Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
Ma photo
Badauderies
Contactez-moi
Mail :
Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 04/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
On parle souvent de l'Age d'Or de la science-fiction à propos des Asimov, Bradbury, etc. du début du dernier demi-sciècle du XX° sicèle (les années 50, en clair). Pour moi, l'âge d'or est aussi celui des Herbert, Gibson, Moebius (oui, le dessinateur) et K Dick.

Autant Gibson a apporté beaucoup sur le plan des notions de personne humaine, d'entité virtuelle, d'interaction, autant son écriture poétique reste dans les limites du "talenteux". Mais K Dick apporte chaque année la fécondité de sa vision, qui se traduit très exactement dans la richesse de son écriture. Parmi ses ouvrages, je souhaitais en choisir un pour l'emmener sur mon île déserte. Il y a tant de variété dans Ubik, tant de force émotionnelle dans Do Androïds dream of electonic sheep ? (qui donna à l'écran Blade Runner), tant de virtuosité dans Total Recall, tant de désenchantement dans la nouvelle Minority Report ou dans Running Man...

Finalement c'est Le Maître du haut château qui retient toute mon attention. D'abord parce que c'est un titre splendide, égal en qualité à La Chartreuse de Parme (et tout aussi surprenant par rapport au contenu). Ensuite parce que l'uchronie est la plus belle des luttes contre le fil du temps et développe toute la puissance de l'acte de lire. Enfin parce que ces histoires croisées, ces destins profondément humains sont traités avec juste ce qu'il faut d'allusif pour que le lecteur prenne une place prépondérante dans l'écriture de cette histoire doublement imaginaire.

K Dick était sans doute un illuminé, mais de ce fait il reflétait à merveille le passé, le présent de son écriture, l'avenir de son écriture (donc notre présent de lecteur et notre avenir). Il avait un côté ésotérique, mais de ce fait nous avons une agréable responsabilité dans le puzzle de ces histoires. Il a laissé volontiers des béances dans ses univers, mais de ce fait nos esprits sont tout à coup aspirés et notre imagination, tant bridée par nos existences "fonctionnelles", prend le pouvoir.
Publié le 29/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
L'Encyclopaedia Universalis, quelle oeuvre formidable ! Jamais on n'a traité avec autant de maturité les articles d'un ouvrage de référence. Pour tout lire, c'est bien plus d'un an qu'il faut, c'est presque une vie ! La densité fait qu'un article sur l'entropie amène à feuilleter aussi les articles thermodynamique, Poincaré, astrophysique, Big Bang, Planck, calcul intégral, mécanique des fluides, Leibnitz, et ainsi de suite...

Le reproche qui pointe peut-être en vous est : peut-on mettre sur le même plan l'art de l'Odyssée avec l'intérêt d'une encyclopédie, si encyclopédique soit-elle? Mais ne pouvait-on pas mettre sur un même plan Les Essais de Montaigne, Les Regrets de Du Bellay et Histoire d'un voyage fait en terre du Brésil de Jean de Léry ?

L'humanisme recommande de dépasser les clivages de genre, et dans l'Encyclopaedia Universalis il y a l' "instruire", mais aussi le "plaire", et même le "toucher" de la littérature antique et de la Renaissance (je pense aux articles sur Rousseau ou sur la démocratie athénienne). Plaire, instruire, toucher, quel beau programme pour un ouvrage de référence, recevoir plaisir, informations et émotions, quel beau programme pour un lecteur ouvert !
Pages : 1 2 3 4 5 6 7 8
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
4 connectés
86541 visiteurs