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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 19/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Etrangement, aucun sport de combat (à proprement parler, mis à part dans le catch, qui d'ailleurs n'est pas un sport mais un spectacle, et non un combat mais une chorégraphie, mais cessons de chipoter, qui plus est dans des parenthèses à rallonge) n'utilise de projectile.

En revanche, sports individuels et sports collectifs en font un usage énorme, et nous l'oublions très souvent.

* Les plus bruts sont au nombre de 2 : le palet de hockey sur glace, et le poids, pas de fioriture, c'est dur et c'est simple.
* Le plus esthétique est peut-être le volant, décoré de plumes d'oie, une demi-sphère aux airs de chef indien.
* Le plus monochrome est la balle de tennis, forcément jaune en compétition.
* Le plus sujet aux modes est bien évidemment le ballon de foot.
* Le projectile le plus fragile est peut-être la balle de ping-pong.
* Je suis toujours impressionné, et Salim Sdiri doit me comprendre, qu'on lance des projectiles si offensifs que le javelot, le disque ou le marteau.
* Le plus vicieux est à n'en pas douter la balle de squash, avec un petit point de couleur qui fait toute la différence entre les modèles.
* Les plus classieux me semblent, à égalité, les flèches d'arc, les balles de golf (la texture en piqueté...), les balles de polo (white is white) et les balles de pelote basque... allez savoir pouquoi.
* Les plus "pesants", à l'impact exponentiel, pourraient être les balles de biathlon ou de tir sportif.
* Les plus lourds, enfin, ne sont-ils pas les pierres du curling, à moins qu'elles ne soient concurrencées par des projectiles de jeux gaéliques ?

Quel éventail ! On en prend plein la tête !
Publié le 12/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Après Le Mans-Lens il y a quelques semaines, le football de coupes nous a gratifié d'un autre sommet sportif, le quart de final retour de champion's league entre Liverpool et Arsenal. C'est l'occasion d'évoquer la passion française pour Arsenal, dont je dois avouer que je la partage.

"Je me remémorai longtemps cette chevauchée" aurait écrit Racine travaillant pour L'Equipe. La remontée de balle, à 7 minutes de la fin du temps réglementaire, de Theo Walcott sur tout le terrain, jusqu'au centre en retrait et au but d'Adebayor, fut un moment d'étonnement énorme et ouvrit la fin étourdissante de ce match splendide.

Les superlatifs sont un peu trop nombreux, mais il faut dire que pour une fois ils ont leur place. La qualité du jeu collectif n'est pas pour rien dans cette belle impression d'ensemble : les dédoublements, les jeux en triangle, les feintes de passe et les appels / contre-appels font partie de... l'arsenal connu de presque tous les joueurs d'Arsenal (y compris les latéraux, très mobiles), et Liverpool s'est haussé à ce niveau-là.

Mais pouquoi les Wenger Boys intéressent-ils tant la France ? Déjà un bon entraîneur qui réussit à l'étranger parce qu'il est personnellement bon, c'est un plus précieux. D'autre part, quand on donne un bel avenir à Diaby, Clichy, Sagna, Flamini, "little" Diarra, et Thierry Henry bien sûr, et même Nicolas Anelka, malgré l'échec d'Aliadère, c'est le genre de travail qui intéresse l'équipe de France et ses supporters. Miser sur les jeunes, aussi, donne un cachet sympathique à cette équipe londonnienne.

En plus, Arsenal fait exprès d'être au sommet de l'Europe depuis plusieurs années... sans jamais gagner finalement. C'est encore plus beau, ça attise le désir, comme Lyon de la même façon, ou Poulidor dans une catégorie totalement différente.
Publié le 05/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Je passe rapidement sur le quiproquo me faisant croire que les soldats romains manifestaient pour la promotion du sport sur le champ de bataille (je n'avais acquis qu'une orthographe infantile, il s'agissait de SPQR soit "Senatvs PopvlvsQve Romanvm", au nom du sénat et du peuple romain).

