|
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 09/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
C'est une longue histoire d'amour. Alors quand une Belge peut offrir deux roues de vélo à une française, elle ne se prive pas (pour les non-initiés au tennis, une roue de vélo correspond au 0 dans le score infamant 6-0).
Marion Bartoli pourra monter en danseuse à Notre-Dame du Puy en Velay pour brûler 4 cierges: - 1 pour la chance qu'elle a eu de pouvoir participer au Masters, elle qui était tout juste dans les 50 premières du classement WTA quand Mauresmo l'avait remporté. - 1 pour remercier Justin Hénin de lui avoir offert ces deux roues de vélo, qui sont peut-être sans précédent dans l'histoire du Masters. - 1 pour se convaincre que cela ne peut pas être pire au prochain match, c'est pas possible. - 1 pour prier que son nom ne soit pas éternellement lié à cette amicale raclée, tout comme Paul-Henri Mathieu traînant sa défaite contre Michaël Youzhny en finale de coupe Davis, ou Ginola répondant encore, plus de 14 ans après, aux questions sur ce centre fuyant au second poteau qui allait amener, à l'autre bout du terrain, la frappe sous la barre de Kostadinov...
L'expression rage de vaincre n'est vraiment pas usurpée concernant la reinette Justine.
Publié le 08/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
L'art de l'action, c'est celui de publier, après des affres, un album affriolant et affreux. L'action est artistique, même si l'objet ne l'est pas. Je décris par là la sortie récente de Blackout de Britney Spears, contre ou pour qui je n'ai rien de particulier je tiens à le préciser. Incidemment j'ai appris que Libération, connu pour ses positions culturelles tranchées, avait publié un article flatteur pour la sortie de cet album. La structure de l'article en question , "Britney, soupirs tentants", me semble très révélatrice de la mention de responsabilité qui devrait être pris en compte plus souvent dans la critique de la critique : la vie (2/3), l'oeuvre considérée (1/3).
Depuis la polémique Sainte-Beuve contre Proust, on a peu à peu compris que l'art est dans le livre (ce qui relève in fine de l'oeuvre) et dans l'acte de l'écriture du livre (ce qui relève au fond de la personnalité, réelle ou phantasmée, de l'auteur). La musique est un art de l'interprétation, ce qui ajoute encore à l'intrication de l'oeuvre avec l'action du créateur de l'oeuvre. Britney est une oeuvre d'art, si son album ne l'est pas. Ou plus exactement, la sortie d'un album mi infernal mi salvateur est un acte fortement artistique même si sur le plan musical ce n'est pas auss inventif que du Schönberg ou du Boulez.
C'est une des raisons qui d'après moi, justifiaient l'étrange Palme d'Or cannoise attribuée à Farenheit 9/11 de Michael Moore. La palme n'est pas attribuée au produit filmique non-fictif, mais à l'action, je devrais dire à la geste de la démarche de l'auteur, aussi artistique (porteuse de significations plaisantes à acquérir et toujours renouvelées) que "jouée" avec sincérité.
Publié le 07/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Bonjour mon ami Facebook,
Depuis que je suis ton ami tu m'as fait connaître plein d'amis, et je t'en remercie chaleureusement. Je ne fais pas encore partie du groupe "Si le nombre de membres du groupe atteind 6 milliards cela signifie que tout le monde en fait partie" ni du groupe "Le groupe de ceux qui veulent faire un groupe". Je n'ai pas envoyé des cadeaux à tous mes contacts, ni comparé mes goûts en matière de films avec des personnalités politiques.
Mais je souhaitais te dire, tu ne le répéteras à personne (je te fais confiance comme je fais toujours trop confiance), depuis que j'ai mis le doigt dans l'engrenage de tes services je reçois plus de spam. Ou bien est-ce lorsque j'ai acheté ce magnifique frigo-congélateur pour famille moyenne ? Et je te l'avoue, après l'excitation de devenir l'ami (presque) personnel de David Abiker, la joie de retrouver le contact de Jean-Baptiste Soufron dans un contexte radicalement différent ou l'honneur d'avoir convaincu François Rebsamen (ou son attaché(e) de presse ?) d'adhérer à la cause "Stop global Warming", vient la crainte.
