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Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture. - Et ça dure longtemps ? - C'est chronique. Publié le 22/12/2007
Humeur : Ironique
Comme cet article est à cheval sur le sport et l'humour, et comme je suis en retard, et comme c'est bientôt Noël, et comme c'est comme ça, je rédige aujourd'hui un article pour les deux jours de vendredi 21/12/2007 et samedi 22/12/2007.
Les distinctions et classements pleuvent plus fort, en cette fin d'année, qu'il ne neige sur les sommets alpins... Les sportifs en particulier sont récompensés à tour de bras, et c'est un peu la loi de Pareto qui prévaut : the Winner takes it all, le gagnant rafle tout même ce qu'il ne mérite pas forcément. Je pense à Kaka, très bon joueur, manieur de ballon, vif, puissant, possédant une bonne frappe et une bonne vision du jeu, qui est à la fois ballon d'or et joueur Fifa de l'année... n'en jetez plus, surtout que dans l'histoire on écarte un Lionel Messi par exemple, dont le talent est sans doute plus intéressant et unique dans le monde du football. Si je devais faire un classement à moi, ce serait celui des sportifs "arrivés" (au sommet) et qui doivent tout faire pour ne pas écorner leur image de marque (certains, vous le verrez, sont en grand danger, malgré toute la sympathique que je leur porte). Voici donc en exclusivité mondiale le premier classement des Germonnons, à coloration francophone : 1. Roger Federer (attention à ne pas rater un Grand Chelem en dur !) 2. Laure Manaudou (Pékin n'est pas si près, c'est un peu plus à l'Est) 3. Karim Benzema (difficile de faire mieux, facile de faire moins bien) 4. Thierry Henry (bien vieillir n'est pas si facile dans une bonne cave... car on compare !) 5. Valérie Nicolas (garder le niveau, quel défi pour 2008 !) 6. Tony Parker (on connaît la chanson, San Antonio va devoir attendre 2009 pour un nouveau titre NBA...) 7. Joakim Noah (on connaît la chanson, il faut se faire un prénom...) 8. Tyler Hamilton (après la révélation de l'année, il y a souvent la déception de l'année...) 9. Marion Bartoli (révélation, déception, ...) 10. Tatiana Golovin (après la déception des blessures, la révélation des performances, après la révélation, ...)
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Publié le 14/12/2007
Humeur : Gaie
Souvenez-vous presque. C'était un 17 août 1994. Et en même temps un 27 juin 2006, et aussi un 11 octobre 1997. L'équipe de France est menée 2 buts à 0 par la modeste équipe de Slovaquie. Aimé Raimondo Hidalgo, l'entraîneur de l'équipe de France, décide alors de jouer les cartes qu'il garde dans sa manche depuis quelques semaines, sûr qu' "il va y avoir du sport". Il fait rentrer, pour la première fois sous le maillot bleu, Zinédine Zidane et Franck Ribéry au milieu, et Thierry Henry en attaque.
La réaction ne se fait pas attendre : bien décalé par Ribéry, Zidane marque d'une frappe enroulée en pleine lucarne; puis suite à un corner adverse et une contre-attaque rapide, le même Zidane lance Henry dans le dos de défenseurs qui ne le reverront jamais, ça fait 2-2. Et quelques secondes avant la fin du temps réglementaire, sur une remise de la tête d'Henry dans la course, Ribéry pénètre dans la surface et est accroché par le latéral gauche slovaque. C'est Zidane qui se charge de tirer le pénalty, dans le petit filet à droite du gardien qui ne peut toucher le ballon. Le score final reflète la qualité des nouveaux arrivants en Equipe de France : renversant ! En condensé, mises à part beaucoup de choses, c'est un peu l'année 2007 que je retiendrai en foot français : trois étoiles, certes différentes, certes avec des talents inégaux, mais trois étoiles, qui cassent la baraque et s'imposent d'emblée comme des titulaires potentiels. Les histoires ne sont pas parallèles, dans le sens où chaque joueur a un profil bien à lui. Mais quand même, que les connaisseurs avouent que Benzema leur fait penser à Henry (vitesse, aisance technique, sens du collectif autant que du but), que Nasri a du Ribéry et Zidane mêlés (tonicité, capacité à être décisif, protection de balle et bonne vision stratégique), et que Ben Arfa a du Zidane avec un soupçon de Ribéry (sens de la passe en profondeur impressionant, conservation de balle, vivacité et capacité à stupéfier l'adversaire). Quand Benzema sera solide musculairement, quand Nasri saura gérer les transversales, quand Ben Arfa sera plus constant, ça va faire très très mal. Et en tout cas, je suis fan de ces trois-là. Publié le 07/12/2007
Humeur : Ironique
La coupe de l'UEFA... Au départ, quel challenge modéré, mais quel défi tout de même ! Petite coupe des perdants toutes compétitions, elle gagnait en valeur à cause du côté "coupe", les matchs jamais joués entre des équipes de force inégale.