Je ne m'étends pas sur le sport, il ne l'accepterait pas, mais voici quelques mots qu'il recèle :

Santé
Performance
Organisé
Représentation
Théologique

Le sport c'est la santé, comme le travail, le repos, le régime crétois et les sushis frais, et l'acide acétylsalicylique (mais si vous connaissez... ce produit). Avec modération mais avec une régularité adaptée aux besoins.

La performance est visée, collective souvent, métrique ou chronométrique parfois, artistique trop rarement, dans la rivalité toujours. Au point d'en devenir un culte malsain où la première nommée, la santé, est la dernière des pensées !

C'est très organisé, ordonné, parfois "orriblement" réglé. Mais dans les schémas tactiques les plus contraignants, dans les règles d'expression les plus corsetantes, s'expriment parfois de vraies grandeurs, qui cassent le moule et masquent la foule d'admiration.

Représentative ou -if des peuples, des espoirs, des colères, la sportive ou le sportif sont aussi une image, une représentation qu'on utilise pour servir, tantôt le sport, tantôt le ... pas-sport (on peut penser aux ex-Kényans naturalisés Bahreïniens !)

Théologiques sont les dieux du football, les légendes de l'athlétisme, les héros de l'olympisme (tiens, encore un paquet de dieux !), les bleus "Pour l'éternité" de 1998, la "Main de Dieu" de Maradonna, le caractère sacré du "Roi Pelé", les Dieux du Stade, les "valeurs universelles" souvent attribuées au sport, les "Juges de Paix" des Alpes et des Pyrénées, les "travaux d'Hercule" des décathloniens et heptathlètes, la "communion" d'un stade, la "grand-messe" de l'aviron, la "religion" du baseball au Japon, les demi-dieux yokozuna (ah, Akebono, et le formidable Asashoriyu !)...
Publié le 29/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Le sport n'a rien d'un monde tranquille ces jours-ci, je dirais plus précisément "l'ordre sportif" subit de grands arrangements, plus profonds que je ne pourrai le décrire.

La banderole de certains fadas du PSG contre les lensois lors de la finale de la Coupe de la Ligue est une goutte d'eau de plus au-delà du vase qui déborde de médiocre bassesse. Elle disait "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis". Bravo pour la finesse ! Et contrairement à ce qu'on dit, je ne crois pas que la professionnalisation du sport soit à l'origine de ces maux des spectateurs et des spectacles, mais je les attribuerais plutôt aux duretés de notre société, de notre monde.

La combi qui va vite, c'est plus rassurant, tout de même, que le dopage: Alain Bernard a fait partir une grande partie des suspicions qui pesaient sur lui simplement en perdant son record au profit d'un nageur utilisant la même combinaison ultratechnologique. Soulagement !


Publié le 22/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Si Jean Dupont a profondément et durablement impressionné les esprits par son expérience du bas qui résille en milieu aqueux (qui ne connaît le nom de Dupont?), Pierre Martin a quant à lui laissé son empreinte sur la définition juridique du petit rapporteur auprès du ministère de l'enseignement scolaire et de la culture. Comment ignorer l'importance prise, dans notre société, par Martin ? Certains spécialistes de l'éthymologie considèrent d'ailleurs que le prénom "Martin" est apparu à la suite des travaux de Pierre Martin, en référence au grand homme de loi.

C'est de façon plus marginale, puisqu'il s'agit de sport, qu'Alain-Bernard, descendant lointain d'Alain-Fournier, également appelé par ses collègues nageurs Bernard Alain, ou Bernard, ou Alain, laisse à la postérité son nom (ou son prénom, je ne sais plus). Il vient en effet de battre le record du monde de la discipline reine de la natation, le 100 m nage libre. Désormais, tout le monde aura un visage en entendant parler de Bernard. Par celui de Gérard Jugnot dans les Bronzés, non. Bernard, ce Bernard-là. Bernard l'ermite est sorti de sa coquille ? on peut le dire...




