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Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture. - Et ça dure longtemps ? - C'est chronique. Publié le 12/10/2007
Humeur : Souriante
Les derniers quarts de finale de la coupe du monde de rugby ont replacé les rugbymen français bien haut dans l'estime de la population, avec il est vrai une performance de premier plan face à la bête noire de la planète ovale. Cet enthousiasme légitime fait bien penser à la demi-finale époustouflante de Twichenham, en 1999, dont j'ai parlé sur ce blog il y a quelques semaines me semble-t-il. Mais deux différences s'imposent : d'une part il ne s'agit "que" d'un quart de finale, et d'autre part la victoire française n'est pas aussi éclatante que lors de ce triomphe mémorable sur les Blacks de Tana Umaga et Jonah Lomu.
La défense française a été au-delà de ce qu'elle a pu être durant les décennies qui ont précédé, étant donné le haut degré de technicité où les plaquages, regroupements et autres replacements sont parvenu actuellement. Mais l'attaque a du tirer parti d'un petit fait de jeu, l'oubli d'un en-avant de passe, pour permettre au french flair de Michalak, Traille et Jauzion de montrer le bout de son nez. Je me permets de saluer le fair-play des Néo-Zélandais, qui l'ont occasionnellement mentionné mais n'en on certainement pas fait LA raison de leur défaite. Ils ont été plus gentlemen que le plus sportif des sportifs français (qui n'est pas très sportif, il faut l'avouer, contrairement au célèbre oxymore qui vante "Le Coq Sportif" - marque déposée -). Malgré tout, cet exploit aura, comme en 1999 (Nouvelle Zélande), comme en 1987 (Australie), des lendemains. Car si la France bat l'Angleterre samedi prochain à 21 h, ce sera une double victoire : l'arrivée en finale du tournoi pour la 3ème fois en 6 coupes, à l'égal de l'Australie (celle-ci comptant toutefois 2 victoires...); et la suprématie européenne pour les 4 ans à venir, dans les têtes du moins. Et si la France doit jouer la petite finale, ce match contre les blacks servira de référence, comme certains France-Galles (grand chelem dans les années 70), France-Australie (toujours 87), France-Nouvelle-Zélance (94, 99), France-Irlande (grand chelem dans les années 90), France-Ecosse (grand chelem dans les années 80, avec un essai aux multiples temps de jeu), France-Angleterre (tous), etc. Pendant ce temps, à Torshvnodvtshnod... sur les Îles Feroë, quelques moutons admirent l'avenir radieux d'Hatem Ben Arfa et de son compère Benzema en équipe de France de rugby-avec-un-ballon-rond-et-sans-les-mains.
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Publié le 05/10/2007
Humeur : Au secours !
Publié le 28/09/2007
Humeur : Ironique
Les Français sont parmi les 5 premiers mondiaux, et ils viennent d'écraser de leur classe la dernière compétition. Le British Open, ce n'est pas rien ! Serait-ce une forme de revanche pour Jean Van de Velde et le dernier trou dramatique de son British Open ? Non, il ne s'agit pas de golf. Cela fait deux éternités que les garçons français n'ont pas été aussi à la fête en golf, en tennis ou en cyclisme. Un petit indice visuel pour commencer:
Ancien numéro 1 mondial, le trentenaire a de beaux restes comme en atteste sa dernière finale. Bon, ce n'est pas sûr que cela vous aide vraiment... Tout le monde ne connait pas Thierry Lincou, malgré son palmarès splendide. Si ce nom, Thierry Lincou, ne vous dit rien, peut-être reconnaitrez-vous le sport qu'il pratique grâce à la photo en pleine action de l'autre Français finaliste du British Open : Grégory Gaultier, l'un des meilleurs joueurs de squash au monde. Je ne fais pas une recherche désespérée de la France sportive qui gagne, du genre après le foot, le basket, le rugby, le volley, le judo ouf !, Je souligne juste que d'autres sports existent, et que les champions du monde ou vainqueurs de trophée ne sont pas moins méritants que ceux des sports majeurs à partir du moment où la compétition regroupe des professionnels du monde entier. Vive la France qui squashe, elle a le double mérite de gagner et de ne pas être rétribuée au mérite... Publié le 28/09/2007
Humeur : Gaie
Une notulette pour dire (écrire plutôt) mon admiration du superbe spectacle donné par les équipes de Monaco (L1) et Nantes (L2, bientôt de retour en L1) lors du 16ème de finale de la coupe de la Ligue... autant dire un match sans intérêt théorique.
