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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 09/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
En juin 2007, du côté d'Hagondange, d'Ay-sur-Moselle, de Thionville, du côté de Saint-Symphorien on s'en souvient, le FC Metz rayonnait. Le club grenat, un des plus anciens clubs d'élite en France avec Le Havre, Nantes, Sochaux, Marseille, Nice, Sedan... Metz donc, était champion. En ligue 2, certes, mais l'équipe avait écrasé la concurrence. Et maintenant, alors que les matchs de la phase retour du championnat de ligue 1 commencent à peine, c'est déjà fini. Le site web de L'Equipe enterre les derniers espoirs de maintien en les qualifiant de miracle, mais force est de constater qu'avec 8 points, soit en gros 32 à récupérer en une quinzaine de matchs, la metz est dite...





Et la ligue 1, elle, comment se porte-t-elle ? Elle entre dans le domaine réservé des abonnés, de Canal+ évidemment mais aussi d'Orange. Je suis d'accord avec un commentateur de France Info qui rappelait que le foot a depuis des décennies basculé dans le champ de l'économie de marché. Mais il me semble utile de différencier le sport du jeu : la ligue 1 en tant que structure économique est du domaine du jeu, les matchs internationaux comme le très bon Espagne - France de mercredi, ce n'est pas que du jeu, c'est aussi du sport. Donc qu'on nous prive du jeu, ou qu'on le rende payant; surtout, qu'on nous laisse les joies simples d'un sport de haut niveau.
Publié le 08/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Préface: Ces jeunes, à peine ils ont une journée un peu chargée, et ils repoussent au lendemain leur rédaction d'article de blog. Moi de mon temps, l'article de blog... on l'écrivait au jour le jour, et on se tenait à un minimum de rigueur et de ponctualité, tonnerre !

Rires et chansons. Oui, je sais, ça peut faire un choc de commencer un commentaire de critique artisitque par le nom de cette radio. Et pourtant, attendez, vous n'avez pas toute la suite du développement. Une radio qui passe Jean-Marie Bigard, Jean-Yves Lafesse et Rihanna ne peut pas avoir de lien avec l'art, c'est pas possible...

Au détour d'une écoute de cette radio, Rires et chansons, j'ai saisi au vol l'expression "des artistes". Je ne sais plus s'ils étaient jeunes et plein de talent, ou sur scène, ou venus d'autres pays francophones, peu importe. Je me suis dit, "artistes"? Ne colle-t-on pas un peu vite l'étiquette d'artiste à des animateurs de spectacle, à des présentateurs talentueux de leurs textes ou de ceux des autres ? La preuve que ce n'est pas si évident, Arthur n'aurait je l'espère jamais osé se lancer dans une carrière de showman s'il s'était agit de devenir au sens plein un artiste. Qu'on imagine un instant Christian Morin se lancer dans des concerts de clarinette... oups il l'a fait, pardon pour la musique.

Je désespérais de donner raison à ces commentateurs du rire et des rieurs, quand tout à coup j'ai repensé à l'expression "salut l'artiste", qu'on envoie volontiers quand un Coluche, un Le Luron, un Kakou, un Desproges ou un (merveilleux!) Devos nous quitte pour des salles de spectacle plus aériennes. En matière de rire aussi, il y a des génies qui nous poussent, nous malmènent, nous invitent à revenir sans cesse au plaisir des textes, des voix, des postures nouveaux à chaque reprise. On est loin de la blague Carambar qui s'épuise une fois connue.

Le mime qui constate que ne rien faire, "ça peut se dire, mais ça peut pas se faire", les minutes nécessaires, le scribe qui sourit à la vie, le "vous êtes juif" de madame Sarfati, le cinéma raconté par Jamel, entre beaucoup d'autres, me semblent vraiment mériter du titre de prestation artistique (Note du traducteur : c'est quoi cette tournure moisie, mériter de ?).

