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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 05/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Je passe rapidement sur le quiproquo me faisant croire que les soldats romains manifestaient pour la promotion du sport sur le champ de bataille (je n'avais acquis qu'une orthographe infantile, il s'agissait de SPQR soit "Senatvs PopvlvsQve Romanvm", au nom du sénat et du peuple romain).

Je ne m'étends pas sur le sport, il ne l'accepterait pas, mais voici quelques mots qu'il recèle :

Santé
Performance
Organisé
Représentation
Théologique

Le sport c'est la santé, comme le travail, le repos, le régime crétois et les sushis frais, et l'acide acétylsalicylique (mais si vous connaissez... ce produit). Avec modération mais avec une régularité adaptée aux besoins.

La performance est visée, collective souvent, métrique ou chronométrique parfois, artistique trop rarement, dans la rivalité toujours. Au point d'en devenir un culte malsain où la première nommée, la santé, est la dernière des pensées !

C'est très organisé, ordonné, parfois "orriblement" réglé. Mais dans les schémas tactiques les plus contraignants, dans les règles d'expression les plus corsetantes, s'expriment parfois de vraies grandeurs, qui cassent le moule et masquent la foule d'admiration.

Représentative ou -if des peuples, des espoirs, des colères, la sportive ou le sportif sont aussi une image, une représentation qu'on utilise pour servir, tantôt le sport, tantôt le ... pas-sport (on peut penser aux ex-Kényans naturalisés Bahreïniens !)

Théologiques sont les dieux du football, les légendes de l'athlétisme, les héros de l'olympisme (tiens, encore un paquet de dieux !), les bleus "Pour l'éternité" de 1998, la "Main de Dieu" de Maradonna, le caractère sacré du "Roi Pelé", les Dieux du Stade, les "valeurs universelles" souvent attribuées au sport, les "Juges de Paix" des Alpes et des Pyrénées, les "travaux d'Hercule" des décathloniens et heptathlètes, la "communion" d'un stade, la "grand-messe" de l'aviron, la "religion" du baseball au Japon, les demi-dieux yokozuna (ah, Akebono, et le formidable Asashoriyu !)...
Publié le 29/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Le sport n'a rien d'un monde tranquille ces jours-ci, je dirais plus précisément "l'ordre sportif" subit de grands arrangements, plus profonds que je ne pourrai le décrire.

La banderole de certains fadas du PSG contre les lensois lors de la finale de la Coupe de la Ligue est une goutte d'eau de plus au-delà du vase qui déborde de médiocre bassesse. Elle disait "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis". Bravo pour la finesse ! Et contrairement à ce qu'on dit, je ne crois pas que la professionnalisation du sport soit à l'origine de ces maux des spectateurs et des spectacles, mais je les attribuerais plutôt aux duretés de notre société, de notre monde.

La combi qui va vite, c'est plus rassurant, tout de même, que le dopage: Alain Bernard a fait partir une grande partie des suspicions qui pesaient sur lui simplement en perdant son record au profit d'un nageur utilisant la même combinaison ultratechnologique. Soulagement !


Publié le 22/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Si Jean Dupont a profondément et durablement impressionné les esprits par son expérience du bas qui résille en milieu aqueux (qui ne connaît le nom de Dupont?), Pierre Martin a quant à lui laissé son empreinte sur la définition juridique du petit rapporteur auprès du ministère de l'enseignement scolaire et de la culture. Comment ignorer l'importance prise, dans notre société, par Martin ? Certains spécialistes de l'éthymologie considèrent d'ailleurs que le prénom "Martin" est apparu à la suite des travaux de Pierre Martin, en référence au grand homme de loi.

C'est de façon plus marginale, puisqu'il s'agit de sport, qu'Alain-Bernard, descendant lointain d'Alain-Fournier, également appelé par ses collègues nageurs Bernard Alain, ou Bernard, ou Alain, laisse à la postérité son nom (ou son prénom, je ne sais plus). Il vient en effet de battre le record du monde de la discipline reine de la natation, le 100 m nage libre. Désormais, tout le monde aura un visage en entendant parler de Bernard. Par celui de Gérard Jugnot dans les Bronzés, non. Bernard, ce Bernard-là. Bernard l'ermite est sorti de sa coquille ? on peut le dire...




Raymond Roig AFP -
Alain Bernard nage avec les pouces et cela provoque des crampes douloureuses qu'il faut régulièrement opérer (notez le rictus de souffrance).

