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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 27/09/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Je le craignais sincèrement, amèrement, tristement, mais les derniers jours me donnent raison: Hatem Ben Arfa a gagné la liberté qu'il espérait en s'engageant pour l'OM. Mais avait-il raison de l'espérer, sur un plan strictement sportif j'entends? C'est vrai, avant lui la folie d'un Ribéry, le génie d'un Maradonna ou le talent incontestable d'un Cristiano Ronaldo ont pu s'accommoder de liberté laissée à leur expression. Ce n'est pas Claude Puel, par ailleurs grand entraîneur autant à Lille qu'à Monaco ou à Lyon, qui aurait laissé le talent de Ben Arfa s'exprimer pleinement.
Malgré toutes ces nuances, il faut noter que les grands, les très grands, n'ont pu s'affranchir de quasiment tout collectif que lorsqu'ils étaient suffisamment mûrs pour ne pas "s'enflammer" inutilement. Voyez Garrincha, parfois passeur décisif alors qu'il avait hypnotisé toute la défense sauf le gardien. Hatem Ben Arfa a beaucoup appris, mais cette maturité lui manque encore. Il est très libre, il s'envole, mais il est trop libre, personne ne le suit plus, il ne fait plus partie d'une équipe.
Si on regarde le but marqué contre Le Mans, c'est très éclairant. Il perfore les défenses, bien, mais alors il se retrouve seul. S'il peut marquer, tant mieux, sinon, l'effort est totalement vain. Marseille qui était prêt à l'adorer risque, s'il ne prend pas sur lui de restreindre sa propre liberté, de le maudire. Il fut excellent lors du dernier match nul de l'OM? L'équipe, elle, a abandonné deux points précieux dans l'optique du championnat.
Je suis désolé de cet échec de plus en plus patent, car au fond, des grandes choses, Hatem pourrait les faire, s'il attendait seulement le bon moment... Il les fera, soyons optimistes.
Publié le 20/09/2008
Par fxboffy
Humeur : En colère
Je me souviens de la défaite de la sélection française à l'Euro de football contre une splendide équipe des Pays Bas, et de la crispation et frustration d'un duel à la vie à la mort entre France et Italie, soldé par un implacable 2-0. Je me souviens aussi des torrents d'invectives venus des travées et des colonnes de journaux à la suite de la défaite contre la modeste et valeureuse Autriche, début septembre.
Et cette semaine, je constate, avec dépit pour ma part, deux défaites, l'une logique contre une splendide équipe de Chelsea (Bordeaux), l'autre inévitable contre un Liverpool éternel (Marseille). Un match nul enfin, arraché à une équipe italienne bien mais pas top, par le meilleur club français (Lyon).
Ces résultats tout aussi mauvais que ceux de la sélection, presque aussi problématiques pour le football français au travers de l'indice UEFA, soulèvent résignation et presque joie, dans le cas de Marseille et Lyon. D'où vient donc cette différence de traitement? On ne doit pas être loin lorsqu'on évoque les noms des "coachs" : Domenech le paria, pour l'équipe de France, Gerets le sympathique efficace, Puel l'incorruptible compétent, Blanc le grand homme, pour les clubs. Tout est dit. Tout était écrit.
Sans doute l'effet d'une espérance plus vive de qualité, d'un intérêt plus grand pour les nations que pour les équipes. Mais un peu plus d'impartialité, que diable, dans ces matières si essentielles !
Publié le 13/09/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Beau barbarisme dont nous devons la popularité à Jérôme Kerviel, arbitragiste de la Société Générale jusqu'à ce qu'il arbitre des parties à trop fort enjeu... Dans le cadre du sport aussi, l'arbitrage devient un peu semblable à l'arbitragisme... L'arbitragiste de match de football, par exemple, est incertain d'une de ses décisions pour l'équipe A. Du coup il siffle une faute pour l'équipe B. Il y a but suite au coup-franc ? Il siffle un autre coup-franc, moins évident, pour A, qui ne marque pas. Mais l'arbitragiste a fait son oeuvre, et l'arbitrage est mis en cause mollement. Parfois il s'emballe, et la compensation devient exorbitante. Je t'ai concédé un carton jaune pour une faute mineure, donc je peux bien donner aux autres un pénalty à 1 minute de la fin...
