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Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture. - Et ça dure longtemps ? - C'est chronique. Publié le 03/11/2007
Humeur : Au secours !
Ces derniers jours je suis pris d'une attention étonnante, venant de ma part, pour les petites chansons qui sonnent un peu creux, ces tubes qui tournent et s'arrètent aussi vite qu'ils sont venus. Cela a un peu commencé avec Koxie et son sympathique Garçon; ça a continué avec Rihanna et son Don't stop the music au refrain glissant (excellent sample de Michaël Jackson), puis de plus en plus bas il y a eu le slamant Appelez moi Kenza de Kenza Farrah (jolie alternance de l'aigu et du grave)...
Il y a peut-être le besoin de comprendre le monde tel qu'il change, car au fond beaucoup de choses traversent les musiques les populaires, sur les civilisations qui se croisent, sur l'avenir qui s'interroge et se construit, sur le cynisme de nos cultures (Guetta, Daft Punk et Bob Sinclar). Et après tout, avant d'être des classiques de RTL 2 et EUROPE 2 les chansons de Police et REM étaient des tubes.
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Publié le 25/10/2007
Humeur : Tendre
Si je devais amener 6 sensations sur une île déserte, j'emporterais dans mon bagage...
Publié le 18/10/2007
Humeur : Rebelle
Le mot d'esprit et son rapport à l'inconscient, nous racontait tonton Freud... alors que j'envisageais l'opportunité de rappeler à nos mémoires quelques textes splendides de chansons engagées, au premier rang desquelles je compte Un jour en France de Noir Désir, voilà les titres qui me sont venus pour l'article : Textes coups de poing, textes qui frappent. D'un goût très douteux quand on fait le rapprochement avec la sortie de prison de Bertrand Cantat, qu'au passage je trouve tout à fait légitime (pourquoi subirait-il un pire traitement que les ordures qui ont eux aussi tué leur compagne sous les coups ?).
Mais ce qui est écrit est écrit, même dans un texte numérique. Certains textes de chanson valent bien des portraits de société, avec leurs aspects "cliché" mais aussi leur pertinence crue. Une petite collection personnelle et non-exhaustive. __________________ Au bistrot comme toujours il y a de beaux discours Au poteau les pourris, les corrompus aussi Dents blanches et carnassiers Mais à la première occasion chacun deviendrait le larron de la foire au pognon oui qui se trame ici Allez danse avec Johnny Se rappellent de la France ont des réminescences De l'ordre, des jeux, d'l'essence quand on vivait mieux Il y avait Paul et Mickey On pouvait discuter mais c'est Mickey qui a gagné D'accord, n'en parlons plus Un autre jour en France Des prières pour l'audience Et quelques fascisants autour de 15% Charlie défends-moi !!! C'est le temps des menaces On a pas le choix pile en face Et aujourd'hui, je jure que rien n'se passe Toujours un peu plus F.N, souffrance Qu'on est bien en France C'est l'heurd de changer la monnaie On devrait encore imprimer le rêve de l'égalité On n'devra jamais supprimer celui de la fraternité Restent des pointillés... Yeah, Yeah, Yeah !!! Un Jour en France (Noir Désir) _________________ Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale, Tu masques ton visage en lisant ton journal, Tu marches tel un robot dans les couloirs du metro, Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas, Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle, Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balle. Tu voudrais donner des yeux a la justice Impossible de violer cette femme pleine de vices. Antisocial, tu perds ton sang froid. Repense a toutes ces annees de service. Antisocial, bientot les annees de sevices, Enfin le temps perdu qu'on ne rattrape plus. Ecraser les gens est devenu ton passe-temps. En les eclaboussant, tu deviens genant. Dans ton desespoir, il reste un peu d'espoir Celui de voir les gens sans fard et moins batards. Mais cesse de faire le point, serre plutot les poings, Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite Releve la gueule, je suis la, t'es pas seul Ceux qui t'enviaient, aujourd'hui te jugeraient. Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale, Tu masques ton visage en lisant ton journal, Tu marches tel un robot dans les couloirs du metro, Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas, Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle, Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balle. Tu voudrais donner des yeux a la justice Impossible de violer cette femme pleine de vices. Antisocial, antisocial, antisocial, antisocial Antisocial (Trust) [Certes, l'aspect artistique est des plus douteux sur les paroles de cette chanson, mais avouez qu'en terme de coup de poing c'en est un; pourtant on m'a dit que Bernie est un bon voisin ]______________________ Alors ouais, j'me la raconte, ouais, ouais, je déconne Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes On m'a dit qu't'aimais le rap, voilà de la boulette Sortez les briquets, il fait trop dark dans nos têtes Alors ouais, j'me la raconte, ouais, ouais, je déconne Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes On m'a dit qu't'aimais le rap, voilà de la boulette Sortez les briquets, sortez les briquets Y a comme un goût de haine quand je marche dans ma ville Y a comme un goût de gêne quand je parle de ma vie Y a comme un goût d'aigreur chez les jeunes de l'an deux-mille Y a comme un goût d'erreur quand je vois le taux de suicide Me demande pas ce qui les pousse à casser des vitrines J'suis pas la mairie, j'suis qu'une artiste en dev'nir moi J'suis qu'une boulette Me demande pas si j'ai le bac J'ai que le rap mais je l'embarque Je l'embrase, je le mate Car je l'embrasse Y a comme un goût d'attentat Comme un goût de Bertrand Cantat, Comme un goût d'anthrax pendant l'entracte Y a comme un goût de fouleck-fouleck chez les mômes Comme un goût de boulette-boulette sur les ondes {Refrain:} Alors ouais, on déconne Ouais, ouais, on étonne Nan, nan, c'est pas l'école qui nous a dicté nos codes Nan, nan, génération nan, nan {x2} Y a comme un goût de viol quand je marche dans ma ville, Y a comme un goût d'alcool dans les locaux de police, Y a comme un goût de peur chez les meufs de l'an deux-mille, Y a comme un goût de beuh dans l'oxygène qu'on respire, Me demande pas ce qui les pousse à te casser les couilles J'suis pas les secours, j'suis qu'une petite qui se débrouille moi J'suis qu'une boulette Me demande pas si j'aime la vie, moi j'aime la rime Et j'emmerde Marine juste parce que ça fait zizir Y a comme un goût de bad boy, comme un goût d'Al Capone Comme un goût de hardcore (hardcore) dans les écoles Y a comme un goût de fouleck-fouleck chez les mômes Comme un goût de boulette-boulette sur les ondes {au Refrain, x2} Y a comme un goût d'église dans l'inceste et dans l'enfance Y a comme un goût d'Afrique dans les caisses de la France Y a comme un goût de démé-démago dans la bouche de Sarko Comme un goût de mi-michto près des merco Y a comme un goût de coupe-coupe dans les chambres des jeunes Y a comme un goût de boum-boum dans le coeur de mes soeurs Y a comme un goût de j'suis soulée de tout ce qui se déroule Y a comme un goût de fouleck, de boulette qui saute dans la foule {au Refrain, x4} S D I A M D I D I A M S D I A M D I D I A M S D I A M D I D I A M S D I A M D I D I A M Ouais Grosse. Génération nan nan (Diam's) Vous remarquerez que Diam's a l'intelligence de citer le chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat. Ce qui fait échos aux révoltes des uns c'est l'attitude des autres révoltés, si révoltante soit-elle. ________________________________ Dans son genre sympa j'aime bien l'acidité des propos de zazie (avec pleine de jeux de mots, j'adore) : il y a aussi des petits coups de poing parfois, qui réveillent. Je suis un homme de Cro-Magnon Je suis un singe ou un poisson Sur la Terre en toute saison Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Je