Pas la crainte que cela continue à ce rythme, ni la crainte d'une rechute prochaine du soufflé Facebook (comme il serait normal en début 2009 environ). La crainte que parmi toutes les bonnes volontés qui font de Facebook une plateforme d'interactions très agréable, il y ait des petits malins malicieux qui pourrissent la vie de la communauté avec des clubs frauduleux, des amis troyens, des causes perdantes ou des inondations (in)sectaires. C'est inévitable, comme le disait Anakin Skywalker à son fils Luke à la fin du Retour du jedi : "Plus rien ne pourra l'empêcher... maintenant", reprenant en somme l'argument des principales critiques hégeliennes et marxiennes formulées à l'encontre d'Idée d'un histoire universelle du point de vue cosmopolitique de Kant. Sob. So bad. So sad. Saudade. Je suis maussade.
Un mot de Sade pour penser ces maux de nantis : "profite ! et vite !". Ami Facebook, je te préviens si tu es trop lourd je te lâche, mais en attendant je te garde et je te demande de m'envoyer toutes les heures de tes nouvelles ainsi que des nouvelles de tous les amis de mes amis. Qu'ils soient amis ou ennemis, peu m'importe tant qu'on est en contact physique par le truchement du virtuel...
Publié le 06/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Je souris en paraphrasant la célèbre formule, le slogan des Sartriens séculiers, "l'existence précède l'essence". Mais de façon générale je trouve que les raisons de sourire sont trop maigres pour faire un billet doux. Il tourne à l'aigre aussi vite qu'Allègre tourne au vinaigre qui attrape des mouches.
La pèche à la mouche est justement l'un des sports pratiqués par l'Alexandre de Neuilly sur scène, le perpétuel candidat bruneau. Réunir les compétences par-delà les étiquettes était sans doute une des meilleures idées de campagne de François Bayrou; réunir les étiquettes par-delà les compétences fut sans doute une des idées les plus destructrices du mandat de Nicolas Sarkozy. En utilisant à ses fins et non aux fins de l'état les énergies de Kouchner, Borloo (en tant que radical valoisien, non ex-RPR), Fadela Amara, Jean-Marie Bockel, il a pris le risque téméraire de se mettre à dos ses partisans comme ses opposants, les passionnés de l'action politique concrète comme les passionarios des photos de famille dans les magazines people qui espèrent que le président préside partout.
C'est aussi amer, cette situation où l'on avait le sentiment d'avoir raison, avant qu'on (la vox populi) nous donne tort, puis qu'in fine, et les vaincus et les vainqueurs en viennent au constat d'échec du pari effectué. Je n'ai jamais cru que l'élection de Sicolas Narkozy, si volontaire soit-il, provoquerait un choc de croissance, mais qu'au contraire cela engendrerait des chocs culturels et sociaux superflus (certains ne le sont pas, comme ceux qui doivent nous amener à nous convertir à la croissance durable). Où je reviens à la phrase maximale de l'existentialisme pour rappeler que "l'existence précède le sens" fut un idéal et est un écueil : c'est très bien d'être, d'agir immédiatement et rationnellement en fonction des moyens. C'est mieux, incomparablement mieux d'agir sur la base d'un projet raisonnable, régulé selon des fins.
