Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
Ma photo
Badauderies
Contactez-moi
Mail :
Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 08/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Dans de nombreux sports, le spectacle confine parfois à l'art, lorsque les acteurs sont en jambes et les circonstances favorables. C'est vrai par exemple du patinage artistique, du half-pipe en snowbard, du saut en longueur, du tennis, du ski nautique, du polo, du plongeon de haut vol, de la GRS, de l'heptathlon / décathlon etc. Dans les sports principaux collectifs, parce que comme le rappelait récemment l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais Alain Perrin "il n' y a pas de note artistique", la dimension artistique est sporadique, très incertaines. Pourtant en basket, en rugby, en foot, on a le "geste beau" et même le "beau geste", dont une courte illustration s'impose.

Le beau geste

C'est le plus artistique : c'est beaucoup plus beau parce que c'est inutile. Il y a de splendides ratés :




Et il y a tout un chapelet de gestes réussis mais à visée surtout esthétique. Le coup du foulard, par exemple, est les 3/4 du temps un gadget dans l'arsenal de James Bond de certains joueurs de foot.



(le son n'est pas très agréable, et les images pas toujours très nettes, mais il y a des mouvements épatants des Okocha, Henry, Zidane, Cr. Ronaldo, etc.)

Le geste beau

A la différence du précédent le geste beau est avant tout utile, et en plus il est beau.



PS : je ne peux résister au plaisir de vous partager ce moment terriblement réjouissant des ratés les plus monumentaux... C'est un avertissement aussi à tous ceux qui pensent que quelque chose est in-....-able (imperdable, incontournable, incollable, imbitable...). Oui, ce qui peut être peut ne pas être, contre toute attente et toute logique.


Publié le 01/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Bonheurs de la sérendipidité, je pensais suivre vaguement la demi-finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et Le Mans. Comme le terme de sérendipidité le suggère, j'ai découvert que sans m'y attendre je tenais un objet de l'une de mes quêtes, celle du match hors norme qui rend compte de la glorieuse et spectaculaire incertitude du sport collectif.

Difficile de ne pas évoquer dans le même ordre d'idée le Liverpool - Milan AC de la finale de Champion's League à Istanbul (3-3 (0-3), victoire aux tirs aux buts) ou la douleur francilienne du 3-4 de PSG - La Corogne (3-0 à 30 minutes de la fin), ou le bonheur monégasque de la victoire 3-1, à 10 contre 11, face au assez grand Real Madrid (2-4 à l'aller), ou le 4-1 du PSG contre le même club (1-3 à l'aller), ou la tragique demie-finale de Séville (France contre RFA, 1-1, prolongation 3-1 puis 3-3, défaite aux tirs aux buts).

Quel bonheur de voir, malgré (ou grâce à ?) des conditions de jeu assez mauvaises du fait de la pluie et du terrain se dégradant rapidement, deux équipes animées, pleines de caractère, ne baissant jamais les bras, appliquées et volontaires, avec de bonnes individualités, de beaux mouvements collectifs, des buts, du suspens, et une séquence de scores très intéressante : 1-0, 1-1, 2-1, 2-2, 2-3, 2-4, 3-4, 4-4, et enfin 4-5.

Chapeaux pour tous !
Publié le 23/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
L'homme au panama chantait avec son éternel sourire : le lion est mort ce soir.

Pour beaucoup de spectateurs du samedi et du dimanche, le grand Lyon, club des années 2000, subit actuellement une épreuve qui pourrait le laisser mort pour de nombreuses années. Bon, soyons honnêtes, le match de ce soir contre Metz n'est pas le plus dur que l'équipe ait eut depuis 2001 et sa victoire contre le Bayern. Même un piteux match nul n'hypothèquerait pas la saison des coéquipiers de Ben Arfa et Coupet.

Pourtant, quelque chose s'est fêlé dans l'armure léonine du sextuple champion de France. Mercredi, c'était le "big match", la confrontation à ne pas rater, le summum de tension et d'attention pour toute l'équipe. Et malgré une belle performance collective, malgré du talent à toutes les lignes, le sort n'a pas souri aux audacieux lyonnais. Ce qui inquiète, maintenant, c'est que le dépit gagne les joueurs, faisant beaucoup d'effort et mettant beaucoup d'énergie et de concentration... pour un résultat légèrement amer. Le Lyon des années précédentes était parfois puni de ses errances, mais quand il faisait un aussi grand match le succès était à la clé, ou au moins le 0-0 plus porteur d'espoir.