Rien que deux, pour prouver qu'on peut faire rire et participer à la construction d'un art : Jean Baptiste dit Poquelin mais aussi Molière, toujours très incisif (pfiou, c'est pas donné à tout le monde, le talent, apparemment). Et Devos, ni Emmanuelle, ni Guy qui de toute façon s'appelle Bedos, mais Raymond le lunaire et splendide saltimbanque.

Publié le 07/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
L'attente sur le Super Tuesday, étape importante des primaires aux états-unis, était très forte. Trop sans doute, d'où l'impression de soufflé à plat qui nous habite en ce moment. John McCain, Hillary Clinton, Barak Obama semblent se détacher un peu plus nettement, mais même du côté Républicain où le mode de scrutin (Winner-Takes-It-All !) favorisait les différences, Mitt Romney n'a pas perdu tout espoir de repasser devant McCain.

La Louisiane viendra donc confirmer ou infirmer des tendances minimes, mais la course risque finalement de se dérouler jusqu'au bout du planning prévu, le début de l'été. Actuellement pour mémoire Obama et Clinton ont respectivement 838 et 834 délégués selon le site de la NBC (à prendre avec précaution, car dans le lot il y a les "super-délégués" qui allez savoir pouquoi, peuvent ne pas voter pour le candidat auquel il sont attachés !). Le matelas d'Hillary s'est amenuisé, mais moins que la ferveur entourant Barak pouvait le laisser entrevoir.

Côté Républicain, avec 720 délégués contre 256 pour Romney, 194 pour Huckabee (et 14 pour Paul, on ne se moque pas !), McCain n'a plus qu'à attendre le moment où les 470 délégués manquants lui arriveront. Mais il doit patienter, et chaque semaine qui passe le fait essuyer des critiques plus vives de la part de l'aile droite du parti (qu'en France on appellerait extrême-droite).

Dans l'ensemble ces primaires sont très suivies, et très "à suivre"; tout comme on devrait vraiment s'intéresser à la vie politique indienne, chinoise, japonaise, canadienne, russe, brésilienne... Après tout, cela ne concerne que l'avenir du monde...
Publié le 06/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Des gens (rien de péjoratif dans ce "des gens") trouvent que la maladie n'a rien à faire dans la vie. Mouais. Sans convoquer Le Normal et le pathologique de Canguilhem, on peut dire rapidement que rien de vivant ne se fait sans maladie. Que le monde du travail, dans son grand paternalisme, essaie d'inciter les gens à dissimuler leur maladie pour faire acte de présence, c'est un mépris de l'humain qui ne mène pas très loin. Certaines entreprises, par le biais des primes, poussent les salariés à ne pas bien se soigner à domicile, sous peine de voir une part importante du salaire amputée.

Les calculs pour lutter indirectement contre la maladie donnent peu de résultat à court terme, et à long terme c'est la cata : les antibiotiques qu'on a prescrit de façon massive en se disant "ça peut pas faire de mal" (résultat des bactéries résistantes et superrésistantes), les maladies moyennes qu'on pratique en parallèle du boulot (résultat soit ça tombe dans le grave, soit ça traîne et le boulot est de moindre qualité plus longtemps), les barrières infinies de protections qu'on dresse pour ne pas être malade (résultat on n'est plus habitué à lutter contre les maladies bénines et les contacts avec le vrai monde, moins nombreux, deviennent plus porteurs de pathologies), etc.

Je crois que la maladie curable, il faut être ni pour, ni contre, elle sera toujours là !
Publié le 05/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Je regrette amèrement de ne pouvoir m'étendre plus largement sur le sujet, car il pourrait faire l'objet de volumes et d'articles en pagaille. Là où l'économie de l'attention gagne peu à peu ses modes de régulation, au travers de la dimension inter-active et participative, quelqu'un, sorti des urnes sans doute, propose de fonder un business model de télévision sur l'économie de club. L'innovation mérite d'être saluée, d'autant que quelques semaines plus tôt le rapport Olivennes proposait un chemin inverse pour l'ensemble des connexions réseau dans les limites du territoire national (c'est bien connu, les pirates s'arrêteront alors aux frontières, comme le nuage de Tchernobyl et la crise des subprimes).

