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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 23/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Amené à me pencher sur les différents modes d'installation des réseaux intranet en entreprise, je passe en boucle cette question : top-down ou agora ? Le réseau en étoile, par exemple, est typique des démarches très hiérarchisées, très "top-down".
A la lumière des ces réflexions assez simples, l'évolution des médias sur internet est très révélatrice d'un changement qu'on devine dans les entreprises, à savoir le passage d'une culture de l'information hiérarchisée à l'information mutualisée. Les intranets d'entreprise sont contraints de tirer profit de la dimension sociale des échanges, ils intègrent partiellement ou totalement le fonctionnement en agora. Les médias de l'avenir auront à digérer cette contradiction si moderne : l'information n'est reçue que dans la mesure où les "informés" sont partie prenante dans sa construction; et pourtant l'information n'a de valeur que si elle apporte quelques chose que les "informés" n'avaient pas au préalable.
L'équilibre difficile que les radios peinent à trouver (interventions ineptes des spectateurs contre ton docte des journalistes sans originalité et sans saveur), les "journaux-portails" type Mediapart, @rrêt sur image ou l'ancêtre si bien nommé Agoravox auront à bien placer le curseur entre le média top-down de grand-papa et l'agora des d'jeuns qui s'y croient.
Publié le 22/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Comme cet article est à cheval sur le sport et l'humour, et comme je suis en retard, et comme c'est bientôt Noël, et comme c'est comme ça, je rédige aujourd'hui un article pour les deux jours de vendredi 21/12/2007 et samedi 22/12/2007.
Les distinctions et classements pleuvent plus fort, en cette fin d'année, qu'il ne neige sur les sommets alpins... Les sportifs en particulier sont récompensés à tour de bras, et c'est un peu la loi de Pareto qui prévaut : the Winner takes it all, le gagnant rafle tout même ce qu'il ne mérite pas forcément. Je pense à Kaka, très bon joueur, manieur de ballon, vif, puissant, possédant une bonne frappe et une bonne vision du jeu, qui est à la fois ballon d'or et joueur Fifa de l'année... n'en jetez plus, surtout que dans l'histoire on écarte un Lionel Messi par exemple, dont le talent est sans doute plus intéressant et unique dans le monde du football.
Si je devais faire un classement à moi, ce serait celui des sportifs "arrivés" (au sommet) et qui doivent tout faire pour ne pas écorner leur image de marque (certains, vous le verrez, sont en grand danger, malgré toute la sympathique que je leur porte).
Voici donc en exclusivité mondiale le premier classement des Germonnons, à coloration francophone : 1. Roger Federer (attention à ne pas rater un Grand Chelem en dur !) 2. Laure Manaudou (Pékin n'est pas si près, c'est un peu plus à l'Est) 3. Karim Benzema (difficile de faire mieux, facile de faire moins bien) 4. Thierry Henry (bien vieillir n'est pas si facile dans une bonne cave... car on compare !) 5. Valérie Nicolas (garder le niveau, quel défi pour 2008 !) 6. Tony Parker (on connaît la chanson, San Antonio va devoir attendre 2009 pour un nouveau titre NBA...) 7. Joakim Noah (on connaît la chanson, il faut se faire un prénom...) 8. Tyler Hamilton (après la révélation de l'année, il y a souvent la déception de l'année...) 9. Marion Bartoli (révélation, déception, ...) 10. Tatiana Golovin (après la déception des blessures, la révélation des performances, après la révélation, ...)
Publié le 20/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Les mots me manquent pour décrire l'oeuvre immense de cet artiste. Parfois je me dis que le mot de génie a été inventé pour Mozart, Léonard de Vinci et pour lui. En plus il avait du talent, le bougre, ce qui ne gâtait rien. Je cherche toujours à revoir le tableau que j'appelle "le crocodile", au vert-jaune si stupéfiant... en attendant je soumets à votre appréciation Florence, un des nombreux travaux de Basquiat qui joue tant sur le trait que sur la couleur ET sur l'écriture, comme troisième dimension de la peinture (site www.basquiat.com).
Publié le 19/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Nous jouons volontiers les écolos, surtout après le Pacte écologique, le Grenelle de l'environnement, le GIEC et Al Gore. En soi ce n'est pas condamnable, parce qu'après tout l'idéal et le pragmatisme convergent sur cette affaire : il faut préserver le futur de la planète.