suis un seul puis des millions Je suis un homme au coeur de lion A la guerre en toute saison Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Je suis un homme plein d'ambition Belle voiture et belle maison Dans la chambre ou dans le salon Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Je fais l'amour et la révolution Je fais le tour de la question J'avance, avance à reculons Et je tourne en rond, je tourne en rond. Tu vois, j'suis pas un homme, Je suis le roi de l'illusion Au fond, qu'on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons. Je fais le monde à ma façon Coulé dans l'or et le béton Corps en cage, jeté en prison Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Assis devant ma télévision Je suis de l'homme, la négation Pur produit de consommation Oui, mon compte est bon Mon compte est bon. Tu vois, j' suis pas un homme, Je suis le roi de l'illusion Au fond, qu'on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons. C'est moi, le maître du feu, Le maître du jeu, le maître du monde Et vois ce que j'en ai fait, Une Terre glacée, une Terre brûlée, La Terre des hommes que les hommes abandonnent. Je suis un homme au pied du mur Comme une erreur de la nature Sur la Terre sans d'autres raisons Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Je suis un homme et je mesure Toute l'horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, Moi je tourne en rond, je tourne en rond Je suis un homme et je mesure Toute l'horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, Moi je tourne en rond, je tourne en rond Moi je tourne en rond, je tourne en rond Je suis un homme (Zazie) ____________________ Pour les anglophones, je termine par un groupe écorché vif et qui d'emblée proclame sa "rage contre la machine" (politico-financière, sous-entendu). This time the bullet cold rocked ya A yellow ribbon instead of a swastika Nothin' proper about ya propaganda Fools follow rules when the set commands ya Said it was blue When ya blood was read That's how ya got a bullet blasted through ya head Blasted through ya head Blasted through ya head I give a shout out to the living dead Who stood and watched as the feds cold centralized So serene on the screen You were mesmerised Cellular phones soundin' a death tone Corporations cold Turn ya to stone before ya realise They load the clip in omnicolour Said they pack the 9, they fire it at prime time Sleeping gas, every home was like Alcatraz And mutha fuckas lost their minds Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Run it! Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Checka, checka, check it out They load the clip in omnicolour Said they pack the 9, they fire it at prime time Sleeping gas, every home was like Alcatraz And mutha fuckas lost their minds No escape from the mass mind rape Play it again jack and then rewind the tape And then play it again and again and again Until ya mind is locked in Believin' all the lies that they're tellin' ya Buyin' all the products that they're sellin' ya They say jump and ya say how high Ya brain-dead Ya gotta fuckin' bullet in ya head Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Uggh! Yeah! Yea! Ya standin' in line Believin' the lies Ya bowin' down to the flag Ya gotta bullet in ya head Ya standin' in line Believin' the lies Ya bowin' down to the flag Ya gotta bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! Ya gotta bullet in ya fuckin' head! Yeah! Yeah! A Bullet in the head (Rage against the machine) Comme vous je remarque la présence de "yeah" à la fin de pas mal de chansons qui râlent, il doit y avoir un lien reptilien entre le mécontentement et le "yeah"... Tout cela pour dire combien il est important d'hurler sa haine plutôt que la traduire en actions. C'est plus beau. C'est la puissance de l'art quand il témoigne de la violence. Publié le 11/10/2007
Humeur : Rebelle
On peut se poser la question tant dans notre esprit la valeur est liée au prix.