Cela étant dit, Kerviel bien encadré n'aurait pas pu gonfler ses paris. Un arbitre "arbitragiste" bien secondé et aidé par vidéo serait maintenu dans la justice sportive.
Publié le 06/09/2008
Par fxboffy
Humeur : En colère
C'est fait, les jeux olympiques ont officiellement été lancés tout à l'heure. Ne réglez pas votre téléviseur, il ne s'agit pas d'un problème technique, le temps n'est pas revenu au 08/08/08. Mais je voulais juste souligner l'égalité à faire entre les exploits handisports et les exploits... sports. Les Jeux "handisports" sont tout aussi "olympiques" que les autres, du moins au sens du baron de Coubertin.
Le fait d'intégrer le 1500 m fauteuil aux "grands" JO était une excellent initiative. Pourquoi ne pas aller plus loin, et fusionner les deux événements ? On distingue bien, dans un sens je le regrette, dans un autre sens je le comprends, épreuves féminines et épreuves masculines. Pourquoi ne pas faire alors d'autres catégories, à partir des handicaps n'empêchant pas la pratique des sports?
Publié le 30/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Dans l'histoire assez récente des migrations des travailleurs qu'on nomme footballeurs professionnels, il y eut bon nombre d'échecs. La dimension psychologique est en cause pour la première catégorie d'échecs, les déceptions.
A l'image d'un "Sheva" Andei Shevchenko à Chelsea, d'un Philippe Christanval à Barcelone, d'un Thierry Henry à la Juventus, d'un Nicolas Anelka au Real Madrid, le joueur décevant avait un gros potentiel qui justifiait des attentes... et la situation a fait que cette qualité ne s'exprime pas assez, ou pas du tout. Dans les gros clubs il y a forcément plus de cas semblables, car ils font venir des travailleurs footballistiques très connus et attendus. Chelsea, avec Shevchenko, Ballack, Kezman et Crespo, a eu son lot de tuyaux percés, peut-être le bouquet le plus impressionnant. Veron à Manchester, Mendieta à la Lazio de Rome, Cannavaro, Owen et Cassano au Real Madrid ont également fait jeter beaucoup d'argent par les fenêtres. Surtout parce que l'argent ne fait pas le joueur.
Autre raison possible de l'échec d'un transfert, le caractère surfait d'un joueur. Et là aussi, des millions ont été engloutis en pure perte. Par respect pour leur dignité on peut éviter d'en citer trop : Aliadère et Christanval sont des cas d'école, dans des styles différents. Toto Squillaci devint en juin 1990 un grand joueur, puis fin juillet il était redevenu un attaquant moyen. On se souvient peut-être de Ortega, ancien futur successeur de Diago Maradonna, mais plus beaucoup à cause de son jeu. Ibrahim Ba ne put tenir le niveau de sa cote après son éviction de la sélection française en 1998. Djetou, lui aussi non-champion du monde en 1998, a erré longtemps de club en club à la recherche du niveau atteint temporairement à Monaco. Pour eux, quel que soit l'endroit, la situation n'est pas favorable... c'est donc que l'évaluation de leur valeur financière est exagérée.
Pour l'instant les leçons de ces échecs ne sont pas toujours tirées. Il faut dire qu'avec l'augmentation régulière des budgets, le climat n'est pas à la rationalité. En France, d'ailleurs, aucun gros club n'a été réellement mis en difficulté exclusivement par son échec de recrutement. Cela joue, mais c'est insuffisant. La Lazio de Rome, elle, ne s'en est sans doute pas remise.
