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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 30/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Dans l'histoire assez récente des migrations des travailleurs qu'on nomme footballeurs professionnels, il y eut bon nombre d'échecs. La dimension psychologique est en cause pour la première catégorie d'échecs, les déceptions.

A l'image d'un "Sheva" Andei Shevchenko à Chelsea, d'un Philippe Christanval à Barcelone, d'un Thierry Henry à la Juventus, d'un Nicolas Anelka au Real Madrid, le joueur décevant avait un gros potentiel qui justifiait des attentes... et la situation a fait que cette qualité ne s'exprime pas assez, ou pas du tout. Dans les gros clubs il y a forcément plus de cas semblables, car ils font venir des travailleurs footballistiques très connus et attendus. Chelsea, avec Shevchenko, Ballack, Kezman et Crespo, a eu son lot de tuyaux percés, peut-être le bouquet le plus impressionnant. Veron à Manchester, Mendieta à la Lazio de Rome, Cannavaro, Owen et Cassano au Real Madrid ont également fait jeter beaucoup d'argent par les fenêtres. Surtout parce que l'argent ne fait pas le joueur.

Autre raison possible de l'échec d'un transfert, le caractère surfait d'un joueur. Et là aussi, des millions ont été engloutis en pure perte. Par respect pour leur dignité on peut éviter d'en citer trop : Aliadère et Christanval sont des cas d'école, dans des styles différents. Toto Squillaci devint en juin 1990 un grand joueur, puis fin juillet il était redevenu un attaquant moyen. On se souvient peut-être de Ortega, ancien futur successeur de Diago Maradonna, mais plus beaucoup à cause de son jeu. Ibrahim Ba ne put tenir le niveau de sa cote après son éviction de la sélection française en 1998. Djetou, lui aussi non-champion du monde en 1998, a erré longtemps de club en club à la recherche du niveau atteint temporairement à Monaco. Pour eux, quel que soit l'endroit, la situation n'est pas favorable... c'est donc que l'évaluation de leur valeur financière est exagérée.

Pour l'instant les leçons de ces échecs ne sont pas toujours tirées. Il faut dire qu'avec l'augmentation régulière des budgets, le climat n'est pas à la rationalité. En France, d'ailleurs, aucun gros club n'a été réellement mis en difficulté exclusivement par son échec de recrutement. Cela joue, mais c'est insuffisant. La Lazio de Rome, elle, ne s'en est sans doute pas remise.
Publié le 23/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Globalement les JO de Pékin se sont déroulé un peu mollement. La faute à une grande chaleur moite, qui en plein air ne favorise ni les épreuves courtes ni les efforts prolongés.

Des déceptions, certes, il y en a eu, mais au fond aucune qui ne soit totalement imprévisible (facile de parler a posteriori). Qui pouvait sauver Laure Manaudou sinon elle-même, il y a des mois de cela? Qui pouvait donner à Teddy Riner l'assurance d'un trentenaire, sinon le temps? Qui pouvait remettre sur pieds Wariner, ou Doucouré, dans un temps si court après leur cassure? Comment le tendon de Liu Xian aurait-il pu tenir sous le poids d'1 milliard 300 millions de personnes?

Des triomphes, certes, il y en a eu, mais aucun qui ne soit issu d'une lutte au couteau renouvelée, épreuve après épreuve. Phelps seul au monde, tout le temps (ou presque). Bolt loin devant, sans personne à ses basques d'or, sur 100 m, 200 m, 4 x 100 m...

Des surprises sont advenues, mais si menues, si menues ! En ces dernières heures, les concours féminins de sauts et de lancers, pas toujours médiatisés à la hauteur de l'événement, se sont révélés enthousiasmants (je pense en particulier au final entre Hellebaut et Vlasic, au centimètre du saut en longueur, ou au dernier jet victorieux en javelot). Sur 3 semaines ce n'est pas énorme. Mais c'est déjà ça, merci mesdemoiselles et mesdames.