Mais le forcément inégal site copyleft_attitude (ou artlibre.org, selon qu'on prend le titre de page d'accueil ou titre du domaine) nous montre que ces éléments peuvent être désolidarisés. Certaines oeuvres n'y ont ni valeur ni prix. http://www.zapping-mental.fr.st/ (pas de commentaire à faire) D'autres n'ont pas de prix, mais elles ont une valeur qui confère à leur auteur le statut d'artiste. ![]() C'est en constatant que ce type d'initiative n'est pas en conflit avec la très ancienne Convention de Berne qu'on comprend que cette convention a été rédigée avec pas mal d'intelligence... Et qu'on a tort de céder systématiquement la raison au droit anglo-saxon des copyrights. Publié le 04/10/2007
Humeur : Souriante
Quand on parle de cubisme, nos mémoires bornées à l'occident pensent à Picasso, à la montagne Sainte Victoire chère à Cézanne, ou encore à Picabia. Pas une de nos pensées ne franchit l'Oural, ne navigue sur l'Amour, ne s'élève jusqu'au Toit du Monde, ne se réveille dans un Matin Calme ou ne fait halte dans l'Empire du Milieu. Pourtant, tout en gardant quelques spécificités culturelles, les artistes asiatiques ont apporté leur pierre au cubisme mondial.
Quelques exemples pour ne plus en douter (récoltés grâce à un ancien dossier publié sur L'Internaute): Ta Ty, La Moisson, Vietnam, 1951 (Singapore Art Museum) Je commence par l'oeuvre qui m'enthousiasme le moins, même si elle a des qualités. J'aime bien la rotation des visages, le traitement du blé sous forme de masse géométrique blonde semblable à une bâche. Une forme d'oiseau vu de face se dessine-t-elle en plein milieu de la toile ? Mystère...Galo Ocampo, Crucifixion, Philippines, 1950. Surprenant écrasement de Marie et Jean au pied de la croix, remarquables formes rondes sur les genoux des personnages et sur tout le corps de Jésus, ce tableau philippin à la croisée de 4 influences vaut le détour (en plus de l'art chrétien européen, on y perçoit l'influence cubiste, la pâleur de la peau asiatique, et les couleurs vestimentaires de l'Amérique du Sud). Vicente Manansala, Etude de nu, Philippines, 1973. Quelle subtilité dans le feuilleté des formes ! Ce cubisme transparent est une trouvaille graphique épatante, je suis sous le charme. Cela donne vraiment envie de voir d'autres oeuvres du peintre. Les pots "non-cubistes" sont étonnants également. Ha In-Du, Autoportrait, Corée, 1957 Le moins qu'on puisse dire, c'est que cet autoportrait aux couleurs fauves est particulièrement "ramassé" ! L'artiste joue avec beaucoup de finesse sur la différence entre le plan et le volume, comme en témoigne le tableau en arrière plan dans la pièce cubique qui contient le sujet du tableau que nous regardons... Il y a sans doute aussi une référence aux statues de Rodin, très contorsionnées, ce qui renforce encore ce dialogue entre la peinture et les arts en volume. On trouve aussi des peintres cubistes là où quelques nuages ronds suffisent à dépeindre une montagne, et la paix de l'esprit, à savoir au Japon. Yorozu Tetsugorô, Femme accoudée, Japon, 1917. Une mise en pièces assez classique, mais l'utilisation du rouge et du noir à l'exclusion des autres couleurs (un peu de marron pour le décor) donne un caractère violent à un nu "calme". Kogua Harue, Femme assise sur véranda, Japon, 1920. Mise en contraste magnifique, dont la simplicité s'oppose à la complexité des formes géométriques employées. En regardant longtemps ce tableau j'ai le vertige et je tombe, comme la femme semble devoir le faire. On dit souvent que l'art est universel. Je ne le nie pas, et la grande profondeur de ces oeuvres le montre avec force. Mais que nos accès à la culture étaient, jsuqu'à la fin du XX° siècle, peu universels ! Cette globalisation actuelle des arts comporte un danger culturel mortel, celui de l'uniformisation, et une qualité irremplaçable, celle de l'accès du plus grand nombre possible à ce qui est destiné à tout le monde. Publié le 27/09/2007
Humeur : Tendre