Les dirigeants lyonnais seront très très très fort s'ils parviennent à conserver leur titre de champion de France, tout simplement. Car désormais, ils sont dans une dynamique où "tout conspire et [leur] nuit et consipre à [leur] nuire". Plus grave, si un trophée majeur n'est pas au bout de la saison, on peut être sûr que les rats vont quitter le navire : pas Boumsong, qui retrouve enfin sa qualité de la période auxerroise, mais Ben Arfa, Clerc, Toulalan, peut-être même Benzema ou Cris ou Squilacci, iront là où le vent n'est pas contraire.

Comment Lyon peut-il rester Lyon ? En gagnant ce soir face à la lanterne rouge. Puis en ayant l'honneur de ne pas perdre contre Manchester la semaine prochaine. Ensuite, avec la confiance, ces diables de Lyon sont capable de toutes les audaces.
Publié le 16/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Imaginons qu'on puisse coller sur tous les clubs de football du monde 3 étiquettes, au choix:
- les "très grosses" équipes
- les équipes moyennes
- les petites équipes

Cette distinction prend un peu de sens non pas sur un match, c'est bien connu "il n'y a plus de petites équipes", mais dans la gestion de compétitions parallèles. Quand on chasse deux lièvres à la fois, voire plus, il vaut mieux être très gros ou petit que moyen. Le sens commun nous fait dire qu'avec une grosse équipe et un banc riche, les 6-7 équipes capables d'aligner 2 fois onze très bons joueurs ne craignent pas d'enchaîner les matchs, puisqu'en cas de fatigue ou blessure il reste des alternatives crédibles (je pense à MU, Chelsea, Bayern, Inter Milan, FC Barcelone, Real Madrid, éventuellement AC Milan ou Juventus).

Cela nous permet aussi de voir que malgré des discours de coquelet adolescent, malgré aussi une bonne et belle équipe, Lyon ne peut pas prétendre encore être une très grosse équipe, à la différence de son adversaire de la semaine prochaine, Manchester United. Delgado, Crosas, Boumsong, ce n'est pas encore Benzema, Junihno ou Cris.

Les petites équipes n'ont pas tellement de problème avec la multiplicité des compétitions, à quelques rares exceptions près (Calais, Nîmes en coupe de France, au détriment de leur place dans le championnat de CFA ou de National). En effet les matchs sont naturellement pris au jour le jour, et les coupes c'est du bonus, on peut faire jouer tout le monde l'honneur du club ne sera pas terni.

Au milieu, se pose douloureusement et régulièrement la priorité des compétitions. Un club qui doit gagner des points en championnat et préparer sa rencontre de Champion's League, comment fait-il ? Est-ce qu'il pose son joker, comme Lyon, en attendant un résultat quelconque en championnat pour éviter les blessures et la fatigue en vue du match d'après ? Ou bien compte-il sur une belle victoire en championnat avec son équipe-type pour préparer au mieux le choc continental ? La multiplicité des paramètres empêche de savoir à l'avance le bon choix. Et nul ne sait par exemple si la défaite de Lyon face au Mans aura un impact ou pas sur le match de l'OL face aux petits amis de Cristiano Ronaldo (message direct à l'autre Ronaldo, celui qui change de genou comme de coupe de cheveux : bon courage pour ta santé, mais si tu écoutes le conseil de David
"perclus de douleurs au dos" Douillet, abandonne le foot).

Personnellement j'aurais tendance à considérer avec intérêt l'option prise par de nombreux clubs pro en France, de faire jouer la Coupe de la Ligue par une équipe bis, à charge pour elle de briller et montrer qu'elle peut prétendre à mieux. En même temps... il faut toujours bien décider où jouera l'équipe bis : coupe de la ligue et coupe de France, ou toutes les coupes, ou rien que la Champion's League avec une équipe de vieux roublards ?
Publié le 09/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
En juin 2007, du côté d'Hagondange, d'Ay-sur-Moselle, de Thionville, du côté de Saint-Symphorien on s'en souvient, le FC Metz rayonnait. Le club grenat, un des plus anciens clubs d'élite en France avec Le Havre, Nantes, Sochaux, Marseille, Nice, Sedan... Metz donc, était champion. En ligue 2, certes, mais l'équipe avait écrasé la concurrence. Et maintenant, alors que les matchs de la phase retour du championnat de ligue 1 commencent à peine, c'est déjà fini. Le site web de L'Equipe enterre les derniers espoirs de maintien en les qualifiant de miracle, mais force est de constater qu'avec 8 points, soit en gros 32 à récupérer en une quinzaine de matchs, la metz est dite...