Maintenant le couplage de la coupe de l'UEFA avec la Champion's League, principale vitrine des clubs européens, rend cette coupe insipide. Peut-être, je ne l'ai pas vu, peut-être que le match entre Helsingborg et Bordeaux était de qualité et comportait un enjeu (en témoignent les cartons distribués). Mais si on prend par exemple le prochain match de Rennes, décisif (en cas de victoire de plus de 2 buts d'écart ils pourraient passer au tour suivant), je me dis "à quoi bon?". En effet, à l'issue de cette peu enthousiasmante phase de poules copiée un peu mais pas trop sur celles de la grande coupe aux grandes oreilles (la C1), il y a l'arrivée des "rejetés" de la grande soeur ! Si Rennes parvient à se qualifier, ce qui serait déjà un exploit, il pourrait se retrouver contre des clubs d'un gros calibre, genre Liverpool, Glasgow Rangers,... Les chances existent, mais elles sont minimes connaissant les doutes actuels des Rennais sur leur animation de jeu. Ce "passe-droit" casse vraiment l'idéal du fonctionnement d'une coupe : au départ tout le monde est sur la même ligne, puis les vainqueurs des premiers matches rencontrent les autres vainqueurs, puis les vainqueurs des vainqueurs... Cette coupe de l'UEFA insipide déroge à la règle : on peut avoir été qualifié parce qu'on a gagné la coupe de la Ligue par exemple, on passe 1 ou 2 tours puis c'est un mini-championnat (où les calculs de sioux apparaissent souvent). Pendant ce temps, le second d'un grand championnat (qui n'a donc rien gagné l'année précédente) fait un parcours moyen en poule de Champion's League; il est donc reversé en UEFA, punition considérée comme presque équivalente dans l'esprit des supporters à une fin définitive de la campagne européenne. Les bons élèves se hissent au niveau des mauvais élèves rejetés, vous trouvez ça normal ? J'entends d'ici les récriminations selon lesquelles être second d'un grand championnat c'est aussi dur que gagner une coupe de Norvège; c'est vrai, la situation des clubs en fin de championnat ne reflète pas toujours leur valeur lors de la saison suivante, alors que la réussite dans un système de coupe se mesure mois après mois. Mais enfin, grosso modo, ce système de vases communicants, pour sauver les comptes des clubs, a largement tué la "glorieuse incertitude du sport" et le plaisir d'une bonne coupe de l'UEFA. Publié le 30/11/2007
Humeur : Tendre
Je vis souvent ce rêve étrange et pénétrant, où je pose le ballon bien précisément sur la pelouse de la surface de réparation. Je prends mon élan, un peu au ralenti, avec des bruits assourdis. je pense très fort à tout ce qui me met en colère, en concentrant toute cette colère contre le point d'impact prévu.
Ma jambe arrière, la droite, va chercher loin son point haut pour faire un mouvement de balancier. Mes abdomiaux se contractent et j'avance imperceptiblement mon visage vers le sol: puis le mouvement de balancier se déclenche, je frappe avec le sommet de mon coup de pied droit. La balle perce l'air et s'élève rapidement, pendant que ma jambe de frappe pointe vers l'avant comme pour montrer le chemin à suivre. Calmement, la balle arrive alors à 80 mètres de là, dans la surface de réparation adverse, et je cours pour aller la chercher. Mais après ce genre de rêve on a envie de passer par la pratique. Je pose alors bien mon ballon sur le terrain, j'arme mon tir, j'y mets tout mon coeur, toute ma rage, tout. Et le ballon part en sucette, il rebondit à quelques mètres de là, par exemple. Ou bien il n'a strictement pas la direction souhaitée, et la trajectoire réelle fait un angle de 30° minimum avec la trajectoire idéale... Quelle blessure narcissique. Et en même temps, quel temps pour sourire ou rire ! Publié le 23/11/2007
Humeur : Maussade
Les réunions sportives populaires ont toujours été l'occasion d'exacerber quelques bas instincts communautaires, tout en permettant de dépasser ce communautarisme devant un beau spectacle où chacun joue son jeu et le meilleur gagne. Mais dans notre société de plus en plus communautaire, le dépassement se fait de plus en plus difficile. Et devant un très spectaculaire et intéressant France-Maroc la semaine dernière, des sifflets injustes et injustifiés se sont élevés contre des joueurs "adverses" voire "adversaires" des supporters. Alors que, comme je l'avais écrit quelques heures auparavant, je trouvais formidable que ces deux pays liés par l'histoire et par l'avenir continuent leur dialogue autour d'un match de foot.
