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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 25/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Pensant tout d'abord utiliser le titre de cet article pour dire "vous voyez, je prétends parler d'art mais ce n'est que du sous-art, du sous-sous art", je suis tout à coup venu à l'idée d'utiliser ce titre dans un sens très différent.
Le festival d'Angoulême est l'occasion de se pencher avec un peu plus d'intérêt que d'habitude sur le 9ème art, la bande dessinée. Or sur Un Monde de bulles, l'émission BD de LCP/Public Sénat, j'ai découvert le dessin à la fois suggestivement érotique et magnifiquement ouvragé de Djinn. D'où le titre.
Tous droits réservés (c) Dargaud
La quatrième de couverture est magnifique
Ana Mirallès fait un travail graphique extraordinaire, en jouant sur les motifs, les traits et les couleurs contrastées. Même si les lecteurs de cette série sont des cochons parfois, l'art est là.
Publié le 18/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Suite à la vision d'une émission sur Arte (qui mérite qu'on fasse sa publicité qu'elle-même en diffuse ou pas), je me suis promené - et je promène encore à l'heure où je vous écris - sur le site tenu par (Magda)Lena, une artiste atteinte de maniaco-dépression, et par Eric, son mari. Ce site, bipol-art, met en ligne diverses oeuvres d'artistes atteint de maladie psychique bipolaire. Alors, ce serait mentir que de dire qu'on ne perçoit pas la triste réalité dont sont atteints certains. Mais malgré tout et après tout, ça n'empêche pas quelques oeuvres d'être très intéressantes et marquantes : rien qu'à la lettre A de la liste des artistes, les photos d'Adler sont remarquables, le "Sans titre" d'Aladin est terrifiant, les contrastes d'Angela (USA) superbes, la sculpture de Antje expressive et impressionnante...
Le meilleur service qu'on puisse rendre à ces personnes atteintes de maladie bipolaire est-il de visiter ce site et d'apprécier à sa juste valeur leur travail ? Non, la première chose est sans doute de ne pas fuir ou rire dès que l'on croise une personne maniaco-dépressive. Si l'on s'y sent prêt, alors on peut visiter ce site sans l'avidité du voyeur malsain.
Publié le 11/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Disposant de trop peu de temps, j'alimente ma chronique hebdomadaire sur l'art de la façon la plus brute :
</hr> Les Mots Dits. Les Mots Dit ! LMD ...
</hr>
Publié le 04/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Venant de voir à l'instant La Môme d'Olivier Dahan, je ne peux qu'en recommander très vivement l'expérience. Car c'est une vraie expérience, riche d'une pépite qu'on n'est pas près d'oublier de sitôt : Marion Cotillard, actrice.
Je me rappelle encore son sourire malicieux dans Taxi premier du nom, où elle ne jouait pas quelque chose mais était là. Quel grand écart avec ce jeu extraordinaire, cette présence étonnante double que Diderot aurait adoré : elle est là et elle laisse place à Piaf, elle l'imite et en même temps joue la comédie, elle la présente et en même temps la représente.
Les américains vont adorer ce type de jeu, et pour une fois on peut avec raison être d'accord avec eux. J'aimerais parodier à la fois Resnais et Les Cahiers du cinéma époque Antoine de Baecque et Serge Toubiana pour dire : La Môme, c'est un documentaire sur une actrice (cf. L'Année dernière à Marienbad, "Un documentaire sur une statue").
Certes le film est très bien pour plein d'autres choses, la déconstruction narrative qui donne envie de reconstruire, les seconds rôles très justes, la lumière, les dialogues (enfin on n'entend pas correctement les paroles échangées dans le quotidien des p'tites gens !), la mise en scène parfois intéressante malgré quelques grossièretés (la sublimation de la mort de Cerdan par la scène est un peu simpliste). Mais s'il faut une raison de le voir, la présence de Marion Cotillard suffit.
Publié le 27/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
C'est vrai, il y a l'aspect réflexif d'un spectacle (le film) sur un spectacle (le cirque); c'est vrai, c'est une façon de remettre en lumière des histoires vieilles comme Homère; c'est vrai, c'est l'occasion de voir Charlton Heston à côté des singes sans qu'il en fasse un monde; c'est vrai, on voit James Stewart dans son emploi le plus naturel, celui de clown triste et cynique.
Sous Le Plus Grand Chapiteau Du Monde, de Cecil B. DeMille (ou SLPGCDM pour les intimes du cinéaste) (Image couverture du DVD The Greatest show on earth (c) Paramount)
C'est vrai, mais en même temps, tout ce barnum pour un film qui passe très bien sur une petite télé et qui n'arrive pas à la cheville de Limelight de Chaplin ou à la tête de choux de Gelsomina dans La Strada de Fellini... Bof. J'en avais un souvenir étonné et impressionné datant de mon enfance. Le temps passe, et nous avec, servant de révélateur des classiques et des imposteurs.
Publié le 20/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Les mots me manquent pour décrire l'oeuvre immense de cet artiste. Parfois je me dis que le mot de génie a été inventé pour Mozart, Léonard de Vinci et pour lui. En plus il avait du talent, le bougre, ce qui ne gâtait rien. Je cherche toujours à revoir le tableau que j'appelle "le crocodile", au vert-jaune si stupéfiant... en attendant je soumets à votre appréciation Florence, un des nombreux travaux de Basquiat qui joue tant sur le trait que sur la couleur ET sur l'écriture, comme troisième dimension de la peinture (site www.basquiat.com).
Publié le 13/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Allez savoir pourquoi, la photographie est un art où le contrepoint atteint rapidement des sommets, de la même façon qu'en musique les réponses thématiques, rythmiques ou instrumentales font souvent merveille. Peut-être est-ce du, dans les deux cas, au caractère limité dans l'espace ou le temps des oeuvres concernées. Quoi qu'il en soit cette réunion des différences permet une mise en dialogue naturelle, et nous sommes tous alors des obsrvateurs scientifiques plongés dans l'étude d'une perturbation de microcosme. Que fait ce pigeon devant le visage de cet homme d'état très sérieux? Que fait Sébastien Chabal dans cette histoire de mariage bio avec bouquet de carottes ?
Caroline Rostang et Sébastien Chabal (c) Denis Rouvre
Comment la Russie (comme d'autres) en vient-elle à produire ce genre de situation affolante, où un gamin manipule une kalashnikov sans que la moindre panique n'agite les baigneurs autour ?
La kalashnikov à l'enfant (c) Sergey Maximishin (tiré d'une exposition proposée à la souvent intéressante cafétéria Domus, sur le campus de la Doua, à Villeurbanne)
Ces exemples ne sont que des gouttes d'eau, très rafraîchissantes, dans l'océan d'oeuvres fortes qui emploient ce mécanisme du contrepoint. Heureusement que cet océan est sans rivage !
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