Mais dans les faits, quelles belles actions, des frappes soudaines cadrées, des arrêts solides, des beaux mouvements collectifs (surtout côté nantais), des beaux gestes (surtout côté monégasque, avec un Meriem étincelant et un Nenê des grands jours). Peut-être même en garderais-je des souvenirs, pourtant mon tiroir "mémoire de matches" est bien chargé. Comme le grand Nantes de 95 contre le grand Monaco de 99 Publié le 22/09/2007
Humeur : Gaie
Toujours attentif aux vieux matchs diffusés par ESPN Classic, j’ai revu avec un plaisir énorme la demi-finale de la coupe du monde de rugby 1995. Très grand plaisir grâce aux joueurs monumentaux qui y prenaient part : au-delà du fade Will Carling, l’Angleterre pouvait jouer les premiers rôles à l’avant avec Justin Leonard, Rodber, Brian Moore ou le grand Martin « Jono » Johnson, et se défendait au mieux à l’arrière avec les deux Underwood, Guscot, et le très classe Rob Andrew à l’ouverture. En face, c’était du très haut niveau, la meilleure équipe du tournoi sans doute : le roc Sean Fitzpatrick, Robin Brooke excellent capteur de ballons, Zinzan Brooke le stupéfiant flanker (quel drop de 35 mètres !), Kronfeld et son casque et ses percussions, Andrew Mertens le métronome (ici plutôt déréglé), Jeff Wilson le feu follet, Little, et un monstrueux, surhumain Jonah Lomu. 4 essais dans ce match, rien de moins, avec en particulier dès la 5ème minute le célèbre renversement de Mike Catt. C’est l’une des scènes qui a fait sa légende, comme le tampon de Chabal sur le n°8 néo-zélandais fait actuellement la sienne. On repasse en boucle et on reste bouche bée devant tant de puissance. A l’époque, quand il atteint sa vitesse de croisière, rien ne peut l’arrêter, pas même un plaquage haut, une petite cuillère ou un corps « normal » en opposition. Vitesse, puissance mais aussi intelligence des trajectoires, l’homme montagne, comme on l’appelait, était au sommet de sa forme. La fin était débridée et prévisible, une Angleterre courageuse et une Nouvelle-Zélande dominatrice se disputant la domination du terrain à coups de grandes courses slalomées en direction de l’en-but. Et après la fin du match, la suite de la compétition allait montrer au monde entier que la décennie du rugby ne serait pas celle de l’essai mais du jeu au pied (de Stransky à Wilkinson en passant par Larkham). Publié le 20/09/2007
Humeur : Maussade
Les équipes de France de basket, de volley et de rugby ont connu d'énormes difficultés ces dernières semaines (je laisse de côté l'équipe de France de foot, qui rencontra des difficultés diamétralement opposées face à l'Ecosse). Pas de J.O. pour Tony Parker et Boris Diaw, pas de médaille pour Stéphane Antigua, une entrée en matière déplorable pour Damien Traille, Serge Betsen et Imanol Harinordoquy.