Peut-être imaginez-vous mon dépit devant tant d'abrutissement, tout d'abord, puis mon malaise en m'interrogeant sur les raisons poussant des gens sans doute très bien à mépriser l'autre parce qu'il est autre. je n'ai pas encore de réponse définitive à cette interrogation, mais je compte en trouver une satisfaisante sous peu. Le sport ne donne pas toujours l'image de la sportivité, aussi cela rejaillit-il sur le comportement des spectateurs, des plus jeunes en particulier. Cela fait bien rire sur le coup mais beaucoup moins à l'usage, les joueurs qui se roulent par terre pour gagner des coups francs ou des penalties, ou même pour éviter un carton trop rouge après un acte litigieux, c'est de l'imitation pure et simple. D'autre part ainsi que je l'ai écrit plus haut, nos communautés se barricadent au lieu d'échanger, de peur sans doute de se diluer dans un grand tout incertain. Pourtant si on prend du recul, on se rend compte que le pire ennemi de la communauté, c'est le communautarisme qui force les communautés à se concurrencer. Le métier de supporter de foot devrait intégrer cette maxime: la vie de mon équipe passe par la vie de l'équipe adverse. Si mon équipe joue contre un adversaire nullissime, mon équipe en ressort-elle grandie ? Non. Si mon équipe joue contre un rival à sa mesure, n'y a-t-il pas un double respect qui naît, pour l'adversaire ET pour sa propre équipe, capable de tenir tête à un tel adversaire ? De quoi souffre Lyon cette année le plus : de n'avoir pas d'adversaire à sa mesure en championnat depuis trop d'années, les lyonnais se reposent donc sur leurs lauriers, et par exemple la défaite face à Marseille était sans doute bienvenue. Le niveau de jeu des deux équipes était très très agréable, et on peut penser que les supporters marseillais ont retrouvé de la fierté sans en vouloir aux lyonnais, tandis que les lyonnais ne pouvaient que reconnaître la qualité de la prestation marseillaise, donc les éléments positifs, aussi, dans une équipe de Lyon jeune, inexpérimentée, recomposée mais vive, créative, courageuse. Publié le 16/11/2007
Humeur : En colère
Les mots sont forts, mais je n'apprécie pas vraiment la façon dont le match de ce soir entre la France et le Maroc est traité, en particulier par l'encadrement de l'équipe tricolore. C'est presque explicitement dit, comme le relaie le site en ligne du quotidien L'Equipe : "C'est un match qui doit préparer l'équipe de France au duel potentiellement décisif qu'elle aura à disputer mercredi à Kiev, en Ukraine, pour sécuriser son avenir dans l'Euro 2008. La France étant exempte de tout match de compétition ce week-end, l'idée de Raymond Domenech se conçoit : chauffer les muscles et l'obsession de la gagne chez ses hommes [...]" L'idée d'atteindre un optimum de forme par le biais d'un match amical, c'est en soi compréhensible. Mais quel mépris pour le geste symbolique d'une rencontre entre deux pays si proches par leur histoire et aux dialogues si féconds et nécessaires pour l'avenir ! Les Marocains sont dans la bouche de certains français des sparring partners de seconde zone, on aurait tout aussi bien pu jouer contre la réserve du PSG, en plus il n'y aurait pas eu besoin des hymnes, des drapeaux, des invitations officielles, des messages d'amité entre les nations du bassin méditerranéen. Le football marocain mérite plus de respect que cela, la rareté des occasions de rencontres fraternelles et "désintéressées" (rêvons un peu) entre les pays mérite autant d'enthousiasme que les matchs dits "compétitifs". D'habitude j'ai tendance à marmonner contre les critiques à l'encontre de Raymond Domenech, là je marmonne contre sa posture... Publié le 09/11/2007
Humeur : Souriante
C'est une longue histoire d'amour. Alors quand une Belge peut offrir deux roues de vélo à une française, elle ne se prive pas (pour les non-initiés au tennis, une roue de vélo correspond au 0 dans le score infamant 6-0).
Marion Bartoli pourra monter en danseuse à Notre-Dame du Puy en Velay pour brûler 4 cierges: - 1 pour la chance qu'elle a eu de pouvoir participer au Masters, elle qui était tout juste dans les 50 premières du classement WTA quand Mauresmo l'avait remporté. - 1 pour remercier Justin Hénin de lui avoir offert ces deux roues de vélo, qui sont peut-être sans précédent dans l'histoire du Masters. - 1 pour se convaincre que cela ne peut pas être pire au prochain match, c'est pas possible. - 1 pour prier que son nom ne soit pas éternellement lié à cette amicale raclée, tout comme Paul-Henri Mathieu traînant sa défaite contre Michaël Youzhny en finale de coupe Davis, ou Ginola répondant encore, plus de 14 ans après, aux questions sur ce centre fuyant au second poteau qui allait amener, à l'autre bout du terrain, la frappe sous la barre de Kostadinov... L'expression rage de vaincre n'est vraiment pas usurpée concernant la reinette Justine. |
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