A titre personnel j'ai toujours un temps de réticence, désormais, devant la chute des records, de peur que les corps des athlètes ne soient pas "raccord" avec l'éthique physiologique et sportive... Mais il faut faire confiance, si c'est un francophone du sud, qui plus est avec un nom si caractéristique. Longue nage donc à Alain... ou Bernard, tant qu'ils nagent vite !
PS: pardon au lecteur pour les nombreuses fautes d'orthographes corrigées.
Publié le 08/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Dans de nombreux sports, le spectacle confine parfois à l'art, lorsque les acteurs sont en jambes et les circonstances favorables. C'est vrai par exemple du patinage artistique, du half-pipe en snowbard, du saut en longueur, du tennis, du ski nautique, du polo, du plongeon de haut vol, de la GRS, de l'heptathlon / décathlon etc. Dans les sports principaux collectifs, parce que comme le rappelait récemment l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais Alain Perrin "il n' y a pas de note artistique", la dimension artistique est sporadique, très incertaines. Pourtant en basket, en rugby, en foot, on a le "geste beau" et même le "beau geste", dont une courte illustration s'impose.

Le beau geste

C'est le plus artistique : c'est beaucoup plus beau parce que c'est inutile. Il y a de splendides ratés :




Et il y a tout un chapelet de gestes réussis mais à visée surtout esthétique. Le coup du foulard, par exemple, est les 3/4 du temps un gadget dans l'arsenal de James Bond de certains joueurs de foot.



(le son n'est pas très agréable, et les images pas toujours très nettes, mais il y a des mouvements épatants des Okocha, Henry, Zidane, Cr. Ronaldo, etc.)

Le geste beau

A la différence du précédent le geste beau est avant tout utile, et en plus il est beau.



PS : je ne peux résister au plaisir de vous partager ce moment terriblement réjouissant des ratés les plus monumentaux... C'est un avertissement aussi à tous ceux qui pensent que quelque chose est in-....-able (imperdable, incontournable, incollable, imbitable...). Oui, ce qui peut être peut ne pas être, contre toute attente et toute logique.


Publié le 01/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Bonheurs de la sérendipidité, je pensais suivre vaguement la demi-finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et Le Mans. Comme le terme de sérendipidité le suggère, j'ai découvert que sans m'y attendre je tenais un objet de l'une de mes quêtes, celle du match hors norme qui rend compte de la glorieuse et spectaculaire incertitude du sport collectif.

Difficile de ne pas évoquer dans le même ordre d'idée le Liverpool - Milan AC de la finale de Champion's League à Istanbul (3-3 (0-3), victoire aux tirs aux buts) ou la douleur francilienne du 3-4 de PSG - La Corogne (3-0 à 30 minutes de la fin), ou le bonheur monégasque de la victoire 3-1, à 10 contre 11, face au assez grand Real Madrid (2-4 à l'aller), ou le 4-1 du PSG contre le même club (1-3 à l'aller), ou la tragique demie-finale de Séville (France contre RFA, 1-1, prolongation 3-1 puis 3-3, défaite aux tirs aux buts).

Quel bonheur de voir, malgré (ou grâce à ?) des conditions de jeu assez mauvaises du fait de la pluie et du terrain se dégradant rapidement, deux équipes animées, pleines de caractère, ne baissant jamais les bras, appliquées et volontaires, avec de bonnes individualités, de beaux mouvements collectifs, des buts, du suspens, et une séquence de scores très intéressante : 1-0, 1-1, 2-1, 2-2, 2-3, 2-4, 3-4, 4-4, et enfin 4-5.

Chapeaux pour tous !
Publié le 23/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
L'homme au panama chantait avec son éternel sourire : le lion est mort ce soir.

Pour beaucoup de spectateurs du samedi et du dimanche, le grand Lyon, club des années 2000, subit actuellement une épreuve qui pourrait le laisser mort pour de nombreuses années. Bon, soyons honnêtes, le match de ce soir contre Metz n'est pas le plus dur que l'équipe ait eut depuis 2001 et sa victoire contre le Bayern. Même un piteux match nul n'hypothèquerait pas la saison des coéquipiers de Ben Arfa et Coupet.