Justement, du point de vue historique, là où les sélections françaises pêchaient particulièrement dans les années 80 - 90, c'était sur le plan des individualités fortes à tous les postes (et non pas sur la cohésion collective : par exemple, les Bleus d'Aimé Jacquet avec leur attaque assez insipide jouait en équipe; ou encore, Forget-Leconte en coupe Davis en 1991 battaient ensemble le duo étincelant Agassi - Sampras). Puis l'accent a été mis sur des individualités plus talentueuses, pour soutenir l'opposition des talentueux étrangers, c'est ainsi que la concurrence à chaque poste a fait apparaître Abidal, Boumsong, les Diarra (L. et A.), Malouda, Ribéry, Benzema; Michalak, Chabal, Marconnet et Harinordoquy; Diaw, Turiaf, Pietrus et Parker. Mais le problème vient alors de la nécessité de faire jouer ensemble des joueurs forts individuellement mais peu habitués à compenser des faiblesses par le jeu collectif. C'est la différence entre l'équipe de France de l' Euro 2000 et de la coupe du Monde 2006 et celle de la coupe du Monde 2002 et de l'Euro 2004. Et il me semble que c'est là le défaut principal de ces équipes de France, qui ne savent plus se reposer que sur leurs fortes individualités. Et la force du groupe, bon sang ! Le soutien dans une percée, les démarquages lors d'une pénétration dans la raquette, la présence derrière un contre à deux, même si c'est Rougerie, Parker ou Granvorka ! C'est pourquoi, pour l'avenir de l'équipe de France, je suis très heureux que Benzema et Ben Arfa s'entendent si bien à la pointe de l'attaque lyonnaise, ça laisse de bons espoirs de retrouver une paire digne de Henry-Trezeguet (ce serait toutefois mieux de les utiliser en Champion's League, histoire de passer en revue les Zambrotta, Marquez et Milito du club Blaugrana !). Publié le 13/09/2007
Humeur : Maussade
Trop forte, cette Tartan Army, trop grands ces défenseurs centraux écossais, trop tonique sur ses appuis ce gardien transféré en Premiere League pour 13 millions d'€, trop déterminés ces milieux athlétiques, trop inattendue cette frappe soudaine de McFadden...
J'ai rappelé il y a quelques jours que la titularisation de Trezeguet me remettait en mémoire la stérilité offensive de la coupe du monde 2002. Le goût était bien là hier soir pour ce match à 6 points en vue des qualifications pour l'Euro 2008 de football. Beaucoup de jolis mouvements, dont certains conclus par Trezeguet, mais aucun but pour l'équipe de France. Ce n'est pas faute d'avoir aligné des joueurs offensifs, capables de faire des vraies différences individuelles (Makélélé, Ribéry, Anelka, Malouda, avec en plus Nasri et Benzema vers la fin du match) ! Mais le mur écossais n'a pas flanché, et a renvoyé l'animation offensive française à ses chères études. Pendant ce temps, Michael Owen perçait la Russie avec 2 buts splendides et menait l'Angleterre à la renaissance. Le contraste était terrible avec les espaces minuscules dont disposaient les français; le scotch était plus fort que la vodka en cette soirée, mais il y avait la possibilité de faire plus, avec peut-être un peu plus d'audace dans la conduite de balle. Ah, les dribbles de Zidane... Le dispositif en 4-2-3-1 aurait pu être utilisé pour jouer plus "naturellement" en vitesse sur les côtés et en finesse dans l'axe. Quelle composition alors ? Trop tard pour souhaiter une défense Malouda - Abidal - Thuram - L. Diarra, un milieu défensif avec Viera et Makélélé, un trident offensif Anelka - Nasri - Ribéry et une pointe en la personne de Trézéguet. Mais le premier but aurait sans doute été français, avec au final un match nul (l'Ecosse marquant sur coup de pied arrêté par exemple) plus intéressant du point de vue comptable. Bref, sur le plan du football ce fut une soirée à ne pas plus oublier que le 5-0 du Stade de France en mars 2002, pour des raisons diamétralement opposées. PS : Sans vouloir me comparer à lui, je remarque à l'instant qu'Angel Marcos formule le même souhait rétrospectif, concernant la présence d'un milieu axial derrière un attaquant unique en pointe... Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais force est de constater que là, il est d'accord avec moi ! |
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