Et que vivent les jeux (volés?) de Londres 2012 !
Publié le 16/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
La place pour parler de sport, alors que le monde tourne encore au vinaigre ? Des raisons géographiques me poussent à faire un sort à la chute de la maison Laure. Le parallèle avec Teddy Riner, plantigrade jeune et bronzé pas encore au sommet, nous montre la permanence du mythe d’Icare. La devise olympique, plus vite, plus haut, plus fort, ressemble trop souvent à « trop vite, trop haut, trop fort ». La dame papillon est sans doute montée trop haut sur l’olympe lors des jeux d’Athènes, tout de suite, et de ces hauteurs on ne peut que redescendre, en France en particulier.

Qu’est-ce que c’est ce racisme anti-français, les Français ne seraient pas capables de tenir leur rang lorsqu’ils gagnent ? Beaucoup moins que les américains si l’on en croit l’exemple évident de Michael Phelps. La règle générale oublie forcément les exceptions, tels les Hinault, Douillet, Longo, Makelele, Rives. Mais dans l’ensemble les sportifs français préfèrent vivre heureux plutôt que mourir glorieux. Laure a envie de vivre, qui lui lancera la pierre fera des ricochets.

Tony Estanguet le montre aussi, il était champion olympique, le fait de porter le drapeau risque d’amoindrir ses capacités pour l’épreuve de slalom, mais c’est un moment unique à vivre, une expérience à faire… donc il y va. Et il perd.

Teddy Riner gagnera donc encore, parce qu’il n’a pas atteint le but de son voyage sportif, et qu’il peut raisonnablement profiter de son sport ET de sa vie ensuite. D’après moi Manaudou ne gagnera plus, ou différemment, dans un nouveau domaine propre et non plus dans le fil rectiligne de son passé sportif. Trop de blessures, trop d’amertume, trop de poids de son propre passé.

Sur l’étonnant monsieur Bolt, c’est sans doute le seul jamaïcain qui produise de la fumée non par ses herbes mais par ses foulées. Mon chagrin est qu’il soit à hauteur des 9’60, limite physiologique ou biologique de l’humain, sans une courbe de progression digne de ce nom. J’espère donc qu’Usain Bolt ne nous laissera pas sur le carreau…

Pendant ce temps, la Russie évacue ses troupes de Géorgie, mais elle se trompe de sens, les chars vont vers Tbilissi ! Quels farceurs ces Russes.
Publié le 05/07/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Le samedi, c’est les matchs du commun, parfois les matchs importants comme une finale de Coupe de France, mais pas les grosses affiches qui accouchent parfois d’autant de souris qu’en comptent les laboratoires. Il y a donc les tâcherons du sport, les sans-grades, les courageux vicitmes de la glorieuse ingratitude du sport.

Le samedi, c’est aussi le sport en famille, entre amis, l'activité sportive des non-sportifs. Le temps des discussions sur le sport, pas sportives pour un sou mais très "esprit du sport es-tu là?"

Voilà pourquoi le samedi est un bon jour pour parler sport.
Publié le 21/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Un proverbe très actuel.
Traduction superflue : sans expérience qui tisse des relations d'entraide et surtout sans entraide, il n'est pas possible de faire autre chose que de la figuration sportive dans les compétitions de sport d'équipe de niveau mondial.

A propos de l'équipe de France de football, foule de choses a été écrite, dite, pensée, et sera écrite, dire, pensée. Mais une consécution logique m'apparait en faisant la liste impressionnante des joueurs convoquées et titularisés : si vous voyez un joueur de niveau mondial en action, vous vous dites qu'il va s'en sortir plutôt bien, voire très bien. Si vous voyez un joueur moyen en action, vous vous dites qu'il peut échouer, vous êtes donc prêt à lui venir en aide, à vous susbstituer en cas de besoin.

Coupet : niveau mondial
Abidal, Evra, Thuram, Gallas, Sagnol : niveau mondial
Makelele, bientôt Toulalan et Lassana "Little" Diarra : niveau mondial
Ribéry, Malouda, Nasri déjà : niveau mondial
Benzema, Henry, Govou, Anelka : niveau mondial

Habituellement tous ces joueurs font peu d'erreurs dans leur jeu... Et s'ils en font, que se passe-t-il ?