Publié le 23/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Globalement les JO de Pékin se sont déroulé un peu mollement. La faute à une grande chaleur moite, qui en plein air ne favorise ni les épreuves courtes ni les efforts prolongés.
Des déceptions, certes, il y en a eu, mais au fond aucune qui ne soit totalement imprévisible (facile de parler a posteriori). Qui pouvait sauver Laure Manaudou sinon elle-même, il y a des mois de cela? Qui pouvait donner à Teddy Riner l'assurance d'un trentenaire, sinon le temps? Qui pouvait remettre sur pieds Wariner, ou Doucouré, dans un temps si court après leur cassure? Comment le tendon de Liu Xian aurait-il pu tenir sous le poids d'1 milliard 300 millions de personnes?
Des triomphes, certes, il y en a eu, mais aucun qui ne soit issu d'une lutte au couteau renouvelée, épreuve après épreuve. Phelps seul au monde, tout le temps (ou presque). Bolt loin devant, sans personne à ses basques d'or, sur 100 m, 200 m, 4 x 100 m...
Des surprises sont advenues, mais si menues, si menues ! En ces dernières heures, les concours féminins de sauts et de lancers, pas toujours médiatisés à la hauteur de l'événement, se sont révélés enthousiasmants (je pense en particulier au final entre Hellebaut et Vlasic, au centimètre du saut en longueur, ou au dernier jet victorieux en javelot). Sur 3 semaines ce n'est pas énorme. Mais c'est déjà ça, merci mesdemoiselles et mesdames.
Et que vivent les jeux (volés?) de Londres 2012 !
Publié le 16/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
La place pour parler de sport, alors que le monde tourne encore au vinaigre ? Des raisons géographiques me poussent à faire un sort à la chute de la maison Laure. Le parallèle avec Teddy Riner, plantigrade jeune et bronzé pas encore au sommet, nous montre la permanence du mythe d’Icare. La devise olympique, plus vite, plus haut, plus fort, ressemble trop souvent à « trop vite, trop haut, trop fort ». La dame papillon est sans doute montée trop haut sur l’olympe lors des jeux d’Athènes, tout de suite, et de ces hauteurs on ne peut que redescendre, en France en particulier.
Qu’est-ce que c’est ce racisme anti-français, les Français ne seraient pas capables de tenir leur rang lorsqu’ils gagnent ? Beaucoup moins que les américains si l’on en croit l’exemple évident de Michael Phelps. La règle générale oublie forcément les exceptions, tels les Hinault, Douillet, Longo, Makelele, Rives. Mais dans l’ensemble les sportifs français préfèrent vivre heureux plutôt que mourir glorieux. Laure a envie de vivre, qui lui lancera la pierre fera des ricochets.
Tony Estanguet le montre aussi, il était champion olympique, le fait de porter le drapeau risque d’amoindrir ses capacités pour l’épreuve de slalom, mais c’est un moment unique à vivre, une expérience à faire… donc il y va. Et il perd.
Teddy Riner gagnera donc encore, parce qu’il n’a pas atteint le but de son voyage sportif, et qu’il peut raisonnablement profiter de son sport ET de sa vie ensuite. D’après moi Manaudou ne gagnera plus, ou différemment, dans un nouveau domaine propre et non plus dans le fil rectiligne de son passé sportif. Trop de blessures, trop d’amertume, trop de poids de son propre passé.
Sur l’étonnant monsieur Bolt, c’est sans doute le seul jamaïcain qui produise de la fumée non par ses herbes mais par ses foulées. Mon chagrin est qu’il soit à hauteur des 9’60, limite physiologique ou biologique de l’humain, sans une courbe de progression digne de ce nom. J’espère donc qu’Usain Bolt ne nous laissera pas sur le carreau…
Pendant ce temps, la Russie évacue ses troupes de Géorgie, mais elle se trompe de sens, les chars vont vers Tbilissi ! Quels farceurs ces Russes.
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