Autre raison d'être attristé par la situation politique, l'idée répandue par notre toujours très présidant président, selon laquelle "l'essence précède l'existence". C'est à la fois une forme de logique génétique, une négligence dramatique de ce qui différencie l'humain de la somme de ses molécules, et une pierre énorme dans le jardin de tous ceux qui, à droite comme à gauche, pensent que le mérite ne s'hérite pas, ceux qui considèrent que les trois parties de la devise "liberté - égalité - fratenité" ne sont pas exclusives et contradictoires. On pourrait au moins être fraternellement d'accord pour ne pas toucher à l'égalité de tous devant le droit d'user en bien de sa liberté d'invention, de création. A ce propos je rejoins bien des points évoqués par Najat Vallaud-Belkacem sur son blog, dénonçant et déplorant Le Crépuscule de l'humanisme (quel joli titre !).
Enfin, dernière amertume que je souhaitais souligner, le fait que désormais dans nos vies politiques locales "l'essence précède l'existence". Je m'explique, car il y a eu un petit glissement de sens entre les deux paragraphes. En plus c'est ici une formule à double signification... L'essence, c'est l'énergie, ce qui fait tourner le moteur; il faut donc avoir assez d'essence, comme le chantait Souchon, pour faire la route dans l'autre sens, ou pour changer de sens, aller plus haut, plus loin, plus fort... Fichue entropie, l'énergie se dissipe dans notre monde de plomb, et trouver des gens prêt à s'engager pour participer à la vie politique locale est aussi difficile à faire qu'avant 2006, c'est dire ! Quelle occasion ratée, quel rendez-vous manqué de la politique avec ceux qui la vivent, les citoyens !
La formule "l'essence précède l'existence" est triste dans une seconde acception, car l'essence c'est le symbole du panier de la ménagère (mais comment fait-elle pour mettre son litre d'essence dans un caddie ou un panier pleins de trous ?). Le pouvoir d'achat n'augmente pas aussi vite que l'impression qu'il laisse au fond du porte-monnaie des ménages de France. Alors nous oublions que nous existons, par-delà nos besoins immédiats ou supposés. Que notre conscience des personnes et des événements devrait s'élever au-delà de la satisfaction immédiate du besoin brut (mes Ray-Ban, mes vacances sur un yacht, ma victoire sur l'adversaire économique ou sportif). Combien de rappels d'Epicure faudrait-il pour nous vacciner contre cette myopie de l'action "petits bras" ? Ce rappel est sans doute infini, mais on passe d'un infini discret (ponctuellement, un rappel fait du bien) à un infini continu (impossible de garder la tête froide sans être martelé CONTRE l'invasion des biens et des services), hélas.
Et sur les rivages de la pensée grecque on revient à cette idée pas si artificielle que Nicolas Sarkozy est semblable à Alexandre de Macédoine, sorti de la cuisse de Philippe et non Jupiter. Il conquiert, avide tournant à vide. Malgré les mises en gardes de quelques vieux rhéteurs (Démostène Henri Lévy ?) et un appétit évident pour l'introspection auto-évaluante ("J'ai changé" disait Henri Guaino en janvier 2007 comme Philippe II devant la confédération athénienne en -333), il rompt la cohérence de l'hellenisme en donnant l'illusion de le diffuser de par le monde. Lui qui devait sauver le "pays de la raison et de la démocratie" (cette étiquette est historiquement abusive, je le reconnais) contre l'invasion barbare de l'arbitraire n'a réussi qu'à ruiner l'honneur du pouvoir politique et diplomatique hellène au profit de la force armée, vendre la peau de la démocratie et rendre impossible les réformes mesurées qui s'imposaient en Grèce.
Je cesse ce trop long message, sous peine de passer pour un sartrien hellénophile mystique. Mais que de désappointement ! Je badaude ailleurs, en espérant que le Tchad ne masque plus longtemps le Darfour voisin.
Publié le 05/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Il y a des joies simples et futiles qui n'en demeurent pas moins des joies. Alors que j'escomptais souligner le travail remarquable de quelques passionnés qui sauvegardent et perpétuent l'expérience ludique de nombreux dinosaures du jeu, je me suis souvenu d'une quête entamée depuis longtemps, jusqu'alors sans succès.