C'est un peu faux de dire que le film The Constant Gardener (La Constance du jardinier en français) est très plaisant à voir. Il y a du dégoût, habilement suggéré devant les manipulations pharmaceutiques pratiquées sur les populations africaines et devant les trahisons de ceux qui sont censés les défendre, leur apporter soutien et humanité. Pourtant il y a aussi du plaisir, qu'Aristote prétendrait cathartique et que Brecht désignerait comme lié à l'interpellation directe du spectateur. Une histoire d'amour qui résiste à la mort. L'art du contretemps sentimental. Cette oeuvre est un bel enchevêtrement d'intimité (c'est une très belle histoire d'amour à contretemps) et de globalité (les très méchants sont légion, les très gentils sont tout seuls, et tout spectateur est poussé à choisir un camp). Rachel Weisz, une femme occidentale enceinte, découvre la vie kenyane... et tourne un film. C'est aussi, qualité principale du film selon moi, la rencontre de la fiction et du documentaire, dans la veine des travaux effectués par Kiarostami, très appréciable quand on repense à ce qu'en disait entre autres Jean-Louis Comolli. La fiction est donc double, sentimentale et politique; mais ce qui en renforce la qualité, c'est que de multiples séquences relèvent du travail documentaire. Un indice est révélateur de cette attention au documentaire : Justin Quayle filme à la webcam un pseudo documentaire du commandant Cousteau pour présenter le ventre énorme de... Rachel Weisz l'actrice (et non plus seulement celui de Tessa Quayle le personnage). Les croisements sont multiples, et atteignent leur plénitude lors des magnifiques scènes de foule, où les enfants font la fête à la caméra plus qu'ils ne jouent leur rôle. Justin Quayle, les yeux enfin ouverts. De ces scène de foule on retient la vie, la joie, les couleurs et l'énergie. Et la pensée retourne à l'histoire racontée, ce "Che" Muffin Quayle qui n'existera jamais, ces populations exploitées grâce à leur malheur (Three Bees peut dire merci à l'épidémie de SIDA !), des êtres tantôt faibles tantôt courageux. La mort de Tessa Quayle nous force à ouvrir les yeux comme elle a forcé son mari à prendre conscience qu'aucun jardin ne pousse en dehors d'une terre où poussent les mauvaises herbes. Il faut donc cultiver son jardin et aider son voisin à faire le sien. Publié le 21/09/2007
Humeur : Souriante
Les heureux hasards de la TNT m'ont fait tomber, mercredi soir, sur une sympathique émission littéraire digne de feu Apostrophes : Les Livres de la 8. Comme beaucoup de cases de Direct 8, il s’agit d’une émission en direct. En cela, elle a déjà du sel, parce que la parole des écrivains est toujours quelque chose de spécial, d’atypique, de révélateur, par-delà ce que Proust disait à propos du moi écrivain et du moi social. Et Maurice G. Dantec, connu à la fois pour ses œuvres remarquables (je n’en ai hélas pas lu) et ses idées étranges, était invité en ce mercredi 19 septembre 2007, peu après la morne défaite de l’OL face à Barcelone. Sa parole dans ce contexte était d’autant plus intéressante qu’il a choisi de tirer parti du dispositif : au lieu de répondre à la première question du présentateur interviewer, il a souligné les difficultés que lui a causées la troncature de ses propos dans de nombreuses émissions littéraire en différé. Il était posé, développait à loisir ses idées et sa vision de la langue (par exemple abondant dans le sens de l’essai Mauvaise Langue de la jolie Cécile Ladjali). Il était impec’, bien dans son rôle de paranoïaque / prophète / ermite, et pourtant pas outré au point de masquer l’intérêt réel de son propos littéraire et sociologique. J’ai beaucoup aimé que par contagion le présentateur prenne la liberté de parler comme son interlocuteur, sans demi-mesure, pour souligner l’excellence des première et troisième nouvelles d’Artefact, mais l’absurde ésotérisme abscond de la deuxième nouvelle de ce recueil. Cela donne très envie de lire son dernier ouvrage. C’est une bonne émission littéraire. |
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