Mais dans la même journée, lorsqu'on se retrouve à recycler papiers, cartons et verres, à choisir des produits alimentaires issus de circuits courts, à prendre un vin chaud sur une terrasse de marché de Noël agglutinés autour d'un réchaud à gaz, à faire le trajet de retour qui nous laisse emprunter 150 kilomètres d'autoroute (plus ou moins 13 litres de Super95), à taper des articles sur son ordinateur pour 2-3 personnes... On se dit qu'on ressemble bien à ces colonies de vacances qui traversent la France en bus pour ramasser quelques ordures sur une plage bretonne, et repartent le coeur plein du sentiment du devoir écologique accompli.
C'est insoutenable, toute cette perpétuelle scrutation de nos propres faits et gestes ! Bon je me moque, mais ça ne m'empêchera pas de continuer à agir en partie correctement : ce serait trop facile de baisser les bras sous des prétextes mineurs.
Publié le 18/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Si l'on en croit en tout cas la mise en balance des deux principales affaires françaises de spam politique, la gauche ségoléniste a 2 ans de retard, au bas mot, sur la droite sarkoziste. L'affaire la plus récente porte sur l'utilisation du fichier d'adresses Désirs d'avenir pour faire la promotion d'un nouveau média en ligne, Mediapart, dont je parlais dans mon billet médiatique il y a deux jours. Les peines encourues, spécifiées par Versac (je n'ai pas pris le temps de vérifier mais d'autres l'ont sans doute fait pour moi), sont assez importantes.
Mais l'UMP n'intentera pas de procès pour cette affaire. Par humanité et bonté de coeur? Non, simplement parce qu'il y a un peu plus de deux ans l'UMP avait eu recours à une démarche similaire, quoique plus franche du collier et clairement auto-promotionnelle. Et cela pourrait alors se retourner contre certains de ses membres influents (Franck Louvrier, Dassier, etc.).
Il y a des mauvais conseillers partout, des zozos zéros du réseau partout, match très nul.
Concernant la hauteur des paumettes de la belle Carla Bruni, je trouve inutile de faire d'autre commentaire qu'une petite imitation de la dialectique présidentielle.
"Ecoutez monsieur D'Arvor. Les français, ils m'ont massivement élu. Je suis leur représentant, vous me suivez ? Dites-moi donc, dans les yeux, comment pourrais-je mieux les représenter qu'en accomplissant à leur place leurs rêves les plus fous? Je suis le représentant des désirs des français quand je vais en vacances avec mon ami Vincent Bolloré; je représente les plus fortes aspirations des français lorsque je fais l'accolade aux plus puissants de ce monde; j'accomplis leurs rêves quand je sors avec une égérie de la mode, c'est aussi simple que cela, je suis un français moyen, vous voyez monsieur d'Arvor. Je suis comme vous et moi."
Publié le 17/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
L'addiction aux jeux est un phénomène de mieux en mieux cerné; avec la popularisation du poker en ligne, cette pathologie trouve un champ de développement particulièrement vaste. J'y réfléchissais ce matin même alors que j'augmentais mon petit pactole virtuel sur le Poker Hold'em de Facebook, grâce aux 200 jetons donné par visite quotidienne aux serveurs et surtout grâce à de bonnes mains (paire de 5 rencontrant une paire de dames, 10 et dame permettant une suite royale...). J'allais quitter la table, satisfait de mon gain de 100% (300 pour 150 investits dans la partie), quand tout à coup j'obtiens une paire de 8.
Je ne pouvais raisonnablement pas laisser passer l'occasion, surtout que ma table ne jouait pas très finement (moi y compris). Pour une poignée de jetons en plus... j'y ai échappé, mais combien d'inexorables chutes se sont produites, au poker comme aux courses ou en bourse, à cause de la dernière partie? Le mécanisme est toujours le même, parti pour partir, le joueur perd en ayant un énorme goût d'inachevé. Il ne peut s'empêcher de vouloir une revanche sur le sort qui l'a fait échouer. Et il reperd, souvent par excès d'une audace renforcée par la frustration. Et les pertes s'enchaînent, et c'est la descente inexorable au cimetière des ambitions ludiques (et souvent financières).