Cette quête, c'est celle du jeu Le Nécromancien, un jeu d'aventure textuelle extrêmement simple mais très évocateur, disparu des rayonnages depuis trop longtemps. J'avais eu l'occasion de parcourir ce "Jeu dont vous êtes le héros" chez un ami, nous y avions passé plusieurs heures, peut-être plusieurs jours. Il y avait déjà une grande tension à chaque choix effectué, c'est dire si l'objet était inter-actif !
Et ce matin, à mon grand bonheur, en recherchant une fois de plus, je l'ai trouvé ! Il est ici. Je vous le conseille vivement, comme je vous conseille de parcourir tous les jeux de cette période dans la catégorie aventure, il y a des joyaux inconnus.
Publié le 04/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Dans le domaine des moteurs de recherche, il y a Google et il y a les autres. En terme d'audience et en terme d'algorithme de recherche, difficile de le contester. Mais alors que nombreux sont ceux qui résistent à l'hégémonie de Microsoft en utilisant OpenOffice, Linux et Mozilla Firefox, la "résistance" à Google est squelettique. Moi-même je l'avoue j'avais tendance à raffiner mes requêtes plutôt que de chercher des outils plus adaptés aux situations de recherche d'information.
Et pourtant, j'ai eu l'occasion de voir récemment comment le moteur Exalead avait évolué depuis le temps où j'en avais entendu parler la première fois. Et non seulement l'aperçu visuel des liens est une excellente idée; mais les propositions de liens connexes et de "vedettes" de recherche sont un plus réel par rapport à notre ami superstar Google. Donc la prochaine fois que vous souhaiterez faire un élagage sur une question posée, pensez à Exalead qui mérite les quelques secondes d'attention nécessaires à sa prise en main. L'une des règles d'or de la recherche d'information est "chercher bien plutôt que de chercher beaucoup"; pour ne pas se "restreindre" à la masse informe référencée par google, on devrait toujours penser aux sites bien catégorisés d'Exalead... et gagner du temps.
Publié le 03/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Le personnage (?) de Philippe Gelück n'a pas été "dessucité", mais en cette période de visite aux morts les pensées de cet être aux prétendues 7 vies peut nous apporter son lot d'humour profond.
De profundis les morts se bidonnent sans doute, et nous les vivants nous pouvons rire avec eux de notre condition de mortels. Sur le calendrier qui lui est consacré le Chat commentait le Monument aux vivants : "Il ne va pas y avoir la place de tous les mettre !". Le jour d'avant le jour des morts, un petit syllogisme digne de "Socrate est un chat" amenait le gros gris minet à conclure qu'après la vie on est mort pour la seconde fois (la première précédent la vie).
Pensant aux dessins qui font sourire et un peu réfléchir du sieur Geluck, je ne résiste jamais à l'occasion d'évoquer la gravure représentant quelques indiens d'Amérique du Nord, avec pour légende "Le Dernier des Mohicans - L'Avant-dernier des Mohicans - L'Avant-avant-dernier des Mohicans - et quelques amis". Plaisir avec une pointe de morbidité de voir représentée "Marie-Antoinette de Milo" (sans les bras et sans la tête).
Tout cela pour dire à ceux qui ne connaissent pas encore bien cette série de se jeter sur le premier album venu : le légèrement scato côtoie le quasi métaphysique et le franchement absurde. C'est un régal.
Roger, un verre de muscadet à moitié vide, je suis déjà à moitié plein et je ne veux pas que le patron me vide, sinon je me plains !
PS : je suis finalement assez satisfait d'avoir parlé de l'oeuvre majeure d'un dessinateur sans en avoir montré un seul dessin... Au moins la loi DADVSI est respectée !
|
|
<
|
Jui. 2008 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | | 28 | 29 | 30 | 31 | | | |
2 connectés
21500 visiteurs
|