorcées ou dissimulées ?

Mais ce ne sont que vétilles, ces incertitudes qui changent la face du plus puissant des états, comparées à l'urgence de sortir Ingrid Betancourt de la forêt maudite, alors que sa santé est critique, alors que les FARC doivent être sur les dents après la mort de leur numéro 2, alors qu'Uribe (Colombie) et Chavez (Venezuela) jouent les coqs pitoyables pour des questions de préséance dans l'enfer vert et camouflage. S'ils tuent le pacifisme de Gandhi, la popularité d'Eva Pèron, la détermination de Simone Weil et l'empathie d'Harriet Tubman, les larmes seront plus nombreuses que les plants de coca sur les plateaux andins et les puits de pétrole sur l'Orénoque.
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