Je pense souvent à ce que Gilles Deleuze disait de l'alcoolique (dans son magnifique abécédaire) : "il ne vise pas le dernier verre, il vise toujours l'avant-dernier verre". L'avant-dernier verre, c'est celui qui procure la satisfaction (de boire) sans la frustration (de ne plus boire après). Or évidemment, nous le comprenons grâce à cette pensée lumineuse de Deleuze, chaque verre est l'avant-dernier, la série ne peut donc jamais s'achever.
Les mécanismes des addictions aux jeux sont multiples, mais je crois que cet effet-là est présent et opérant : le joueur accro ne vise pas la dernière partie, il vise l'avant-dernière partie: car s'il lui reste une partie à jouer après, il peut toujours espérer mieux. Si la chance est avec lui, elle peut lui apporter plus encore. Si la chance le fuit, elle peut tourner à la prochaine partie. Pour ma part j'ai intégré un principe très précieux, un garde-fou respectable et utile (que je n'ai pas respecté ce matin, c'est vrai... la preuve par le contre-exemple). Ce principe, c'est que si la mise de départ est de 100, il faut partir si on perd tout, et il faut partir si on atteint la somme de 200. Quand on double on quitte ! Simple logique statistique : du point de vue des tirages hasardeux, on a plus ou moins une chance sur 2 de tout perdre, une chance sur 2 de doubler; au-delà les chances s'amenuisent dramatiquement (cela sans prendre en compte, évidemment, la part de stratégie propre à de nombreux jeux de hasard, qui permet aux meilleurs de repousser sans trop de crainte cette barre des 100% de gains).
Publié le 16/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Comme des attracteurs étranges de la statistique, les médias entrent en collusion en raison de ce qui les attire, mais aussi en raison de ce qui les repousse. Il a été crié sur tous les toits, non sans un fond de raison, que la trilogie TF1 - LCI (Bouygues) - Le Figaro (Dassault) se montrait particulièrement bienveillante vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, avant et après l'élection présidentielle de 2007. De nombreux médias bien en place ont plus mis en opposition les qualités du candidat et les défauts de la candidate que l'inverse... Qui n'a jamais entendu Jacques Marseille, économiste au Point, éructer contre les préceptes économiques "absurdes" de tous ceux qui n'étaient pas dans la ligne sarkoziste ? Qui n'a jamais souri des envolées lyriques de Charles Tesson pour notre saint président avant même qu'il préside, et de ses coups de massue sur la moindre carte d'adhérent au PS ?
Mais la collusion appelle son contraire... la collusion ! Combien de fois le Nouvel Observateur et Libération ont-ils soutenu Ségolène Royal au-delà de leur raison pure ? Combien de fois le traitement des collaborateurs de Ruquier a-t-il été inégal entre les politiques de droite et les politiques de gauche? Comment ne pas voir une affection particulière des nouvelles structures médiatiques en ligne, Rue89, Mediapart évidemment (monté en partie par les ségolénistes Edwy Plenel et Benoît Thieulin, quoiqu'ils s'en défendent avec bonne volonté), La Télélibre de John-Paul Lepers, et même @rrêt sur image (pas pro-Ségo mais un brin anti-Sarko)? Les experts eux-mêmes dérivent avec les continents médiatiques : Nicolas Baverez contre Dominique Reynié, Edwige Antier contre Dominique Méda, Thomas "Manyard" Piketty contre Jacques "Leverage Bonds" Marseille, les oppositions s'entretiennent et s'exacerbent.
Ce qui me frappe donc en cette période de digestion électorale (avant une collation consistante, les municipales et cantonales de 2008), c'est le besoin parallèle et de sens contraire : * des médias institutionnels de ménager les institutions, d'anticiper en somme sur la moindre censure * des médias marginaux de se démarquer des médias institutionnels en critiquant, plus ou moins ouvertement, à la fois les médias institutionnels et ceux qui y sont glorifiés
Tout se passe comme si pour exister et ne pas se faire gober par Charybde, les médias se jetaient sur les rocs de Scylla. C'est la double collusion, d'autrant plus forte que les médias, poussés en cascade comme des dominos, s'ancrent fortement dans tel ou tel courant de pensée, courant d'amitié, courant de développement. "Je ne veux, à cet égard, ni [les] blâmer, ni [les] absoudre" (librement tiré de Corinne ou l'Italie de Germaine de Staël).
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