Quand par exemple Ribéry, Benzema et Henry partent à l'assaut des buts néerlandais, à quoi ça sert de les aider? Thuram qui défend sur Robben, qu'est-ce qui pourrait arriver qu'on ne voie pas venir ?

Je crois qu'une équipe comme la Turquie gagne aussi beaucoup à avoir des différences de niveau entre les joueurs, de la classe mondiale de Nihat au talent encore fragile de Arda en passant par la qualité passable du vieux Rustu. Je ne connais pas de champion du monde ou d'europe qui ait eu des génies à tous les postes.
Publié le 19/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Etrangement, aucun sport de combat (à proprement parler, mis à part dans le catch, qui d'ailleurs n'est pas un sport mais un spectacle, et non un combat mais une chorégraphie, mais cessons de chipoter, qui plus est dans des parenthèses à rallonge) n'utilise de projectile.

En revanche, sports individuels et sports collectifs en font un usage énorme, et nous l'oublions très souvent.

* Les plus bruts sont au nombre de 2 : le palet de hockey sur glace, et le poids, pas de fioriture, c'est dur et c'est simple.
* Le plus esthétique est peut-être le volant, décoré de plumes d'oie, une demi-sphère aux airs de chef indien.
* Le plus monochrome est la balle de tennis, forcément jaune en compétition.
* Le plus sujet aux modes est bien évidemment le ballon de foot.
* Le projectile le plus fragile est peut-être la balle de ping-pong.
* Je suis toujours impressionné, et Salim Sdiri doit me comprendre, qu'on lance des projectiles si offensifs que le javelot, le disque ou le marteau.
* Le plus vicieux est à n'en pas douter la balle de squash, avec un petit point de couleur qui fait toute la différence entre les modèles.
* Les plus classieux me semblent, à égalité, les flèches d'arc, les balles de golf (la texture en piqueté...), les balles de polo (white is white) et les balles de pelote basque... allez savoir pouquoi.
* Les plus "pesants", à l'impact exponentiel, pourraient être les balles de biathlon ou de tir sportif.
* Les plus lourds, enfin, ne sont-ils pas les pierres du curling, à moins qu'elles ne soient concurrencées par des projectiles de jeux gaéliques ?

Quel éventail ! On en prend plein la tête !
Publié le 12/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Après Le Mans-Lens il y a quelques semaines, le football de coupes nous a gratifié d'un autre sommet sportif, le quart de final retour de champion's league entre Liverpool et Arsenal. C'est l'occasion d'évoquer la passion française pour Arsenal, dont je dois avouer que je la partage.

"Je me remémorai longtemps cette chevauchée" aurait écrit Racine travaillant pour L'Equipe. La remontée de balle, à 7 minutes de la fin du temps réglementaire, de Theo Walcott sur tout le terrain, jusqu'au centre en retrait et au but d'Adebayor, fut un moment d'étonnement énorme et ouvrit la fin étourdissante de ce match splendide.

Les superlatifs sont un peu trop nombreux, mais il faut dire que pour une fois ils ont leur place. La qualité du jeu collectif n'est pas pour rien dans cette belle impression d'ensemble : les dédoublements, les jeux en triangle, les feintes de passe et les appels / contre-appels font partie de... l'arsenal connu de presque tous les joueurs d'Arsenal (y compris les latéraux, très mobiles), et Liverpool s'est haussé à ce niveau-là.

Mais pouquoi les Wenger Boys intéressent-ils tant la France ? Déjà un bon entraîneur qui réussit à l'étranger parce qu'il est personnellement bon, c'est un plus précieux. D'autre part, quand on donne un bel avenir à Diaby, Clichy, Sagna, Flamini, "little" Diarra, et Thierry Henry bien sûr, et même Nicolas Anelka, malgré l'échec d'Aliadère, c'est le genre de travail qui intéresse l'équipe de France et ses supporters. Miser sur les jeunes, aussi, donne un cachet sympathique à cette équipe londonnienne.

En plus, Arsenal fait exprès d'être au sommet de l'Europe depuis plusieurs années... sans jamais gagner finalement. C'est encore plus beau, ça attise le désir, comme Lyon de la même façon, ou Poulidor dans une catégorie totalement différente.
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