Raymond Roig AFP -
Alain Bernard nage avec les pouces et cela provoque des crampes douloureuses qu'il faut régulièrement opérer (notez le rictus de souffrance).

A titre personnel j'ai toujours un temps de réticence, désormais, devant la chute des records, de peur que les corps des athlètes ne soient pas "raccord" avec l'éthique physiologique et sportive... Mais il faut faire confiance, si c'est un francophone du sud, qui plus est avec un nom si caractéristique. Longue nage donc à Alain... ou Bernard, tant qu'ils nagent vite !
PS: pardon au lecteur pour les nombreuses fautes d'orthographes corrigées.
Publié le 08/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Dans de nombreux sports, le spectacle confine parfois à l'art, lorsque les acteurs sont en jambes et les circonstances favorables. C'est vrai par exemple du patinage artistique, du half-pipe en snowbard, du saut en longueur, du tennis, du ski nautique, du polo, du plongeon de haut vol, de la GRS, de l'heptathlon / décathlon etc. Dans les sports principaux collectifs, parce que comme le rappelait récemment l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais Alain Perrin "il n' y a pas de note artistique", la dimension artistique est sporadique, très incertaines. Pourtant en basket, en rugby, en foot, on a le "geste beau" et même le "beau geste", dont une courte illustration s'impose.

Le beau geste

C'est le plus artistique : c'est beaucoup plus beau parce que c'est inutile. Il y a de splendides ratés :




Et il y a tout un chapelet de gestes réussis mais à visée surtout esthétique. Le coup du foulard, par exemple, est les 3/4 du temps un gadget dans l'arsenal de James Bond de certains joueurs de foot.



(le son n'est pas très agréable, et les images pas toujours très nettes, mais il y a des mouvements épatants des Okocha, Henry, Zidane, Cr. Ronaldo, etc.)

Le geste beau

A la différence du précédent le geste beau est avant tout utile, et en plus il est beau.



PS : je ne peux résister au plaisir de vous partager ce moment terriblement réjouissant des ratés les plus monumentaux... C'est un avertissement aussi à tous ceux qui pensent que quelque chose est in-....-able (imperdable, incontournable, incollable, imbitable...). Oui, ce qui peut être peut ne pas être, contre toute attente et toute logique.


Publié le 01/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Bonheurs de la sérendipidité, je pensais suivre vaguement la demi-finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et Le Mans. Comme le terme de sérendipidité le suggère, j'ai découvert que sans m'y attendre je tenais un objet de l'une de mes quêtes, celle du match hors norme qui rend compte de la glorieuse et spectaculaire incertitude du sport collectif.

Difficile de ne pas évoquer dans le même ordre d'idée le Liverpool - Milan AC de la finale de Champion's League à Istanbul (3-3 (0-3), victoire aux tirs aux buts) ou la douleur francilienne du 3-4 de PSG - La Corogne (3-0 à 30 minutes de la fin), ou le bonheur monégasque de la victoire 3-1, à 10 contre 11, face au assez grand Real Madrid (2-4 à l'aller), ou le 4-1 du PSG contre le même club (1-3 à l'aller), ou la tragique demie-finale de Séville (France contre RFA, 1-1, prolongation 3-1 puis 3-3, défaite aux tirs aux buts).

Quel bonheur de voir, malgré (ou grâce à ?) des conditions de jeu assez mauvaises du fait de la pluie et du terrain se dégradant rapidement, deux équipes animées, pleines de caractère, ne baissant jamais les bras, appliquées et volontaires, avec de bonnes individualités, de beaux mouvements collectifs, des buts, du suspens, et une séquence de scores très intéressante : 1-0, 1-1, 2-1, 2-2, 2-3, 2-4, 3-4, 4-4, et enfin 4-5.

Chapeaux pour tous !
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