Pourtant, quelque chose s'est fêlé dans l'armure léonine du sextuple champion de France. Mercredi, c'était le "big match", la confrontation à ne pas rater, le summum de tension et d'attention pour toute l'équipe. Et malgré une belle performance collective, malgré du talent à toutes les lignes, le sort n'a pas souri aux audacieux lyonnais. Ce qui inquiète, maintenant, c'est que le dépit gagne les joueurs, faisant beaucoup d'effort et mettant beaucoup d'énergie et de concentration... pour un résultat légèrement amer. Le Lyon des années précédentes était parfois puni de ses errances, mais quand il faisait un aussi grand match le succès était à la clé, ou au moins le 0-0 plus porteur d'espoir.

Les dirigeants lyonnais seront très très très fort s'ils parviennent à conserver leur titre de champion de France, tout simplement. Car désormais, ils sont dans une dynamique où "tout conspire et [leur] nuit et consipre à [leur] nuire". Plus grave, si un trophée majeur n'est pas au bout de la saison, on peut être sûr que les rats vont quitter le navire : pas Boumsong, qui retrouve enfin sa qualité de la période auxerroise, mais Ben Arfa, Clerc, Toulalan, peut-être même Benzema ou Cris ou Squilacci, iront là où le vent n'est pas contraire.

Comment Lyon peut-il rester Lyon ? En gagnant ce soir face à la lanterne rouge. Puis en ayant l'honneur de ne pas perdre contre Manchester la semaine prochaine. Ensuite, avec la confiance, ces diables de Lyon sont capable de toutes les audaces.
Publié le 16/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Imaginons qu'on puisse coller sur tous les clubs de football du monde 3 étiquettes, au choix:
- les "très grosses" équipes
- les équipes moyennes
- les petites équipes

Cette distinction prend un peu de sens non pas sur un match, c'est bien connu "il n'y a plus de petites équipes", mais dans la gestion de compétitions parallèles. Quand on chasse deux lièvres à la fois, voire plus, il vaut mieux être très gros ou petit que moyen. Le sens commun nous fait dire qu'avec une grosse équipe et un banc riche, les 6-7 équipes capables d'aligner 2 fois onze très bons joueurs ne craignent pas d'enchaîner les matchs, puisqu'en cas de fatigue ou blessure il reste des alternatives crédibles (je pense à MU, Chelsea, Bayern, Inter Milan, FC Barcelone, Real Madrid, éventuellement AC Milan ou Juventus).

Cela nous permet aussi de voir que malgré des discours de coquelet adolescent, malgré aussi une bonne et belle équipe, Lyon ne peut pas prétendre encore être une très grosse équipe, à la différence de son adversaire de la semaine prochaine, Manchester United. Delgado, Crosas, Boumsong, ce n'est pas encore Benzema, Junihno ou Cris.

Les petites équipes n'ont pas tellement de problème avec la multiplicité des compétitions, à quelques rares exceptions près (Calais, Nîmes en coupe de France, au détriment de leur place dans le championnat de CFA ou de National). En effet les matchs sont naturellement pris au jour le jour, et les coupes c'est du bonus, on peut faire jouer tout le monde l'honneur du club ne sera pas terni.

Au milieu, se pose douloureusement et régulièrement la priorité des compétitions. Un club qui doit gagner des points en championnat et préparer sa rencontre de Champion's League, comment fait-il ? Est-ce qu'il pose son joker, comme Lyon, en attendant un résultat quelconque en championnat pour éviter les blessures et la fatigue en vue du match d'après ? Ou bien compte-il sur une belle victoire en championnat avec son équipe-type pour préparer au mieux le choc continental ? La multiplicité des paramètres empêche de savoir à l'avance le bon choix. Et nul ne sait par exemple si la défaite de Lyon face au Mans aura un impact ou pas sur le match de l'OL face aux petits amis de Cristiano Ronaldo (message direct à l'autre Ronaldo, celui qui change de genou comme de coupe de cheveux : bon courage pour ta santé, mais si tu écoutes le conseil de David
"perclus de douleurs au dos" Douillet, abandonne le foot).

Personnellement j'aurais tendance à considérer avec intérêt l'option prise par de nombreux clubs pro en France, de faire jouer la Coupe de la Ligue par une équipe bis, à charge pour elle de briller et montrer qu'elle peut prétendre à mieux. En même temps... il faut toujours bien décider où jouera l'équipe bis : coupe de la ligue et coupe de France, ou toutes les coupes, ou rien que la Champion's League avec une équipe de vieux roublards ?
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