Et la ligue 1, elle, comment se porte-t-elle ? Elle entre dans le domaine réservé des abonnés, de Canal+ évidemment mais aussi d'Orange. Je suis d'accord avec un commentateur de France Info qui rappelait que le foot a depuis des décennies basculé dans le champ de l'économie de marché. Mais il me semble utile de différencier le sport du jeu : la ligue 1 en tant que structure économique est du domaine du jeu, les matchs internationaux comme le très bon Espagne - France de mercredi, ce n'est pas que du jeu, c'est aussi du sport. Donc qu'on nous prive du jeu, ou qu'on le rende payant; surtout, qu'on nous laisse les joies simples d'un sport de haut niveau.
Publié le 02/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Des attaquants racés, l'équipe de france de football en a connu un bon paquet, de Justo Fontaine à Eric Cantona en passant par Dominique Rocheteau... Mais une telle concentration de pointes qui soient en même temps des pointures internationales, il y en eut rarement autant. Signe des temps, sûrement, dans une époque où le joueur qui peut frapper des 16 mètres a du auparavant dépasser à la course un ou deux défenseurs, alors qu'à l'époque de Jean Vincent le tir de 16 mètres se faisait face à 3-4 joueurs statiques dans la surface.

La mise sur la touche de David Trezeguet, plus logique face à l'Espagne que contre l'Allemagne ou le Mexique, montre à quel point il faut des gagner des points pour pointer le bout de son nez aux côté de l'inusable et légèrement usé Thierry Henry. Cissé a presque sa forme d'avant 2002. Anelka a acquis depuis son passage à Fenerbahce une grande et précieuse maturité qui a ajouté la polyvalence à ses performances physiques. Benzema a encore la fraîcheur qui lui permet d'exploiter au maximum son bagage élargi (bien qu'en construction!). Briand (pas Aristide, attention, ne confondons pas !) n'a plus besoin que de constance pour rééditer ses performances d'espoir en A. Et Ménez (pas Bernard, attention, ne confondons pas !) peut compter sur sa très longue expérience du haut niveau pour postuler à un sort meilleur. Sachant que Saha n'est pas encore totalement hors du coup, que Gouffran frappe logiquement à la porte, qu'Obertan ou Bellion auront une carte à jouer si Bordeaux termine bien deuxième, ...

6 pointes, c'est énorme... et pourtant, qu'il serait dommage de se priver d'un tel potentiel de buts... Si l'on était raisonnable, il faudrait bien. Se renforcer du côté des récupérateurs-relayeurs, où le vivier est étonnant lui aussi (on laisse de côté Mvuemba, Mavuba, Gourcuff, Chantôme, Matuidi, Digard, N'Zogbia, Cabaye !) mais juste au niveau international (on peut envier les Rossi, Perrotta, Pirlo italiens ou les Gerrard, Lampard, Jenas, Hargreaves anglais).

Avec le temps, ces pointes s'émousseront, et elle rejoindront peut-être le cimetière des pointes perdues, avec Loko, le premier Anelka, Guivarch', Bellone, Maurice (pas île, attention, ne confondons pas !).
Publié le 26/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Jo, il va vite, il a de la caisse, et de plus en plus de gens en France disent : "Vas-y Jo !". Ce n'est pas la chanson de Vanessa Paradis, c'est la chanson du paradis de la Rod Laver Arena pour Jo-Wilfrid Tsonga. Pour être honnête je n'ai jamais vu un de ses matches en entier, mais d'après les morceaux que j'ai vu il est un peu à Gasquet ce que Nadal est à Federer: le seul qui puisse le concurrencer mais sur un tout autre genre de jeu.

Le tennis français est en pleine forme et c'est un plaisir... Quand les filles, si fortes habituellement (rien que dans ces chroniques j'ai évoqué Marion Bartoli et Tatiana Golovin), ont un tournoi "sans", les garçons prennent le relai.

Un petit clin d'oeil à la finale dame, qui a vu s'affronter les belles et puissantes Maria Sharapova et Ana Ivanovic (elle était ma favorite, mais la dure loi russe du sport est ainsi faite...)
Pages : 1 2 3 4 5 6
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Mon calendrier
< Jui. 2008  
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   
Trafic
1 connecté
21266 visiteurs