Ce qui me dérange plus, beaucoup plus, c'est que la régulation étatique des champs de production culturelle porte alors non plus sur les besoins des acteurs dans leur diversité, mais sur les contraintes de production d'une frange déjà trop fortement contrainte des producteurs médiatico-culturels. France Télévision a besoin d'argent pour accomplir ses missions, elle n'a pas besoin de plus de missions ! France Télévision a un cahier des charges lourd, et le montage financier proposé par on-ne-sait-plus-qui est tout sauf une garantie de pouvoir les remplir.

Et soyons scandaleux, le financement de France Télévision se ferait sur le dos des consommateurs français. Et les Belges, les Suisses, les Luxembourgeois, les Monégasques, ils regardent jamais France Télévision, peut-être ? Alors pourquoi on va pas taxer leurs téléphones mobiles à eux ? A l'inverse, moi qui ne regarde que Téva et NT1 les soirs de catch, pourquoi je devrais me faire taxer pour une chaîne que je regarde jamais, même si elle fait du bien à la société dans laquelle je vis? Ce serait pas plus logique de faire payer les consommateurs directs ?

Tant qu'à faire oeuvre de salut public, pourquoi alors ne pas interdire totalement la pub sur toutes les chaînes, qui ne marcheraient plus alors selon la pression de l'audimat mais selon le besoin de contenter leurs abonnés pour des sommes modiques mais honnêtes ? C'est à contre-courant de l'évolution générale de la télévision, évidemment, mais certainement dans le sens de l'évolution des connexions internet, qui fonctionnent par bouquets. Alors, pourquoi ne pas passer à l'avenir lointain... tout de suite ?
Publié le 04/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Drôle de temps, qui ne me prête rien cette semaine, pas même un peu de lui-même, un peu à l'image de la semaine précédente... Je me venge donc en citant de mémoire quelques blagues sur le temps, dans un Capharnaüm indescriptible.




[Contexte : la chanson You know I'm no good d'Amy Whinehouse passe sur ma liste Deezer]
Pourquoi les grossesses durent-elles 9 mois ?
- Pour éviter que Britney Spears ou Angelina Jolie aient plus d'un accouchement pas an...

Extrait de La Cité de la peur:
Qu'est-ce que c'est ?
- "Le Tissu. Inventé longtemps avant Jésus-Christ [...]"

Pourquoi les gens prénommés Charles sont-ils en même temps patients et mauvais médecins?
- Parce que ce n'est jamais bon quand le médecin Charles attend.

"Dick Laurent is dead" (Entendu à l'interphone par le premier héros au début de Lost Highway... et dit par le même à la fin, au même interphone").

Quelle montre est toujours exacte au moins deux fois par jour, sans le moindre millième de décalage ? Celle qui est arrêtée.

Pourquoi les Ecossais ont-ils 2 montres ? Parce qu'ainsi ils ont deux fois le temps, or le temps c'est de l'argent...

[Entendu dans un micro-trottoir de Philippe Vandel]
"Cette année, le nouvel an va tomber un vendredi 13, est-ce que vous allez quand même faire la fête ?
- Ben, c'est à dire que j'aime pas trop le vendredi 13... Je ferai la fête après.
- Donc le jour du nouvel an, le 13, vous ne faites pas la fête. Mais le lendemain, le 14 ?
- Ah ben là oui, je vais faire la fête !"


Publié le 03/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Un petit hall of fame du Poker de Facebook, histoire de concevoir à quel point certains n'ont pas de vie.

Référentiel : au bout de 3 mois de jeu assez régulier, à raison de 10 minutes par jour en moyenne, j'ai amassé la coquette somme de 23 000 "chips" (sans doute des pommes de terre soufflées, ou une monnaie de singe, le jeton, proche du dollar). Les images sont sans commentaire.







(Soit 3 000 de mes mois de jeu...)

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